6 mars 2011

Auto Graffé


UNE NUIT SUR LE MONT-COCO

De la naïveté
au dos cacheté
des enveloppes
à la langue
collée aux mots
de l'étalon
dans son box
à autopsie
aux tempêtes
de neige
floridiennes
au brun
de sa culotte
à la pomme
avalée de travers
aux toasts brûlées
à la mort
de McEwen
un matin d'hiver
déblayant toto
...l'Image
à Vraie Vie
du moins de RIEN
à découper
peuple invisiblement
visible...
le dernier
chez nous conforme
à la couleur
des îles
d'en sortir
à chaque fois.

Pas d'histoire
en marchant
dansant
en tombant
changer...
de bands
the bad
du champ
en chant
tous posthumes
et des recettes
palmes de phoques
à des roches
comme patates
Est-ce ainsi
les dernières
obcurités
un reste
de ce qui doit
"L'anxiété à combiner
deux lignes
est pénible"*

Klee*

Le Tout Qui Bouge


DE TOUTES PETITES CHOSES(dedans nos bois)

Lots d'infimes
et toutes minuscules
présences...
mortelles
vertigineuses
imprévisibles
accidents
tous incidents
...mixages
infinis de magmat
jusqu'au confin
pour revenir
par une poudreuse
brassant sans cesse
la ribambelle
composite
innommable
de tout ce qu'on veut
...Un grand Rien
du moins pour nous
préocuper à vaquer
à sa quotidiennerie
pourtant...

Ce dimanche
ici une petite
tempête
ou la semaine d'avant
demain vents pluies
la mort d'un proche
un enfant animaux
...la Mort.
Ce ne sera plus
ce que c'était
D'infimes petites choses
imperceptibles
choses tragiques
pour nous...
La fin de quelques
poussières...
Fin du monde
particules
fines de poussières
pour Rien.

Du squelette
à la peau
des surprises
ont lieu
à chaque instant
de la rapidité
des changements
effrayants
le constat
de voir comment
insidieusement
l'illusion de la durée
était sans fondement
Tantôt le réveil
ce sera où
et pourquoi
encor et en corps
ou pas...
Oui où suis-je?

Et pourtant
lier
d'un va
trois
je vous lui
le même
en une traversée
d'osmose
qu'est-ce d'autre
de Rien À Rien
pour Rien
Trois.
Moi Moi Moi
Rien
...et dit eux
dieu RIEN
la tétête
toute petite
trois fois RIEN

5 mars 2011

Trou-Peau


SOUS LA PEAU LE MUR (où je me dessine un dessein)

Pas plus tard
pas plus tôt
dire
pour ne rien dire
et tout ce qu'on dira
la dessus à ne rien dire.
Des mots qui se présentent
que cherche l'"hypocrite
lecteur" gestapo
du ludique
police scientifique
sur quoi revenir
sur ce qui n'a pas été
dit que l'on dira
sur la manière
la méthode
et qu'on en finisse
avec le mot
impôsable mot qui se paye
de la multiplication
des pains du sorcier
L'invisible mot;
MORT... .

Un tel consensus
à l'éterniser
à sauver les soleils
couchants...
Le Sens;
de l'appropriation
créer un compte
ouvert à la baleine
en comptant un conte
pour chaque dent
qui tombe
L'éthique
patte blanche
de sang
après la crevaison
des os
et du récit
d'avoir dit
merci...
au buffle
écrapouti
aux arènes
des bandits
Le devenir
des Gens
est de POÉSIE
transinutile
veufs et joyeux
L'anxiété
d'un sacrifice
par débris
coeurs arasés
d'un nihiliste
à Esculape
Rigueur
d'une Alice Roby
ferraillée
d'éminents chercheurs
de Struthof
arrachant la langue
au petit oiseau.

Sang suie
les boulées
de nos corps
de bisons
ravins
des vies
des yeux
pour crever
des giboulées
de mains
à ongle prenant
les chairs
les frayeurs
les supplications
des voyants
immémoriaux
Ça revient...
très bien
braquer
les jobber
compte-virus
...allons
il y a d'autres.
Faut qu'ça saigne
Bison Ravi
Biotope
chiffré
inutile.

Patience D'Apocâlisse


BASE CONTINUE "J'incline peux être à la ruine,mais j'incline aussi à me sauver toujours rapidement"*

Outre
en dessous
des pierres
obstiné
éclairant
la base
mais de quoi
en fait?
L'art chose
tranquille
et gracieuse
dans les bruissements
dit Michaux
exactement
au coeur
d'un risible
à s'étouffer
aux larmes
...au premier
coût d'oeil
histoire de fous
et on se prend
à rire
d'un rire...
un fou rire.

Peindre théorique
ou de l'embarras
peindre agité
deux folies
tant de manières
de maniérismes
jouer de toutes
les façons
c'est mieux.
Encor tirer
sa ligne
de pigments
de piments
ou du serpent
Qu'importe
on y est
exactement
modérément
comme
dans un rêve
si l'on veut
Au désert
jouer de la basse
continuo
ne dérange
que les aveugles
les surréels
les présensuels
ou politiquandciel
On s'en fous-tu!

Le monde n'a pas
besoin d'un homme
pour le sauver
d'habitude
ils s'y mettent
à plusieurs
par exemple
une armée
de sauveurs
pour le reste
deux milles ans
trop long pour ma
pauvre patience
d'azuré
Le modo
sauver la baleine
terre...Jonas
Le jaune
me sauve
du bleu
du vert
de la grande
badabagne
des fois le rouge
de trop de froideur
des bondieugris
et bonne basse
continue
entêtée
dans une cage
avec des tigrés
en amour
orchestrés
sauve rien
même pas un arbre
pour du papier

Du vol
bol d'or
mère morte
pas d'envol
sans braquage
sans adage
perdre sa vie
d'épiphanie
idioties
Land pas la langue
toujours coupées
du tableau
Poétiquement?
Proématiquement
c'est mieux
plus juteux
ou mieux...
jujurieux.


Klee*

4 mars 2011

Mort-Aise


PEU D'APPELÉS BEAUCOUP D'ÉLUS

De lignes multiples
à la ligne unique
Delacroix Hokusaï
des vies des morts
et des croque-morts
La Vérité
le Mensonge
et les limites
du possible
Tout dépendant
des coeurs
qui portent
un air de temps
alloué
visible ou invisible
Qu'un cordon
soit politique
poétique
cela vient...
Quelque chose
trouve...
Des tas d'apparus
des tas de plus là
des neutres
et des nuances
de cela
de la peinture
ou des guéguerres
dead line au bout
de la MORT

Champ Chant
dans le vent
que des coeurs
portent
dirigés à la volée
aux morts aux vivants
d'occident d'orient
pêle-mêle
ou à escient
et...
sur la peau d'un tigre
ou de Ti-Jean
pour les générations
futures ou sans enflure
à la voilure
y a pas où y a

Odyssée ou petit
conte pour toué
pis moué
voyelles
ou sarcelles
pour elle
l'émotion
sous la dentition
giclant
miamialle
minomé
être ave Tritri
déroulant
la langue
crétaque
de la Mésothéprit
dire Ô mer
l'enrouement
pour la crêpe
au temps
de disette

Et voilà
l'infime petit
filet
tranchant des morts
et des vivants
l'initiatique
passage de la vie
à la vraie vie
menant au jardin
de radis
à la splendeur
des derniers Goya
c'est pour ça
Radis Goya.
Entendez-vous
l'avant
derrière chez nous
y a des chimères

Avrenir


...

Porte peaux
enfilé
d'échafauds
de labeurs
des naïfs
à nid
devant
d'aidant
au parfum
des corps
pourris
moites encor
d'amouir
à Rien
cris
des morts
à résurrections
matines
à l'enfilade
innombrables
gens
de la Demeure
à meules
liant le liable
l'invisible
poussée
d'Avrenir
à tout subite
fauche
prétendants
des noces
d'or et d'argent
non nom non!
A vive allure
blattes crapants
soleil morve
soies mêlées
aux iles
aux elles
on s'en fou
C'est Sa!

Un tient
pas la route
pas çasiale...
pas de déroute
Un pas la route
par sillements
des vertiges
mes morts
de quoi monter
éternel
en crisse
en beau joualvert
de bon dieuse rit
qu'est-ce
que croit...
Un parchemin
d'os
inasous-vie
éléphantesque
ivresque
à vivance
en l'oeil
des Morts.

3 mars 2011

Nature Morte (aux artishows)


LA FRANGE GOUACHÉE

Inutile à peu
pas nécessaire
à tous.
Cela de même
il faut
qu'importe
le motif
l'image
menant l'oeil
(peut importe
le moyen..)
Là où si quelque
chose se voie
on le verra
Ni d'avant
ni pendant
autrement
pas ce que
je voie veux
ce que je veux
je voie
par dessus tout
'les lamentations
des clarisses'
de Giotto
Celà de même
n'y est plus
qu'une
régression
de tuméfactions
en l'imagos
ayoïe...

Des tonnes
de peintures
sculptures
à retenir
pas de sans
réel raison
pour des fenêtres
à poulailler
à poulet...
pour swingger
la basquaise
à terre-neuve
sortir le gras
de la baleine
l'éclairer
du dedans
et voir
plein de petites
sardines
face à face
avec ce rien
des gendarmes...

Léger léger
un sondage
de la tour
effeil
vu du pont
jacques cartier
au culte
de la mécano
du bronx
ou de la plage
bronzé avec Fernande
comme du Rembrand
sauçé noyé
dans du chocolat
finement belge
à la mire et mira
la couche
l'autre jusqu'au
dépot
en banques
de sables etc
any fuck in thing
et what ever
mes sueurs

Chose
religieusement
mentale
Giotto
ignorance
ma foi
une seule
grandeur
le seul l'Un
Dieu
Grunwald
c'est déjà plus
de la peinture
c'est de la Vérité
de cires
de l'irrecevable
un paquet
d'irrévocable
suicide
de l'air
l'eau
du feu
terminé
pensez-y pu
a Grunwald
c'est du musée
cézanne
ouvre-toi

Que le diable
se tire
par la queue
dans le pied
seulement
qu'un changement
de cap
Viendra il le faut
le vrai du faux
ou la faux
ce sera
le faux vrai
encor on vous
voie de la mort
c'est certain
faire
de la bicyclette
céleste
ponctionaire
à l'impôt
etc ect finir
en taxidermistes

Depuis belle
luette à dada
on verra
et bien
tappe la galette
les gars les gens
les filles...
Cela va tout seul
on ne peut
mieux tomber
l'art fera
comme le bon dieu
c'est Dieu
ce ne peut-être
que Ça

Compostsition
en dodo majeur
et la formule
étendue
en beurrée
de tête
ou pas beurrer
s'entête
c'est la mort
qui agit
vagissant
le temps passé
en frange gouachée

En Corps Mort


NOUS SEUL MORT

Suffisance
cardiaque
ta main
ta main
fleuve
dit vagues
aux pas
et quel temps
off...
tripassé
sans office
tout pillé
taxage d'air
du vent
songes
chimimimiques
ce sera
bien...aimé
deux sous
prévus
visibles
à la fibre
ressentie
à la nuance
du gaz
d'apparence
savante
qui s'étiole
au fond
du sépulcre.

Infime
splendeur
retenue
sous le regard
explorateur
empottant
des dieux
évidés
des cadavres
du sel
et du désert
"Cet hiver,
vers février
probablement,
nous espérons
avoir un bébé,
un joli petit
garçon que nous
appellerons
Vincent..."*

Allons Allonzo
el topo
odeur du vert
logis des pousses
à se tuer
la ribambelle
dans le parc
à triche
roule ton ford
ton jogging
ton tandem
ton éternel
jouvance
noue tes hanches
prend le ciel
tente ta chance
porte autour
tes stygmates
imprudentes
crache l'arche
d'un prix

Van Gogh*

1 mars 2011

Sacrifixe Conforme


JUSQU'A L'ÉPUISEMENT DES STOCKS

L'Esprit ayant Vu
fit le neuvième
jour
et le dixième
disparu
d'Horreur
par la mort
signé par TOUS
l'égarement
feu l'épave
même de quelque
chose
qui a échappé
des bouts d'homme
Des tonnes
signent
les milliards
d'ayant perdu
à l'abattoir
du Silence
le prix du veau
aux porches
de paradis
fiscaux
à chaque
assiette
têtes en sauce
yeux bouillis

Soupe au Courroux
des bras des pieds
des âmes mortes
kalachnikovs
estropiés
les uns les autres
tirans tirant quoi?
Rubis doux doux
tout doux...
Vincent veut fumer
la Mort
n'étant pas un pou
au carbone
à pendule
noir dieu
exorbitant
l'envol des corps
beaux...là!

Sacrifixe
saxifrage
et pierres
à sous poudrer
la main
d'égorgement
rage continue
tuant oiseaux
chevaux
fanfans des roses
acte-lier
repeau faisant
nids de bouquets
sa source
l'avenir
non nous
misérables festus
de coutumes
costumés
comiques savants
nés tombés
d'Un veuf
de boeuf
faut Voir
...ou pas
c'est ça
né pour Ça.

28 févr. 2011

Saint d'Aise


TOUT DOUX...et hop...jaune..."Tout est mûr pour la poussée en avant..."*

D'un trait
pas savoir...
l'oeil écourte
libre se mentant
d'inventaires
rescapés d'aguets
quoi que quand
soie passe
en paradis
dégrippé
l'onde de choc
est si concentré
qu'un passe
tout vent
ramasse
le beau de l'air
martyres et voyous
s'en crissent
d'un pas là
à l'autre dévoré
vers à soi
ou ver luisant
Vers...

Plus à la
présidentielle
la géhenne
des mastiquots
de toutes langues
marinées
roulées
sans filet
jetées
au sans fond
"La démocratie
avec sa demi-
culture nourrit
honnêtement
le mauvais goût"*
du tableau
comme autant
de petites
gigues à Giguère
jeté dans rivière
des paris
là où tout meurt
se présente
décalé d'un
univers cosmique
"Pour ma part,
je trouve peu à peu
dans le monologue
un charme tout à fait
particulier..."*
forme de cerveau
à se refaire
le petit pâté
de sablier

A la dernière
chlorophylle
contraint
de s'échanger
la dernière
rançon à croire
tout ce qu'on a
pour tuer
le temps
du patron
du tailleur
bailleur
de ruines
le nez bouche
pleure...en saler
des lèvres
de terre éternité
dernière pas trouvé
peut-être est-ce cela
en dernier lieu
le JAUNE...

Jaune jeune
pluvieux
délavé
c'est mieux
en dessous
pas plus
même moins
la montée
boule wagon
son sacrifice
à l'écoeurement
d'artificiers
jaunes towns
pour sperme
de guerre
dit art-o
persiffle
déplafonne
en multiplication
poussièreuse
comme autant
de morts
brûlés
à l'exit
de lumière

Décubitus
et le puit
asséché par
les fainéants
parfûmés
des prurits
d'insultants
crachutiers
"Et nonobstant
terriblement
humain"*
et qu'un
pour la MORT
a la queue
ce fiel de tête
Tout est noir
pas plus
même moins
Faut tenir
la blague...

Klee*