30 juil. 2011

Claquements D'Os


JARDIN DES DÉS (ne vend ton âme qu'au diable ou à la censure)

Aux grèles
d'infinis
craquant la tête
le cerveau
des führers
où claquent
les os enragés
rongés
par le vol
des oiseaux
vivant de l'air
du vent
après la Nuit
des enfants
lumineux
brisés
des contemporains
en la modernité
des espaces
splendides...
leurs cris
dansent
dans les chemins
de nulle part
qu'ont tracés
pour eux
les maîtres
du Silence.

Que le bruit
des mots
se distortionne
qu'il tinte
à l'effort
de la joie
qu'il danse
sur la vérité
de VIVANCE
au moins
de l'écrire
Car à quoi
servirait
un baillon
sans les mots?
Et tous
les baillons
du passé
la mémoire
s'en rappelle.

Un vent
mauvais
court
sur le jeu
des marelles
sur le jeu
des ficelles
sur la vie
jeu d'amour
et d'émotion
de lumière
il fait si noir
qu'on en tolère
un peu
mon colonel
qu'il se retourne
vers vous
et vous en glisse
quelques uns
mon commandant.

29 juil. 2011

Le Devenir Mot


TÊTE ÉTHER
"...Notre vie passe en transformation.Et l'extérieur de plus en plus ténu s'étiole."*

Des beuglements
cris de gorge
râlements
du seul à seul
de hauts cris
de la langue
scrappée
d'invisible
pas novlangue
ni pâte-mots
motoudis
motablanc
movide
monimo
rancis noirs
évanuits
moseuil
moSEUL
évidé
du tendre
du doux
du bon
d'amour
moéteint.

De vent
sans sépulcre
car ce qui
faisait dire
n'est plus
crevé
usé
pillé
rosé
marchandé
des mots
oh! grégaire
pour servir
vous attablés
anthropophagés
des maux.
Horde à règne
de bagne
peur et sang.

Évideur d'Amour
haaaa!note meeesieur
Règne de bricbrocs
de pilés d'écrapoutis
de mangeux de terre
mots vos riens
Ruée d'entre vous
bénis des mois
si sûrs...
etc...
Allons allons
...'De voir un pinceau,
une main de peintre,lié
par ses propres pensées
et celles d'autrui,
liée par les soucis,
les scrupules et la souffrance'*...

Pas cave
mais des racines
la lueur
devenant
des tourne-sols
des soleils
dénoués
d'éruptions
physiciennes
têtes brûlées
de lumière
et pas éternel
de l'être
'...en la décomposition
définitive de la structure
du monde...'**
que voulaient
bien nous dire
les mots?

Rilke*
G.F.Carrera**

27 juil. 2011

Là Juste Là


CHANT DE L'AUTRE BORD

...des enfers
et du ciel
une roulade
debout
dans la beauté
des jours
Là où même
l'ordure
est catapultée
de lumière
Là où mon coeur
chavire d'Être
animé de Joie
dans la poussière
fauchée de la mort
qu'apocalyse
la grisaille
des commandés
du chiffre
Nature nature
incontournable
totalitarité.

CET ÉPISODE
EST CLOS
FORCLOS
...'NE JAMAIS AVOIR ÉTÉ'*...

Que d'oeil
que danse
ta comédie
tes mensonges
tes emmanchures
fils de lumière
de judicieuse
raison
Bum voyou
quand tu retires
ton titi
que tu casses
ta pipe
devenant
entremetteur
fourbe
et iconoclaste
Oeil de corsaire
esthète
de grand chemin
à la vision
d'orpilleur
ami d'honneur
complice
d'effluves
et de fleuves
LÀ où aveugles
pour Voir
outrés
que nous nagions
dans nos larmes.

A.A

26 juil. 2011

Le Cube


LA CLÉ SOUS LES CENDRES (Dieu et l'Art sont à tout jamais impensables)

Seul contre JENOUS
l'Oeuvre détruite
menace au corps
résistant
de la création
le coeur créé
contre blanchiment
du sang
des gestapeaux
nouvelles
Dedans dehors
le train
de la MORT
à tous les ravages
Voir rendre visible
le visible
Le jugement dernier
du début du Monde
à la Nature
de la nature.

De Là l'Art
de la résistance
en concept
du NON de nom
Incrire pour RIEN
ce qui Est et Sera
après LA MORT
L'Oeuvre Feu Sacré
après sa mutation
du Lieu Du Crime
Goya
Dostoïevski
Kafka
Trilogie
de la dernière
Porte
Le Reste à Brûler
L'Art à muter
d'Antithèse
à son ÉTERNITÉ
corps et esprit
à sa dernière
Réalité:Créer.


D'autres lieux
d'outre-tombes
Une Réalité
Mortelle
et d'autres
univers
si l'ART le veut
car les dieux
sont sévères
pleins de terreurs
et d'horribles
visions
leur appel
est tout comme
le saut dans le vide
un ABANDON
aux conséquences
à tout jamais
TRAGIQUE.

24 juil. 2011

Néant De Bonheur


PLUS LÀ PLUS ICI.

L'insensé
du lobe
coupe
l'inépuisable
l'insaisissable
TOUT
projetant
l'Univers
en paillettes
joyeuses
de mille milliards
de Riens
assassinés
en pleine semaison
d'AMOUR

La Nature
à sa ième
puissance
s'étire
Olympia
devant
l'oeuvre
de sa progéniture
ayant terminé
sa leçon
d'anatomique
oraison
somnambule

Jeux de masques
démasqués
des mascarades
au premier
coup d'oeil
l'ensorcellement
était joué
La beauté
de sa croûte
à bailler
les abeilles
le sort
était joué.

Mais ta mort
fausse
les disques
d'acier
déchirant
les champs
livrés
entrelardés
de bacon
marchant
en ton temple
sang
dégouttant
de Technique.

L'oubli
des misères
des agonies
du ruissellement
de ta Beauté
effrayante
et amère
Ces raidis
de sang froid
au jour
du bonheur
qui du haut
de sa tour
saute
brûlant
le dernier
souffle
de l'errance.