15 août 2011

L'Oeil De Vent


LE SOI EN SOI 'agite la langue et coupe le frein'*

Ô toi ennemi
dedans la vue
chair salée
longitude
hors d'Oeil
plein harpon
face pointe ouest
du soleil
juste au pont
du temps
Juste ICI
en plongée
avec les carcasses
anciennes
au fond de la noire
mémoire
'Wring they rebel,
dogged in den,
Man malice,
with wrecking and
storm'*
Et qu'avons-nous
eu d'aboutir
en cette eau
brûlée des pensants
calcinés aux flans
de leurs tempes

Falaises
à salaire
des payés
en diable
Autant ne pas
dire
le Paradis
surpeuplé
Autant
de vagues
à succès
des affaires
en hymnes
saccagés
et odes
vengeresses

L'air
manque
les paisibles
aux profondeurs
des Cathédrales
pulse l'urgence
vers le haut
odieu
aux surfaces
d'entrailles
et de sang
sacrés
naïvement
portés
à l'infernal
délice des étals.

'Mieux vaudrait
le sommeil
qu'être ainsi
dans la solitude
Et dans l'attente
sans compagnons
où je ne sais
que faire
Ni que dire,
et en ces temps
mesquins
a quoi bon
des poètes?***

Noël*
Hopkins**
Hölderlin***

14 août 2011

Têtes


TÊTE 'C'est une perpétuelle interrogation le refus instinctif de la certitude'*

Qu'est-ce que
ces têtes
ont toutes
à crier
à se teurdres
à s'étouffer
se rapetisser
se viander
de cris
d'ôtages
d'écorchés
sur tiges
Qu'est-ce que
ces têtes
ont toutes
a se regarder
se scruter
de questions
à devenir folles?
Têtes de peintres
de sculpteurs
de poètes
têtes de peuple
d'enfants
Qu'est-ce que
ces têtes
la mienne
tête à barreaux
à bouillir
à noyer
à quête
à craquer
à Rien.
Qu'est-ce
qu'une tête?

Cioran*

13 août 2011

Un Rien D'Image


VOIR SANS VOIR 'Je dis parfois qu'il est une puissance dans l'esprit,qui seule est libre.'*

La Chose
par temps
clair
coincidence
harmonique
heureuse
un pas Là

grandeur
d'Un Rien
du tout
qu'un don
d'un moi
qui n'a pas
à Vouloir
n'étant
que poussière
accomplie
où s'est coupé
la tension
du chemin
de torture
se rendant
corps et âme
à la Vivance
assurant
le coeur
cerveau
que c'est par LÀ
la LOI
de la Vraie Vie
ICI MÊME
et pas ailleurs.

Un rien l'image
ou si peu
encor
pas ça
c'est certain
jamais ça
Si... mais ce qui
(la note jaune )
par exemple
ou le coin
de lumière
chez Rembrandt,
Latour
le dénuement
chez Chirico
le dernier
fermant le tombeau
du Sacré!
Rien de tel
chez Rouault
pourtant...
ni morandi,
ni Rothko
et pourtant...
La raison
l'abandon
de l'âme
se compromettre
de dire le mot.
Bien étouffée
mise sous couvert
aux rebuts
peinture
pour tous...

Du vide
de l'ennuyeux
du désolant
et du déserté.
Massacrés
Déconcrissés
aux mausolés
des caves
dans un désert
incommensurable.
Retirés du ciel
et de la terre.
Devant les Nymphéas
Les Grandes Baigneuses
ou la Danse
Là où tout
ne sera plus
qu'une fosse commune
La suite infernale.

Beau
comme une poupée
un arrangement
fleural
un ptit jésus
de plâtre
un damier
pour joueurs
a gros budgets
un lion qui ne fait
peur qu'à Rousseau
Et des rêves
que racontent
des étudiants
en psychanalyse
A la Fin
un charabia
des scories
des tourbillons
de hazards
organiques
géométriques
et les deux
a la mixette
de tout fou
tout flambe
Distrayant
des masses
d'ennuis
devant
la disparition
monde.

Une valeur
l'enchères
de l'objet
art dernier
signe du mort
s'éteingnant
mourant tous
ensemble.
Mais en vérité
est que l'image
demeure
insaisisable.
Ce n'est pas
un aujourd'hui
elle n'est pas
des rendez-vous
elle attendras
que le TEMPS
temps passe...
'Quand nous sommes
arrivés au-delà
du temps
et des choses
temporelles,
nous sommes libres
et joyeux
de tout temps.'*
et on ne peint
sculpte...etc
que dans cette Joie
ou bien
dans l'indifférence
Alors on a ce qu'on à
de la masse
monétaire
plein les musées.
Ténèbres.

Eckhart*

Grilles De Nuit


SANS JOUR SANS NUIT 'Sacré mémoire aussi pour rester vigilents dans la nuit'*

Le bout
dérobé
du souffle
en ce que
Crevel
nommait
DÉGOÛt
porté
à l'air
d'un sol
fait
pour
le Ciel
Bleu
des enfants
engouffrés Là
EN LA NUIT
des Grands
Farceurs.

Un don
'Je pressens
un avenir
très sombre'*
et pas ailleurs
tinter
marteler
incruster
la mémoire
au jour
à la nuit
jour et nuit.
Accrocher
les Grilles
de ce règne
blanchi
de froid
de peur
et d'errance
au monde LÀ
plus Sacré
que jamais.

Tarkovsky*
Hôlderlin*

12 août 2011

Vert D'Air


LE BLEU DE L'AILE (oisirs de oiseaux)

À la franche franchie
des câlins salés
berges fermées
infinies
sur La Nuit
décalée
des couleurs
l'Oeil Ou-vert
l'aile bleue
de tout dire
à partir de Rien
c'est rien.
Dire ne dit Rien
de plus que rien
pas parle pas
Vers sans mot
versant aux fraîches
eaux clapottées
des salives
d'amour
boréal
encrage
surterriel
au noyau d'abîmes
feu des langues
assujetties
des cellules
en sort scellé
d'astre-peint
des chairs
à vitrine

Mais LÀ
inexplicable
oeil des yeux
de l'oeil
d'ICI
appelé
pas des saturés
d'hommes mots,
de l'éclat!
Pas de branle
combats
ou de chaises musicales
de retour du pendule
de cacadémie
'...le calme de l'Éther
je l'ai compris,
jamais je n'ai
compris le langage des hommes.'*
Des voies
de verts d'erres
imperceptibles
dans le cyclone
des plouks.

Leger (comment
ne pas penser
à saint-léger Léger?)
à sous le vent
de l'île
d'où s'allègera
le petit nuage rouge
en passementeries
D'Étienne
et qu'encor des jours
des millénaires
galactiques
sur le mont-analogue
à cueillir
les joies
du bouche à bouche
à brouter
avec les vaches
quelques chanterelles
pour deux estomacs
seules chantant
pour une portée
de princes
des Marquises
en petits passages
en vent de mer
à se rafraichir
l'os des mots.

Hölderlin*

11 août 2011

Mourir Peindre Sculpter


LE CHAT ROTÉ (Icône)

Et vie d'avant
après
et on se dit
dieu non d'un chat
si j'avais vu
le lieu
sept fois
l'aurais-je
guéri mieux?
'...ils dirent
les dieux
sont périssables
...ils mangèrent
leurs propres
racines'*
De la mort
des moineaux
dans le lit
des cheminées
pour voir
l'entaille
au coeur
du vivant
par le noir
de tous
les suifs
de tout
ce qui vit.

Peindre
sculpter
le peindre
et l'inverse
ou quadriller
la case
d'une croix
en signe
de présence
dans le feu
de tout
ce qui pétille
craque
crisse
se lamente
en montant
à vue d'oeil.

Au premier
regard
RIEN
mais
en insistant
on voit Icare
qu'on croyait
tombé LÀ
à monter...
c'est son métier
Au deuxième regard
Marc Mathieu
quelques autres
des sculpteurs
des peintres
inconnus
des chats rotés
c'étaient
leurs métiers

Enfin où le regard
ne peut
se porter
les Maîtres
les chats bottés
'd'or et de lumière'*
en leur repos
d'éternité
cimetière sans chaise
sans divan
ni derrière
sans dessein
ni vent de quoi
que ce soit
dans le bleu
du ciel
sans bataille
qu'une odeur de gaz
venant d'en bas
de l'autre cimetière.

Brel*
Noël**

Perdre Le Nord


SI SOL SI 'L'horizon nord de la mer n'est qu'une illusion'*

Une masse
quelques outils
tourne vice
le monde
à l'endroit
exact où
il ne faut pas
Et des travailleurs
mutés à temps double
couvert à l'abri
sous la table
sans pignons
se rue.

Mais il pleut?
A t-il déjà plu?
Peut-être
qu'on en pluie
plus?
De toute manière
pleut peux pas
ça n'échange rien.
Non pas de bouse sur
le sol
et pas de blues
sur le do
pas de jupette
sur le k du kayak
Flambant nue
et toute neuve
la langue
de loisot.

Ça ne dénord pas
ils y peignent
beaucoup
avec mise air
et pingre pin
bêche sans
rire...
Nombre ils
que vous liez vous
qu'ils teignent
l'orienté
par le nord?
Lin fini
est en toi
Rien qu'à peindre
Soll'air;
un RIEN
invisible
Sillon on sème
cent par chemin
c'est la clée
des chants
Au pas fini
qui nous importe.

Une tableôte
à manger
un tableau
pour deux
même si fa
dit être
doré
des gustaves
sont pas tous
amusés.
Perdre le port
n'est pas
perdre la rose
seul le silence
dit le vent
qui ne dit
pas le Silence.


Strinberg*

10 août 2011

Arrière Chant


SILENCE (on tourne)

Ce Paradis
menant
toto
à
sa
mère
poisson
sans eau
maître néant

Va bon train
la Nature
termine
son chantier
dans un brassage
du câlisse
L'écroulement
du cerveau
par autopsie
du boeuf écorché
et peaux pendantes
sur les plages
de Normandie
un de ces trois
tralalas...
et dans les rues
les squelettes
rougissent encor
où de trop près
la couleur fait mal
paraître
la Nature Morte

Le bout de la mort
dans l'infini
du mal
où la seule sortie
est de brûler
éternellement
dans les douleurs
de la VÉRITÉ
des vieilleries
écorchées
des lambeaux
des victimes
TOUS
à offrir à la
NATURE qui règne
DE MOURIR
LÀ où remue
LA PEINTURE.


9 août 2011

Rien Maître Pierre


MAÎTRE PIERRE

Temps larvaire
clapotis
d'éclat
Fin papillon
mouillé
Jaune
mourant-eux
suant
les dépôts
visqueux
des ocres
à tête
de boue
infernale
mutation
Temps pourri
en tranche
d'obus
de Grâces
vieil
enfant veille
la Mort.

Jours sombres
au quotidien
des siècles
temps d'agonie
à naître
conium maculatum
en jus de pétrole
Jours de dérives
Temps Tête
de discipline
gamme haute
passe-mur
et autre bord
Pas LÀ
coupe-filets
Mouille averse
corde d'eaux
atomiques
Temps fétide
menaçant
dedans donnant
bleubleubleu
rabat brun
jaune
rabat noir
rouge
rabat vert
Jours ennuyeux
petit bateau
à caverne
à larmes
de héros
Temps boche
cumulus
rectum
style
à refoulement
autoportrait
au miroir
TOUS
Tableaux pas LÀ
pas d'ici
LÀ à retoucher
à reprendre
aux mausolées
des musées
pour un Bonnard

Siffle Le Sang


L'ÈRE ERRANTE 'Avec moi c'est l'absolu ou rien'*

Si...même que sang
sans g n'est que
sang sans s
Attention
car le sang qui
sèche
laisse sa trace
lorsque le sort
est jeté dehors.
Ne pas y être
pas encor
pas LÀ LÀ
Ne pas avoir été
ce là avaleur
de brun
mains demain
sur l'Océan
du RÉEL
faire un compte
sur un carré
de ciel
pendant que
ce qui conte
s'évapore
dans La Mort.

Pas de crime
Majesté
ni de cimes
à jeter
plus au miel
que d'Abel
cahin cas LÀ
un marin
roi cordant
ses doigts
prévenant
le seuil
de son passage
imminent
Fou plusieurs
le croient
impérissable
en sa voie
de flagrant nu
saint d'Esprit
Saint-Esprit
l'assassiné
littérerrement
au nom du perd
du fisque
et du sein
des pris.

Haut LÀ
là ho!
tout en bas
m.totomachie
m.popocasapo
m.l'électrope
M.RÉEL
M.Lamise
M.Mortvie.
Car ici
ce qui tue
c'est chiant
où caca ça
sent Çà
le Chaos
le cas d'os
le cadeau.
Le Cas ART-O

Artaud*

Limbique


PREMIERS OISEAUX

'On est pas là
pour se faire
écoeuré...'*
RIEN...
et disait
J.L.L
'c'est bien assez!'
en donnant
ses transfusions
colorées.
'...dans tout
Paris je n'ai pas
une âme...'**
Pauvreté
de Langevin
Larouche
Lamarche
Deschamps
Baulieu
Perron
etc...
Peintres
sculpteurs
graveurs
poètes
des crève-la-merde
Je sais...
faut pas
brailler
faut que
s'ait l'air
l'air AIR
Pire que jamais
à moins moins
moins que...
Tapetapis
pissiers.

Et pour quoi
quoi quoi
que ...
RIRE.
Pour une balade
UNIQUE au centre
des enterres
Dans Rivière
Des Prairies
Le Grand
Graveur
Dans le métro
le Métrohomme
un couteau
dans le DO
Le Maître-Contre
étouffé
dans de l'air
prêté d'asphyxie
lalalala...
quel mimi
mimimisère...

Et direredire
aux oiseaux
qu'ils qu'elles
bouent dans la boue
qu'il y aura
une dixième
symphonie
que Walt Disney
restera congelé
que les présidents
inodores
incolores
après une dégelée
éternelle.
Pourquoi y crèvent
les oiseaux
en volant
parce que sans
se taire
dérangent
la teterre,
Et puis Merz
à Trom!
Et Merz encor.

Vian*
Tsvetaeva**

Coulée D'Univers


POINT D'ARRIVÉE

Sans partance
et point de départ
Racrapoté
d'univers
D'où qui suis-je?
d'où je suis?
d'où je?
Un Tout
petit Point
Seul.
LÀ à blanc
Rêve d'un rêve
pas rêvé.
Quoi?
Obéir ne pas obéir
LÀ dans les espaces
infinis
Un ne pas
en la mortvie
Un jeu de l'Art
un je de l'Art
une excitation
du sensible
un bâti
d'un peuple
qui manque.

Un tableau
une guerre
le tout
d'un rêve
et puis
tout Ça
en fermant
les yeux...
et du réel
et du rêvé
néant de mort
néant de vie
point d'arrivée
point de départ
Des supplices
et des joies
Sans fin
les fins.

Magie
envoûtement
surréel
réel
hyperréel
post...etc
même source
je tu il
nous vous ils
proposent
disposent.

Karpenone
croyant
voir un champ
se trouva
face à face
avec une chorale
Elle croyait
danser alors
qu'elle faisait
du cheval
avec le lit
'I vinsonfin
Oulcranine
San nonin
irana caillol
Sicate anon uliri
Icamani
hour Opaneil'*
Et Damousi
tirant le diable
l'arracha du curé
maintenant se sentant
mieux qu'eux
les bénis et eurent
un Onzenfant
en présence
des parents
etc etc.

Bryen*