1 août 2011

Et Vogue La Cadence


ET SI JE ÉTAIT JE...

Passe broute
à l'envers
du vert
du droit
de chemin sans
Saint-Sébastien
ni qu'innommable
au versant
des yeux
de Xénakis
au vivier
de la musique
d'éphémères
mais interminables
Joies Savantes
des visions
du LÀ si si Sol
ICI!Pour LÀ.

De la MORTAVIE
de concert
avec un Je
de Je naisse
un Je de Je
d'un jeu
de moi aux mois
que je a.
Car je pourrais
bien être non je
une pure
invention picturale
une quête de couleur
de la robe
d'Edwarda ou
la couleur
d'un Coluche
d'un rêve
de Maître Ethkart
peu importe...

Un je bien Je
bien aux mois
'...Mais
ai-je (je je jeu)
bien du talent
finit-il par dire.
Ne me suis-je
(je je je )
pas trompé?...'*
et détruire
détruire il
en restera bien
quelque chose...
disait le Diable
l'autre je du Jeu
de Mortavie.

Gogol*

31 juil. 2011

L' Odeur De La Trouille


DOMINANTE ROUGE (mort nous vieillirons d'enfance jusqu'à naître))

Rembrandt Soutine Bacon

Les chairs
la viande de tous
à toutes les secondes
des carcasses
invisibles
de l'assiette
à l'hôpital
mienne et vôtre
Chair des fleurs
à la chair des sueurs
même temps passé
pour se mettre
au parfum
de l'exaucer
des battements
de coeur
des solitaires
et silencieux
Ces peintres
ont parlé
et n'ont rien dit!
Loi d'un Terrible
Silence.
Contrat avec
la Vérité
en peinture
Si leurs peintures
se mettaient
à raconter
par geste ou par mots
la honte s'emparerait
des alphabets
et les gestes
deviendraient
gesticulations
de boeufs écorchés
de poules égorgées.

Par exemple
'Dominante Rouge'
apparaîtrait
l'explication
d'une théorie
d'un procédé
technique
ou une grande
soupe d'émotions
triées épurées
une décoration
Encore un quelconque
apport à l'Histoire
elle qui n'en a pas.
Et tout cela
n'aurait rien à Voir.
Rembrandt
quand il conseille
de ne pas trop
approcher
la peinture
pour ne pas se faire mal
Soutine
disant à propos
de son passeport
'regardez ils m'ont
abîmé le juif'
Bacon dit beaucoup
plus que Deleuze
quand dans la vitrine
du boucher
il se reconnait
Et pour qui
ces viandes...
ces autopsies
ces proposées
à la dent
des peaux d'à côté
pas pour vous?
et bien pour
un souffle de l'air
du ciel où domine
le Rouge.

30 juil. 2011

Claquements D'Os


JARDIN DES DÉS (ne vend ton âme qu'au diable ou à la censure)

Aux grèles
d'infinis
craquant la tête
le cerveau
des führers
où claquent
les os enragés
rongés
par le vol
des oiseaux
vivant de l'air
du vent
après la Nuit
des enfants
lumineux
brisés
des contemporains
en la modernité
des espaces
splendides...
leurs cris
dansent
dans les chemins
de nulle part
qu'ont tracés
pour eux
les maîtres
du Silence.

Que le bruit
des mots
se distortionne
qu'il tinte
à l'effort
de la joie
qu'il danse
sur la vérité
de VIVANCE
au moins
de l'écrire
Car à quoi
servirait
un baillon
sans les mots?
Et tous
les baillons
du passé
la mémoire
s'en rappelle.

Un vent
mauvais
court
sur le jeu
des marelles
sur le jeu
des ficelles
sur la vie
jeu d'amour
et d'émotion
de lumière
il fait si noir
qu'on en tolère
un peu
mon colonel
qu'il se retourne
vers vous
et vous en glisse
quelques uns
mon commandant.

29 juil. 2011

Le Devenir Mot


TÊTE ÉTHER
"...Notre vie passe en transformation.Et l'extérieur de plus en plus ténu s'étiole."*

Des beuglements
cris de gorge
râlements
du seul à seul
de hauts cris
de la langue
scrappée
d'invisible
pas novlangue
ni pâte-mots
motoudis
motablanc
movide
monimo
rancis noirs
évanuits
moseuil
moSEUL
évidé
du tendre
du doux
du bon
d'amour
moéteint.

De vent
sans sépulcre
car ce qui
faisait dire
n'est plus
crevé
usé
pillé
rosé
marchandé
des mots
oh! grégaire
pour servir
vous attablés
anthropophagés
des maux.
Horde à règne
de bagne
peur et sang.

Évideur d'Amour
haaaa!note meeesieur
Règne de bricbrocs
de pilés d'écrapoutis
de mangeux de terre
mots vos riens
Ruée d'entre vous
bénis des mois
si sûrs...
etc...
Allons allons
...'De voir un pinceau,
une main de peintre,lié
par ses propres pensées
et celles d'autrui,
liée par les soucis,
les scrupules et la souffrance'*...

Pas cave
mais des racines
la lueur
devenant
des tourne-sols
des soleils
dénoués
d'éruptions
physiciennes
têtes brûlées
de lumière
et pas éternel
de l'être
'...en la décomposition
définitive de la structure
du monde...'**
que voulaient
bien nous dire
les mots?

Rilke*
G.F.Carrera**