7 août 2011

Milieu



RYTHME ART-ET-RI-AILE ...'Ainsi le miroir ne renvoie que le reflet de son vertige infini'*...

JE...ME MOI.
m'aime même
si autant que JE
veux alors...

Pas d'ici
ou d'ailleurs
qu'importe
quelque chose
une cage
un cocon
tissé d'araignée
'comment être
assuré que la réalité
qui dissipe
l'illusion
ne nous abuse pas
en se faisant
elle aussi prendre
pour la réalité?'*
JE ME MOI
m'aime m'ai-JE encor?
Sans abdiquer
ce JE de (je) m'en fous
ou du ON pour un OM
zen et faire le vide
dans l'essieu du ciel
ce servir du JE
soi-même en percutant
mon moi transcendantal
en faire un je
juste pour MOI.
Jeu de jE à mOI.

...'je dirai qu'écrire
est l'acte de quelqu'un
en moi qui parle
en vue de quelqu'un
en moi qui l'écoute'*...
En Passant JE
abrège des forêts
vers le nord du nord
plus blanc que blanc
mordu de frappe
à bord au bleu
glaçé des disettes
du dire que LÀ
ICI même les mots
jeûnent à peu de fruits
(bauxite et pulpe
l'exigent)
pas trop d'instruits
que trop dire
sans rien savoir
d'être dévoré
par la tête
au goût de fleurs
ne font pas
de grosses croix
aux cimetières
des enfantômes.

L'Orée du bois
n'empêche
pas les assassinés
d'écomomie
tout en blanc
silence
de bebéler
ses fantômes
en cimetière
de poudre d'os
et sang séché
pour les arbres
de m.le diable
au vert à odeur
de chair de poules
des portefeuilles
de roses rouges
au beau royaume
du Président.

C'est en 48
au milieu du centre
point
qu'un taxi bottine
de mitaines
perdues
sur le bumper
des beaux arts
les genoux
écrapoutis
un jour de frette
après le quêtage
au nord d'être mort
d'asphyxiés
du désir de vivre
en gros Oui
au milieu d'un trou
de mots en garde à vue
de desfôrets.

des Forêts*

Ore À La Vague


Sur un Silence
de carnaval
en l'étroitesse
de deux dissonnances
un grain où l'âme
donne à rire
quand elle plane
sur de l'invisible
que protège
couve borde
le tableau quand
c'est un tableau
haut lieu
de rencontre
et d'accueil
à la portée
des oiseaux

Quelque chose
qui n'est plus
quelque chose
Autre Chose
un repos
de migration
parmi l'Amour
le plus infime
et le plus intense
par les fatigues
éreintées
d'un cassé
de branche
après mûre
réflexion
un risible chemin
visible d'en bas
du très haut.

Une louange
éloignée
du visible
de rendre
l'invisible
en Vérité
comme un enfant
tombé d'un poème
dans les entailles
du fini
Et c'est bien d'Ici
les départs
les arrivées
par vagues
d'Ore en ces ailes.

1 août 2011

Et Vogue La Cadence


ET SI JE ÉTAIT JE...

Passe broute
à l'envers
du vert
du droit
de chemin sans
Saint-Sébastien
ni qu'innommable
au versant
des yeux
de Xénakis
au vivier
de la musique
d'éphémères
mais interminables
Joies Savantes
des visions
du LÀ si si Sol
ICI!Pour LÀ.

De la MORTAVIE
de concert
avec un Je
de Je naisse
un Je de Je
d'un jeu
de moi aux mois
que je a.
Car je pourrais
bien être non je
une pure
invention picturale
une quête de couleur
de la robe
d'Edwarda ou
la couleur
d'un Coluche
d'un rêve
de Maître Ethkart
peu importe...

Un je bien Je
bien aux mois
'...Mais
ai-je (je je jeu)
bien du talent
finit-il par dire.
Ne me suis-je
(je je je )
pas trompé?...'*
et détruire
détruire il
en restera bien
quelque chose...
disait le Diable
l'autre je du Jeu
de Mortavie.

Gogol*