3 juil. 2011

Les Mos Sans T


L'ANGLE DE LA LANGUE

Terreur dans l'angle
de feu
vile lacune
de langue rouge
beurrée de sacrifice
des bas maux
mal mots dit
des coins
forceps grégariens
abcdilles abccus
four à ondes
courtes
mots ronds
reste a faire
des signes
des mos sans t
démograffés
les langues
en cuoins
roulons
barthe sans l's
noyé
jouant d'eau
mot coeur
sans hache
ni crucifix
qu'elle pivote
radote bergotte
avec morcel
que chat rentre
dans le sacre
du paintemps
que se décorrige
le mot de la faim
qu'on brûle
des morpions
aux pruritains
du derrière
de la langue
sang con sans suce

Prendre l'r
sans dire
des m'hauts
voler très bas
près de la firme
maman
sans gouffre
d'arcane
mojouir
sex papa trier
sur le ventre
ne pas pas
FESSE faire
foutre maux
en l'erre
aux juntes
des vils
codes d'exputés
la bride
aux museaulit
ni ancien
ni nous veaux.
Qu'en fin Ça
son chante
jusqu'à ne plus
dire Rien.

2 juil. 2011

La Danse De Sortie


DANSE (Désormais même rien est quelque chose)*

Au temps jadis
rien etait
quelque chose
plutôt que rien.
Et que compter
sur un brin
d'herbe
d'amour
le fer à repasser
Résidu
en particules
fragmentées
et des cornes
muses en brasser
des murets
de fraises
Des hymnes
gazouillés
à faire peur
aux brindilles
de foin poqué
des passants
sorties
Mais
des fisselles
marquaient
leurs yeux.

Ni lourd
ni léger
ce qui tombait
criait
vive le vent
Des rires
des hoquets
des sons stridents
s'entendaient
entre le marteau
et le cheval
de foi
Bébelles
disaient
les canards
et les sarcelles
fais vite
disaient
le froid.

Précisément
il n'y avait
point de serrures
que murs de portes
de peurs
De grosses têtes
cordaient
du brin de scie
cherchant
les sous bois
Très attentifs
d'autres
sans perruques
frottaient
deux pierres
des spécialistes
un de Pluton
l'autre de Platon
flamèches
qu'ils croyèrent
musicales...
qu'étincelles
venant de la grotte.

Tout en ryhme
sans analogie
possible
avec la fin
de l'histoire
ce fou danse
s'enfonçant
dans la chorégraphie
du solide au feu
de l'air
s'enfante
syncopé de joie
une élévation
prend l'air
son corps vole
en lui
Nijinski

Sloterdijk*

1 juil. 2011

Cricri Du Ciel


PASSE TÊTE

Avant
comme après
l'art
prend
sa liberté
à bout de doigts
à bout de dois
Avant d'être
un métier
une technique
un style
un souffle
du vent
un climat
peu beaucoup
tenant à rien
de Rien...

En temps
de dissolution
à l'ardoise
du sang
des semblables
d'incontrôlables
tremblements
vertiges
de vérités
qui nous regardent
gèlent la colonne
et culbutent
en l'éther
...
où Tout se retrouve
en Rien
et revient
lontemps après
que les poètes
ont disparu
lalala...
LÀ.

Terre le passage
d'erre d'air
où s'enterre
la vie des morts
l'avis la vis
du vis à vis
de jenous
un brin de pas
en train de pas
à pas LE BEL
AUJOURD'HUI
par vos cricri
et crie encor
d'en cyanure
en sinécure
portail
en porte erre
emporte
terre
en parterre
jenous en partance
en peau dense
dansée
pour Rien le Ciel

Un souffle
déjà qu'entre
deux dents
le commerce
du viandeux
époumone
l'azur
et les bons dieux
s'évaporent
au noeud du coeur
Il y a chez Bacon
tant d'Amour
pour la vitrine
du JENOUS...
de sang avarié
que le tableau
est impuissance
sacrée
et demeure
de la peinture
de pauvres
chefs-d'oeuvre
du génie
de la VÉRITÉ
en TROP HUMAIN.