17 août 2011

Explosion Mimique


ÉLÉMENTS DE SPHÈRE ...'ils ne peuvent pas tout les célestes'*...

Pourquoi nous mourrons
alors c'est compris.
On passe ils passeront.
Gaz ou vaps...
'A Cassis,
les pierres
et les poissons'*...
Deux mille onze
les pierres
et les poissons
métissés en pain
et vingt cercles
mortuaires
tout le tour
de la tétête
grosse de maux
vents
qui font patafisque
à la chaîne
des moustaches
de Arp
à gros sous
aux encans
des entrées
sans sorties

Moribond
nu comme un ver
règne l'Oisillon
demeuré oignon
éclair et cristaux
sans les chaines
du contrôle
qui mènent vers
un squelette
garanti
de service
postmortem
Pieds de pierre
jusqu'au haut
des lichens
pour un jardin
des pas LÀ pas ICI
parmit les assasins
mais LÀ ICI JUSTE ICI
'Eux cependant,ici
ou là,présagent,
lèvent la tête.
Les hommes,mais
rassemblés,ils
partagent le Bien
en fleur'*
pas ceux là
mais les métis
roches et bleuets
'pas l'espèce humaine'**
Ceux des parcs
à brindille
des étangs
à panache
et des torrents
d'étoiles
sifflantes.

Pas de flanmou.
Du tirant moderne
en avant Oui!
pas de main blanchie
pas d'échalottes
Grosses Mains
sauvages
à courant d'air
un grain de rossignol
pour Luigi Nono
en bruits de racines
pour percussions
et célesta
Oui musique
and the night
pour astre fossile
du cercle bleu
d'où je viens.


Hölderlin*
Klee**

16 août 2011

Les Fleurs Du Tapis


DE L'ÉCHEC DE LA RÉUSSITE

Entre Charchoune
et Caravage
bizarrement
rien de particulier
entre eux
pourtant au pif
ça sent l'huile
mais surtout
le corps et l'esprit
surréél
d'une entité
trop près
de la vérité
en peinture
qu'elle
se brûle
au commun réel
pour s'éteindre
dans le décoratif

Le grappin
des raisins
malaga où
picoreront
les industrieux
du capital
des attrapés
pour un
laisser-passer
aux affraires
communes
en la mouvance
Nature nature
ou Matisse
par sa violence
excellera

Fleurs de selles
sueurs du sang
de toutes les peaux
du dessus des choses
Un résidu
bourgeois
des propriétaires
à cadastre
des surfaces
(pas encore support)
de la peinture
Du corps à la verge
et du héros sang
hache.
Apparition
du prix du pouce carré
de l'article
pas au stade de la Mort
Peinture pour bien assis.
Les premières fleurs
du tapis au sans
chair des valeurs.

Des Feuilles Tombent.


NI CHAUD NI FROID 'Les destins sont plus que du hasard et moins que des lots'*...

Vlà le vent
venteux
des jours
de ce qu'il
faut
défaisant
le voile
des semblants
sur les étangs
de castors
par grands
brisants
en coins
cardinaux
au point
où l'on pourrait
croire
par temps brûmeux
que c'est
la Fontaine
de Trévi
Un fil...
une fragile
construction
imperceptible
sortie
hors des dents
des gens
du marais
Tout ce fond
des choses
posées là
non comme
une énigme
mais de tout
l'univers
le plus grand
piège à Homme.

Oui de la dépense
tissée des retenues
tribales
et des terreurs
imposables
contemporaines
Une pomme
de Cézanne
pour un tableau
l'inverse
est plus rare
de ce côté
Ça capitalise
et à l'éclatement
de ces façéties
toujours
les mêmes croix
blanches
dans un champ
de blé.

Chaque chose
faite de milliards
de petits crochets
sur chaque artère
rue ou branche
grippée au budget
en feuilles
verdâtres tombant
au sol en pauvreté
d'os et de poussières
à rien à côté
fantômatiquement
niet!
Après le figuier
sec asséché
des feuilles
technologiquement
codées
tombent encore.



Rilke*

15 août 2011

L'Oeil De Vent


LE SOI EN SOI 'agite la langue et coupe le frein'*

Ô toi ennemi
dedans la vue
chair salée
longitude
hors d'Oeil
plein harpon
face pointe ouest
du soleil
juste au pont
du temps
Juste ICI
en plongée
avec les carcasses
anciennes
au fond de la noire
mémoire
'Wring they rebel,
dogged in den,
Man malice,
with wrecking and
storm'*
Et qu'avons-nous
eu d'aboutir
en cette eau
brûlée des pensants
calcinés aux flans
de leurs tempes

Falaises
à salaire
des payés
en diable
Autant ne pas
dire
le Paradis
surpeuplé
Autant
de vagues
à succès
des affaires
en hymnes
saccagés
et odes
vengeresses

L'air
manque
les paisibles
aux profondeurs
des Cathédrales
pulse l'urgence
vers le haut
odieu
aux surfaces
d'entrailles
et de sang
sacrés
naïvement
portés
à l'infernal
délice des étals.

'Mieux vaudrait
le sommeil
qu'être ainsi
dans la solitude
Et dans l'attente
sans compagnons
où je ne sais
que faire
Ni que dire,
et en ces temps
mesquins
a quoi bon
des poètes?***

Noël*
Hopkins**
Hölderlin***

14 août 2011

Têtes


TÊTE 'C'est une perpétuelle interrogation le refus instinctif de la certitude'*

Qu'est-ce que
ces têtes
ont toutes
à crier
à se teurdres
à s'étouffer
se rapetisser
se viander
de cris
d'ôtages
d'écorchés
sur tiges
Qu'est-ce que
ces têtes
ont toutes
a se regarder
se scruter
de questions
à devenir folles?
Têtes de peintres
de sculpteurs
de poètes
têtes de peuple
d'enfants
Qu'est-ce que
ces têtes
la mienne
tête à barreaux
à bouillir
à noyer
à quête
à craquer
à Rien.
Qu'est-ce
qu'une tête?

Cioran*

13 août 2011

Un Rien D'Image


VOIR SANS VOIR 'Je dis parfois qu'il est une puissance dans l'esprit,qui seule est libre.'*

La Chose
par temps
clair
coincidence
harmonique
heureuse
un pas Là

grandeur
d'Un Rien
du tout
qu'un don
d'un moi
qui n'a pas
à Vouloir
n'étant
que poussière
accomplie
où s'est coupé
la tension
du chemin
de torture
se rendant
corps et âme
à la Vivance
assurant
le coeur
cerveau
que c'est par LÀ
la LOI
de la Vraie Vie
ICI MÊME
et pas ailleurs.

Un rien l'image
ou si peu
encor
pas ça
c'est certain
jamais ça
Si... mais ce qui
(la note jaune )
par exemple
ou le coin
de lumière
chez Rembrandt,
Latour
le dénuement
chez Chirico
le dernier
fermant le tombeau
du Sacré!
Rien de tel
chez Rouault
pourtant...
ni morandi,
ni Rothko
et pourtant...
La raison
l'abandon
de l'âme
se compromettre
de dire le mot.
Bien étouffée
mise sous couvert
aux rebuts
peinture
pour tous...

Du vide
de l'ennuyeux
du désolant
et du déserté.
Massacrés
Déconcrissés
aux mausolés
des caves
dans un désert
incommensurable.
Retirés du ciel
et de la terre.
Devant les Nymphéas
Les Grandes Baigneuses
ou la Danse
Là où tout
ne sera plus
qu'une fosse commune
La suite infernale.

Beau
comme une poupée
un arrangement
fleural
un ptit jésus
de plâtre
un damier
pour joueurs
a gros budgets
un lion qui ne fait
peur qu'à Rousseau
Et des rêves
que racontent
des étudiants
en psychanalyse
A la Fin
un charabia
des scories
des tourbillons
de hazards
organiques
géométriques
et les deux
a la mixette
de tout fou
tout flambe
Distrayant
des masses
d'ennuis
devant
la disparition
monde.

Une valeur
l'enchères
de l'objet
art dernier
signe du mort
s'éteingnant
mourant tous
ensemble.
Mais en vérité
est que l'image
demeure
insaisisable.
Ce n'est pas
un aujourd'hui
elle n'est pas
des rendez-vous
elle attendras
que le TEMPS
temps passe...
'Quand nous sommes
arrivés au-delà
du temps
et des choses
temporelles,
nous sommes libres
et joyeux
de tout temps.'*
et on ne peint
sculpte...etc
que dans cette Joie
ou bien
dans l'indifférence
Alors on a ce qu'on à
de la masse
monétaire
plein les musées.
Ténèbres.

Eckhart*

Grilles De Nuit


SANS JOUR SANS NUIT 'Sacré mémoire aussi pour rester vigilents dans la nuit'*

Le bout
dérobé
du souffle
en ce que
Crevel
nommait
DÉGOÛt
porté
à l'air
d'un sol
fait
pour
le Ciel
Bleu
des enfants
engouffrés Là
EN LA NUIT
des Grands
Farceurs.

Un don
'Je pressens
un avenir
très sombre'*
et pas ailleurs
tinter
marteler
incruster
la mémoire
au jour
à la nuit
jour et nuit.
Accrocher
les Grilles
de ce règne
blanchi
de froid
de peur
et d'errance
au monde LÀ
plus Sacré
que jamais.

Tarkovsky*
Hôlderlin*

12 août 2011

Vert D'Air


LE BLEU DE L'AILE (oisirs de oiseaux)

À la franche franchie
des câlins salés
berges fermées
infinies
sur La Nuit
décalée
des couleurs
l'Oeil Ou-vert
l'aile bleue
de tout dire
à partir de Rien
c'est rien.
Dire ne dit Rien
de plus que rien
pas parle pas
Vers sans mot
versant aux fraîches
eaux clapottées
des salives
d'amour
boréal
encrage
surterriel
au noyau d'abîmes
feu des langues
assujetties
des cellules
en sort scellé
d'astre-peint
des chairs
à vitrine

Mais LÀ
inexplicable
oeil des yeux
de l'oeil
d'ICI
appelé
pas des saturés
d'hommes mots,
de l'éclat!
Pas de branle
combats
ou de chaises musicales
de retour du pendule
de cacadémie
'...le calme de l'Éther
je l'ai compris,
jamais je n'ai
compris le langage des hommes.'*
Des voies
de verts d'erres
imperceptibles
dans le cyclone
des plouks.

Leger (comment
ne pas penser
à saint-léger Léger?)
à sous le vent
de l'île
d'où s'allègera
le petit nuage rouge
en passementeries
D'Étienne
et qu'encor des jours
des millénaires
galactiques
sur le mont-analogue
à cueillir
les joies
du bouche à bouche
à brouter
avec les vaches
quelques chanterelles
pour deux estomacs
seules chantant
pour une portée
de princes
des Marquises
en petits passages
en vent de mer
à se rafraichir
l'os des mots.

Hölderlin*

11 août 2011

Mourir Peindre Sculpter


LE CHAT ROTÉ (Icône)

Et vie d'avant
après
et on se dit
dieu non d'un chat
si j'avais vu
le lieu
sept fois
l'aurais-je
guéri mieux?
'...ils dirent
les dieux
sont périssables
...ils mangèrent
leurs propres
racines'*
De la mort
des moineaux
dans le lit
des cheminées
pour voir
l'entaille
au coeur
du vivant
par le noir
de tous
les suifs
de tout
ce qui vit.

Peindre
sculpter
le peindre
et l'inverse
ou quadriller
la case
d'une croix
en signe
de présence
dans le feu
de tout
ce qui pétille
craque
crisse
se lamente
en montant
à vue d'oeil.

Au premier
regard
RIEN
mais
en insistant
on voit Icare
qu'on croyait
tombé LÀ
à monter...
c'est son métier
Au deuxième regard
Marc Mathieu
quelques autres
des sculpteurs
des peintres
inconnus
des chats rotés
c'étaient
leurs métiers

Enfin où le regard
ne peut
se porter
les Maîtres
les chats bottés
'd'or et de lumière'*
en leur repos
d'éternité
cimetière sans chaise
sans divan
ni derrière
sans dessein
ni vent de quoi
que ce soit
dans le bleu
du ciel
sans bataille
qu'une odeur de gaz
venant d'en bas
de l'autre cimetière.

Brel*
Noël**

Perdre Le Nord


SI SOL SI 'L'horizon nord de la mer n'est qu'une illusion'*

Une masse
quelques outils
tourne vice
le monde
à l'endroit
exact où
il ne faut pas
Et des travailleurs
mutés à temps double
couvert à l'abri
sous la table
sans pignons
se rue.

Mais il pleut?
A t-il déjà plu?
Peut-être
qu'on en pluie
plus?
De toute manière
pleut peux pas
ça n'échange rien.
Non pas de bouse sur
le sol
et pas de blues
sur le do
pas de jupette
sur le k du kayak
Flambant nue
et toute neuve
la langue
de loisot.

Ça ne dénord pas
ils y peignent
beaucoup
avec mise air
et pingre pin
bêche sans
rire...
Nombre ils
que vous liez vous
qu'ils teignent
l'orienté
par le nord?
Lin fini
est en toi
Rien qu'à peindre
Soll'air;
un RIEN
invisible
Sillon on sème
cent par chemin
c'est la clée
des chants
Au pas fini
qui nous importe.

Une tableôte
à manger
un tableau
pour deux
même si fa
dit être
doré
des gustaves
sont pas tous
amusés.
Perdre le port
n'est pas
perdre la rose
seul le silence
dit le vent
qui ne dit
pas le Silence.


Strinberg*