3 févr. 2011

Sentier de mouvance


CERCUEIL D'AMOUR

Des tonnes de gens
des feuilles
amoncellement
de ciel de têtes
en l'air à geste
ou gouachés pointés
hors Dogons
capitalisés
des morts
à comprendre la nôtre
étincelle à voir
dans les gouffres
en tête oiseaux
ou sarcophages
Ici peu sûr
un chat se lèche
poils plumes écailles
...colle lier
Un tableau doute
dû-t'il avoir cru
ou cuit.
Une walse que danse
un roi courant
vert j'imagine...
les restes d'un noir
de réalité d'Abîme.

Trop seul
Trop lourd
trop léger
trop trop peu
trop tôt
trop tard
trop nombreux
trop de sables
trop...
et de galops
d'imposés
à galons
alluvions
ou poussières
pas cosmiques
pas tragiques
de n'y être pas
difformes
mal informés
des guides à seaux
sauts sots sô
un sentier à soi
suceur d'ombrics
ou escaladeur
d'overpass
Infiniment des signes
à gibets bombes
souffrances
et peurs et la Peur

De la Beauté douce
de tes reins
signalant
le cul de sac
à squelettes
à décompositions
des tombés
à dévoration rapide
économisant le feu
des grandes froideurs
terrestres
d'hivers insensibles
prêt à aller moyenner
le pourquoi évaporé
des fumés de la terre
un temps de pommes
de cidre des acides
Tombe d'estomac

A quoi rêve un génie
en sa lumière...
Un mourir
A quoi sert la lumière
sur le monde...
Innombrable mourir
Et la couleur
sans savoir
sera-t-elle
la dernière à Obéir
aux Médicis...
ou au Père
de la Sablonnière
que gardera-t-elle
du secret...
en son cercueil
d'Amour.

1 févr. 2011

Fête Morte


UN FIL DE MUE

Des enfants
qu'enterrent
les morts
à mourir
depuis.

De sombres
bonheurs
captifs
à la plume
de l'oreiller
inestimable
souffle
étouffé

Dehors
dedans
l'écran
claque
pille
pile
Hé!tête.

Phase ternie
hypocrite
jetée
au paradis
de père en fisque
crachat d'accueil
terminal...

Toc toc
inconnu
seul à seul
nous deux
courage
ou pas
boue
ou cristal
sans ancre
sans lande
plus de mains
qu'un moignon
en trop.

Le logis
inquiète
les voleurs
les objets
les pillent
les estampillent
air vent eau
sable sans chaux
Vert sang tige
par distraction
que l'écho banni.

Ce ciel
perçé
où s'est
engouffré
le temps
d'effroi
et tes yeux
moisis
j'ai peur
où est
ta lumière.

Sous peu
sans sous
à la soue
une corde
au moins
vocal
fredonnant
prétentaine
vers...
rouge bleu
jaune.

Tempête
froid
à tout risque
ayant tout
perdu
que des pensées
de vent
sans corps
sans âme
bien avant
Job et le travail
du vol de nos yeux
stellaires.

Sans issue
serait-ce
cela la demeure
Alors...
Et si de là
accorder
avec mains
gouache
pont
sans fin
la rivière
d'Amour
si Rien
que ce n'est pas
sans doute
aller.


31 janv. 2011

Équinos


FUGUE DE MAIN

Jours à rattre
à pattes night
qu'embrase
coïncidence
en tourne vent
des pôles
sans orientation
que des farandoles
sans même le champ
de coton
ni d'insectes
dans les forêts du nord
le lieu vire
prend le bord
craque l'amoncellement
des arts décapsulés
du sacré de la divine
main tendue en l'ouvert
du Grand Autre

Le désir de mort
vire en comédie
sans temps ni lieu
l'esprit ayant fui
avec la Joie
L'ordonnance
de trépasser en silence
dans les tableaux noirs blancs
rouges disparus tel qu'arrivés
dernier bienfait
pour la fête des yeux
devenue monnaie
courante...
en guise de dote
à l'oubli foetal
suite des rois
gammés enivrés
d'irréalités
malfaisantes.

Un commencement
...la poussière
déjà les blocs
de Poussin ou de quelques
villes de De Chirico
en marchant pensant
passant...éphémère
vaine présence Là
un hasard supérieur
la réalité est toujours
toute proche...
lieu des morts
paquet de membres
tas d'os
les miens...

Portant la mémoire
avec ou sans jambes
à cinq temps
pour que danse
l'innocent
à son port...
Falaises a mirliton
sans pourquoi
qu'est-ce qui reste...
lots de poèmes
à corriger en la veine
des pierres
monde anonyme
chant prisonnier
de ses signes.

29 janv. 2011

Red Play Off


RED PLAY IN A GARBAGE CAN

Se faire panser
la plaie seul seul
en sa fiction
jungle bell
etc...DISPARITION
avec la caisse
du père du fils
et le sang aussi
là pour ça...
au rougeoiment
des langues de feu
...sous les pins
de Cézanne
en sa vision enrhumée
de la fin en sa terre
natale et promise

Les Gens dos
aux tableaux
de F.Bacon
face aux
David Friedrich
...terre de tous
les bas fonds
qu'ont-ils vu
ces drôles de moineaux
aux petits nids
de leurs plûmes
à pinçeaux
...le Saut.
mutation de passage
en tendre nuit
d'amour à desherber
à la porte du Tout
entoilant chacun
en des luttes
là hier comme au jour
d'aujourd'hui
en l'irrespirable
respirant l'air
sortant des lèvres
rougies d'Éros
en pleine entrecôte
...noire très noire
des couleurs.

A la vérité
colle la Musique
certaines peintures
et quelques chiffres
seul remède
à la quotidiennerie
d'éruptions grotesques
d'erreurs comptables
à part bien sûr
de na pas être né
en une embuscade
testiculaire
pour beaucoup d'appelés
et d'élus en la petite
pochette techniquement
k.o...tandis que s'ébauche
le grand oeuvre
en sa pierre d'angle
Nature compostillonne
murée d'Éternel
incolore...

Pétri d'instants
des coeurs noyés
de débandade
pendants pendus
crève-lumière
à la toile du temps
pas d'acquittement
ying yang sans dieu
en son moïse
Que des riens
en Rien...
toutes lanternes
éteintes en la brisure
monde Seul en un chant...
bloqué en la nuit
des Nuits oubliés
de l'Oeil.