19 août 2011

Sans Lieu


UN RIEN DE PEINTURE 'Dans quel néant est-elle cristalisée,l'origine?'*

Et suivra
que des larmes
au même trou
sous un couvert
poétique
ces éclairs
en pantalon
ces étoiles
dont il
avait besoin
Encor et encor
frères humains
camarades
ne tirez pas!
Patience
dans le Corps
Terre céleste
L'étendue
des coeurs
noyés du sang
des ailes
assassinées
des sbires
à suppôt
frappants
à la petite
monnaie toutes
les semances
de lumière
tire sur sa FIN
le vide désir
a atteint
sa monstruosité
infinie.

Rien !Que peut
le jour
dans ses nuits
de croque
monsieur
dévorant
la douleur
des innocents
Non!Rien...
Alors
...'la langue
est vendue
aucun nom
ne vient plus
vers nous...'**
La langue
mordue
roulée
appeurée
fatiguée
destituée
de guerres
lasses
de lâches
assassinats
coupés
à son germe
d'Amouir
LÀ RIEN!
Têtes Mortes
Sam têtes
étêtées
NON!!!

Laissons...
le cortège
danse mon corps
à corps
portons-nous
nos bras
le corps
ensemble
sans sacre
sans Sacré
sans dieux
nous Dieu
jusqu'à nous
reprenons
le chemin
PAS D'ICI
LÀ ICI MÊME
ensemble.

Suied*
Noël**

La Vraie Vie


ESCAPADE 'Les gens vivent hors d'eux-mêmes comme des squatters;ou en eux-mêmes comme des troglodytes.Ceux qui ne vivent pas au fil de la réalité se noient dans les profondeurs, et ceux qui vivent à la surface vivent platement à la manière des crêpes.'*

...un deltaplane
en plongée
sans rendez-vous
avec la mer
ralenti
par un bouchon
entre ciel
et terre
un vent
de liberté
qui se prend
dans ses cordes
Ils ont beau sacrer
sans mettre le prix
d'un boeing
la queue
risque de plus
en plus
de se prendre
dans le zippers
du goulot de sortie

Xram
ou le métro
sans la chaîne
mais lié
à la Trom
par son paquet
de viande
pauvre
et pauvreté
à fourrer
le gars O-Tra
d'à côté
par derrière
chez lui
en contrebande
de la réalité
à étreindre
par vie à gras
à répéter
d'en sortir
de l'Enfer
du Pet du Dieu
de messieurs
les Momos.

Sottises
des mots
de ceux-ci
par l'autre
de l'autre
de même
que le vecteur
Silence
coconne
même et surtout
si c'est
de la cochonnerie
dite par Marie-Ange
ou Antonin Artaud
Ni d'Avant
Ni d'Après
Bloqué
dans l'Oeil
du Cri.
Cela ressemble
à l'Enfer.

En fait l'Art
est le spectacle
qui bouffe
les lamentations
des tortures
infinies
dans le feu
des feux
des grands brûlés
du Soleil
à l'Arcane
Merdrerie
de la Beauté
du Ciel
Ici programmé
à tuer
assassiner
faire souffrir
enfin
DÉTRUIRE.
Ce que nous faisons
avec le plus grand
des bonheurs
Naturels.

La Part de vie
maudite
c'est l'Éternité
des condamnés
d'un jugement
par la NAture
des natures
bioconstituées
pour anéantir
l'Enfer d'être né
dans une âme
et un corps
à faire disparaître
à tout jamais.
'Seul un Dieu
peut encore nous
sauver'**
Faut bien essayer
quelque
chose plutôt
que rien.
Avec sept ou huit
milliards
de faim de loup.

Alors s'assire
sur son tas
brûlé d'Amour
des secrets
LÀ BIEN LÀ
cachés
Bien cachés
ce que Klee
tente de préciser
en le disant;
le RENDRE VISIBLE
...mais quoi?
comment?
Tant que le POURQUOI
n'est pas LÀ
Alors,les marquises
la plage le bbq
les Moumouques
le bien le mal
paradis enfer
et Alafrime BOUM-BOUM.

Dotremont*
Heidegger**

18 août 2011

Bal Des Vies Perd


Un vent vire
au froid
au glacial
Âmes gelées
L'Époque
glacière
prend l'air
d'aller
Toutes
lumières
éteintes
et fracas
des débâcles
et brûlures
du diable
Le dernier
bruit
Un Silence
assourdissant.

Tout était permis
le Dieu Mort
'Nulle part
il n'y aura,
bien-aimée,
qu'en nous
même de monde'*
milliard
d'entités
comme autant
de poussières
en poudreuse
en des espaces
de vies
inconnues
des dieux.

Le pain et le vin
gisent gelés
et de pierres
les espoirs
solitaires
embrasés
C'est la Fin
telle qu'annonçée
Organique
géométrique
exclue
et concept
et percept
des blancs
dans le creux
des mains raides
et blanchies.

Impossible
et pourtant
de partout
ont fusé
les signes
les cris
qu'avons-nous
fait
de nos vies
du Paradis
de la Nature
gâchée
méprisée
et trahie
Et pourquoi
encor des mots
morts après
la Fin
Qui sommes-nous
après tout?

Où suis-je?
Où vais-je?
Est-il
encor possible
d'être posthume
Est-il encor
quelques feuilles
quelques oiseaux
quelques
qu'émerveillement?
Qu'était le Monde
a-t-il seulement
existé?
La Nature et la nature
innommée
et l'Homme
insuffisant
diklarber
tramastake
derbilum.

Rilke*

17 août 2011

Explosion Mimique


ÉLÉMENTS DE SPHÈRE ...'ils ne peuvent pas tout les célestes'*...

Pourquoi nous mourrons
alors c'est compris.
On passe ils passeront.
Gaz ou vaps...
'A Cassis,
les pierres
et les poissons'*...
Deux mille onze
les pierres
et les poissons
métissés en pain
et vingt cercles
mortuaires
tout le tour
de la tétête
grosse de maux
vents
qui font patafisque
à la chaîne
des moustaches
de Arp
à gros sous
aux encans
des entrées
sans sorties

Moribond
nu comme un ver
règne l'Oisillon
demeuré oignon
éclair et cristaux
sans les chaines
du contrôle
qui mènent vers
un squelette
garanti
de service
postmortem
Pieds de pierre
jusqu'au haut
des lichens
pour un jardin
des pas LÀ pas ICI
parmit les assasins
mais LÀ ICI JUSTE ICI
'Eux cependant,ici
ou là,présagent,
lèvent la tête.
Les hommes,mais
rassemblés,ils
partagent le Bien
en fleur'*
pas ceux là
mais les métis
roches et bleuets
'pas l'espèce humaine'**
Ceux des parcs
à brindille
des étangs
à panache
et des torrents
d'étoiles
sifflantes.

Pas de flanmou.
Du tirant moderne
en avant Oui!
pas de main blanchie
pas d'échalottes
Grosses Mains
sauvages
à courant d'air
un grain de rossignol
pour Luigi Nono
en bruits de racines
pour percussions
et célesta
Oui musique
and the night
pour astre fossile
du cercle bleu
d'où je viens.


Hölderlin*
Klee**

16 août 2011

Les Fleurs Du Tapis


DE L'ÉCHEC DE LA RÉUSSITE

Entre Charchoune
et Caravage
bizarrement
rien de particulier
entre eux
pourtant au pif
ça sent l'huile
mais surtout
le corps et l'esprit
surréél
d'une entité
trop près
de la vérité
en peinture
qu'elle
se brûle
au commun réel
pour s'éteindre
dans le décoratif

Le grappin
des raisins
malaga où
picoreront
les industrieux
du capital
des attrapés
pour un
laisser-passer
aux affraires
communes
en la mouvance
Nature nature
ou Matisse
par sa violence
excellera

Fleurs de selles
sueurs du sang
de toutes les peaux
du dessus des choses
Un résidu
bourgeois
des propriétaires
à cadastre
des surfaces
(pas encore support)
de la peinture
Du corps à la verge
et du héros sang
hache.
Apparition
du prix du pouce carré
de l'article
pas au stade de la Mort
Peinture pour bien assis.
Les premières fleurs
du tapis au sans
chair des valeurs.

Des Feuilles Tombent.


NI CHAUD NI FROID 'Les destins sont plus que du hasard et moins que des lots'*...

Vlà le vent
venteux
des jours
de ce qu'il
faut
défaisant
le voile
des semblants
sur les étangs
de castors
par grands
brisants
en coins
cardinaux
au point
où l'on pourrait
croire
par temps brûmeux
que c'est
la Fontaine
de Trévi
Un fil...
une fragile
construction
imperceptible
sortie
hors des dents
des gens
du marais
Tout ce fond
des choses
posées là
non comme
une énigme
mais de tout
l'univers
le plus grand
piège à Homme.

Oui de la dépense
tissée des retenues
tribales
et des terreurs
imposables
contemporaines
Une pomme
de Cézanne
pour un tableau
l'inverse
est plus rare
de ce côté
Ça capitalise
et à l'éclatement
de ces façéties
toujours
les mêmes croix
blanches
dans un champ
de blé.

Chaque chose
faite de milliards
de petits crochets
sur chaque artère
rue ou branche
grippée au budget
en feuilles
verdâtres tombant
au sol en pauvreté
d'os et de poussières
à rien à côté
fantômatiquement
niet!
Après le figuier
sec asséché
des feuilles
technologiquement
codées
tombent encore.



Rilke*

15 août 2011

L'Oeil De Vent


LE SOI EN SOI 'agite la langue et coupe le frein'*

Ô toi ennemi
dedans la vue
chair salée
longitude
hors d'Oeil
plein harpon
face pointe ouest
du soleil
juste au pont
du temps
Juste ICI
en plongée
avec les carcasses
anciennes
au fond de la noire
mémoire
'Wring they rebel,
dogged in den,
Man malice,
with wrecking and
storm'*
Et qu'avons-nous
eu d'aboutir
en cette eau
brûlée des pensants
calcinés aux flans
de leurs tempes

Falaises
à salaire
des payés
en diable
Autant ne pas
dire
le Paradis
surpeuplé
Autant
de vagues
à succès
des affaires
en hymnes
saccagés
et odes
vengeresses

L'air
manque
les paisibles
aux profondeurs
des Cathédrales
pulse l'urgence
vers le haut
odieu
aux surfaces
d'entrailles
et de sang
sacrés
naïvement
portés
à l'infernal
délice des étals.

'Mieux vaudrait
le sommeil
qu'être ainsi
dans la solitude
Et dans l'attente
sans compagnons
où je ne sais
que faire
Ni que dire,
et en ces temps
mesquins
a quoi bon
des poètes?***

Noël*
Hopkins**
Hölderlin***

14 août 2011

Têtes


TÊTE 'C'est une perpétuelle interrogation le refus instinctif de la certitude'*

Qu'est-ce que
ces têtes
ont toutes
à crier
à se teurdres
à s'étouffer
se rapetisser
se viander
de cris
d'ôtages
d'écorchés
sur tiges
Qu'est-ce que
ces têtes
ont toutes
a se regarder
se scruter
de questions
à devenir folles?
Têtes de peintres
de sculpteurs
de poètes
têtes de peuple
d'enfants
Qu'est-ce que
ces têtes
la mienne
tête à barreaux
à bouillir
à noyer
à quête
à craquer
à Rien.
Qu'est-ce
qu'une tête?

Cioran*

13 août 2011

Un Rien D'Image


VOIR SANS VOIR 'Je dis parfois qu'il est une puissance dans l'esprit,qui seule est libre.'*

La Chose
par temps
clair
coincidence
harmonique
heureuse
un pas Là

grandeur
d'Un Rien
du tout
qu'un don
d'un moi
qui n'a pas
à Vouloir
n'étant
que poussière
accomplie
où s'est coupé
la tension
du chemin
de torture
se rendant
corps et âme
à la Vivance
assurant
le coeur
cerveau
que c'est par LÀ
la LOI
de la Vraie Vie
ICI MÊME
et pas ailleurs.

Un rien l'image
ou si peu
encor
pas ça
c'est certain
jamais ça
Si... mais ce qui
(la note jaune )
par exemple
ou le coin
de lumière
chez Rembrandt,
Latour
le dénuement
chez Chirico
le dernier
fermant le tombeau
du Sacré!
Rien de tel
chez Rouault
pourtant...
ni morandi,
ni Rothko
et pourtant...
La raison
l'abandon
de l'âme
se compromettre
de dire le mot.
Bien étouffée
mise sous couvert
aux rebuts
peinture
pour tous...

Du vide
de l'ennuyeux
du désolant
et du déserté.
Massacrés
Déconcrissés
aux mausolés
des caves
dans un désert
incommensurable.
Retirés du ciel
et de la terre.
Devant les Nymphéas
Les Grandes Baigneuses
ou la Danse
Là où tout
ne sera plus
qu'une fosse commune
La suite infernale.

Beau
comme une poupée
un arrangement
fleural
un ptit jésus
de plâtre
un damier
pour joueurs
a gros budgets
un lion qui ne fait
peur qu'à Rousseau
Et des rêves
que racontent
des étudiants
en psychanalyse
A la Fin
un charabia
des scories
des tourbillons
de hazards
organiques
géométriques
et les deux
a la mixette
de tout fou
tout flambe
Distrayant
des masses
d'ennuis
devant
la disparition
monde.

Une valeur
l'enchères
de l'objet
art dernier
signe du mort
s'éteingnant
mourant tous
ensemble.
Mais en vérité
est que l'image
demeure
insaisisable.
Ce n'est pas
un aujourd'hui
elle n'est pas
des rendez-vous
elle attendras
que le TEMPS
temps passe...
'Quand nous sommes
arrivés au-delà
du temps
et des choses
temporelles,
nous sommes libres
et joyeux
de tout temps.'*
et on ne peint
sculpte...etc
que dans cette Joie
ou bien
dans l'indifférence
Alors on a ce qu'on à
de la masse
monétaire
plein les musées.
Ténèbres.

Eckhart*

Grilles De Nuit


SANS JOUR SANS NUIT 'Sacré mémoire aussi pour rester vigilents dans la nuit'*

Le bout
dérobé
du souffle
en ce que
Crevel
nommait
DÉGOÛt
porté
à l'air
d'un sol
fait
pour
le Ciel
Bleu
des enfants
engouffrés Là
EN LA NUIT
des Grands
Farceurs.

Un don
'Je pressens
un avenir
très sombre'*
et pas ailleurs
tinter
marteler
incruster
la mémoire
au jour
à la nuit
jour et nuit.
Accrocher
les Grilles
de ce règne
blanchi
de froid
de peur
et d'errance
au monde LÀ
plus Sacré
que jamais.

Tarkovsky*
Hôlderlin*