
NOUÉ DE GOUDRON
Et comme
bon vent
tempête
aux besoins
des usages
et à
toute dépense
en chemin
tendrement
dans le sillon
le mien...
"ni exclus
ni inclus"*
Pas plus
pas moins
cela!
Intransigeante
transition
d'ongles à sang
à main faber
aux rêves
de se donner
du vol en tombant
malgré un reflet
noué de mal
à faire venir
juste une image
même mort
l'attendre
l'exiger encor.
Qu'est-ce que
l'en-dessous
d'une pierre
qu'un trait
pareil
à un château
de Magritte
empêche
de vous écraser
abri risqué
bon rien
pour un homme
bon pas là
servant
servi...d'inutile
Ceux qui entrer là
peignez peinez payez.
Invisible
noir mais nuageux
à gouacher
de poussières
Rilke*

LE BAL HONORÉ
Si pas là
murer la note
en un vide
de boule
qui sait
saura
pourquoi.
Une vie
et Hiroshige
fit
chuter
l'oeil
d'Occident
hors de sa bitte
Malaise
à la ligne
Ingres
la met en doute
l'écarte du ciel
voyant à voyeur
péteux de vinyene
en rase motte
la grosse poche
Histoire de voûtes
de courbes d'organes
flammes perverses
en pièces
détachées et embolies
cérébranles
feu d'artifice
et flammèches
d'embryonmane
Refaire le lien
quand tout
est sans mystère
et la couleur
des rêves
des grognements
de chameaux
aux vrombrissements
de milliard d'étincelles
fusées d'hécatombes
et au bout petit
solo de violon
dingue...
Cela semble
mais n'est pas
pas encor...
Sommes si habitués
en somme de sommeil
qu'un lotto
ébranle
plus que larmes
d'Ulysse
et qu'une samba
bat toutes peurs
d'être avalé
par la chose
au plancher
des mille
et un puits
depuis la nuit
des temps
Et quel temps?
"Perro enterrado
en arena"*
L'un l'autre
de mois en mois
de moi à moi
le pourquoi
de la chose
au-delà
de la prose
et des mots
Jenous la chose
comprise
de l'autre côté
ici tapie
la même chose autre
quand dans la main
ça fait ses pas
de pas de...
à Rien la chose.
Goya

CERCUEIL D'AMOUR
Des tonnes de gens
des feuilles
amoncellement
de ciel de têtes
en l'air à geste
ou gouachés pointés
hors Dogons
capitalisés
des morts
à comprendre la nôtre
étincelle à voir
dans les gouffres
en tête oiseaux
ou sarcophages
Ici peu sûr
un chat se lèche
poils plumes écailles
...colle lier
Un tableau doute
dû-t'il avoir cru
ou cuit.
Une walse que danse
un roi courant
vert j'imagine...
les restes d'un noir
de réalité d'Abîme.
Trop seul
Trop lourd
trop léger
trop trop peu
trop tôt
trop tard
trop nombreux
trop de sables
trop...
et de galops
d'imposés
à galons
alluvions
ou poussières
pas cosmiques
pas tragiques
de n'y être pas
difformes
mal informés
des guides à seaux
sauts sots sô
un sentier à soi
suceur d'ombrics
ou escaladeur
d'overpass
Infiniment des signes
à gibets bombes
souffrances
et peurs et la Peur
De la Beauté douce
de tes reins
signalant
le cul de sac
à squelettes
à décompositions
des tombés
à dévoration rapide
économisant le feu
des grandes froideurs
terrestres
d'hivers insensibles
prêt à aller moyenner
le pourquoi évaporé
des fumés de la terre
un temps de pommes
de cidre des acides
Tombe d'estomac
A quoi rêve un génie
en sa lumière...
Un mourir
A quoi sert la lumière
sur le monde...
Innombrable mourir
Et la couleur
sans savoir
sera-t-elle
la dernière à Obéir
aux Médicis...
ou au Père
de la Sablonnière
que gardera-t-elle
du secret...
en son cercueil
d'Amour.

UN FIL DE MUE
Des enfants
qu'enterrent
les morts
à mourir
depuis.
De sombres
bonheurs
captifs
à la plume
de l'oreiller
inestimable
souffle
étouffé
Dehors
dedans
l'écran
claque
pille
pile
Hé!tête.
Phase ternie
hypocrite
jetée
au paradis
de père en fisque
crachat d'accueil
terminal...
Toc toc
inconnu
seul à seul
nous deux
courage
ou pas
boue
ou cristal
sans ancre
sans lande
plus de mains
qu'un moignon
en trop.
Le logis
inquiète
les voleurs
les objets
les pillent
les estampillent
air vent eau
sable sans chaux
Vert sang tige
par distraction
que l'écho banni.
Ce ciel
perçé
où s'est
engouffré
le temps
d'effroi
et tes yeux
moisis
j'ai peur
où est
ta lumière.
Sous peu
sans sous
à la soue
une corde
au moins
vocal
fredonnant
prétentaine
vers...
rouge bleu
jaune.
Tempête
froid
à tout risque
ayant tout
perdu
que des pensées
de vent
sans corps
sans âme
bien avant
Job et le travail
du vol de nos yeux
stellaires.
Sans issue
serait-ce
cela la demeure
Alors...
Et si de là
accorder
avec mains
gouache
pont
sans fin
la rivière
d'Amour
si Rien
que ce n'est pas
sans doute
aller.