
TAXINERFATA
Si mais pas certain
chaussure des laçets
sur la rue de Chime
un cavalier court
en amont
pointe une gomme
efface et recommence
En bas âge
bien avant le monde
et que sans témoin
l'écart du moins
la distance...
Marquas soulignait
à peu de chose près
tout ce qu'un enfant
doit attendre
du dépeautage
du sol si ré
de la prolifération
des saisons de ski
à Mont-Tremblant
aux Côtes brisées
arbres à abattre
fabriqués des bas-culs
Et pourtant
"...inquiétude
de mon crâne
dans la gueule
d'aiguilles
futur d'enfer
et de fourches."*
Le réel oui oui
le Réel le seul
celui du peuple
dispersé
à tout vent
ces bruines
de sang de vraie
Vie ici ailleurs
comme au ciel
sur un coin
de rue en rutte
et dans tes tranchées
à marionnettes
sans fils
ni Saint-Esprit
plutôt assis
à Anse-Pleureuse
Ô Toi du Paradis
exactement
ce blanc-là
juste là
blanc d'oubli
Lieu
des réminiscences
"...yeux fermés
le ventre
sur un caillou..."*
Assis dans le gel
du pourquoi
du venue venant
viens encor...
"je laisse en toi
voler
des oiseaux blancs"*
sans ton avis.
Lapointe P.M*

SÉQUENCES
La Dénote
...ciel
d'un oeuf
à coq
pour
le neuvième
jour
à la trouée
des sables
aux mille
mains
insignifiées
à la portée
d'une ligne
d'Ingres
à sa nuit
où Dimitri
brouttant
les derniers
coups de grâce
à l'idiogriphe
en phase clée
sur sol
pour doigt seul.
Les Doublons
Frelon
doublant
les étés
tu te rapelles
les babilles
de Padoue
cherchant
l'élévation
du Gréco
dans les ruines
du banquet
sans ailes
aux grenades
de glace
un temps fort
dadadadada
à quatre ailes
mixage
de dinde
et d'épices
frelatées
et de colle
à clou
la fête...
Atelier
du temps
où le tableau
broutte l'oeil
peaux détendues
lousse slack
ou "le peintre
n'a plus
grand chose
à raisonner"*
cent mille
tendances
à Nature Vivante
suspendant
le désordre
établi
de l'instinct
de vie.
Valéry*

MANGE LE PIGMENT
A Table
La chaux muse
la musique
l'os de même
paille suçée
de corridas
risquant sa nuit
à la messe masse
poche crevée
sabots d'affamés
à la sphère
braises à cri
à pleure
sans abri
meurent aussi
pendus
au vent d'abandon
rien...rien.
"Les mots d'amour
se bégaient
Violacés d'uranium"*
poisseux
larvaires
dans les bouches
sur un calvaire
des viandes
d'infanticides
pas faits
pas consacrés
abasourdis
piqués criés
hués finalement
au bûcher
du boucher
du bonheur
au pique sang
des moeurs
pas maudites
pas.
Retailles
repassent
sans billet
ton feu de souffle
chair ouverte
à tout venant
agonisante
lumière
en la béance
des savants
repus vomissant
des dents
de boeufs écorchés
cinq moins que deux
décadrés des rupestres
une traite d'Art
sans pupille
brouteux de tableaux
danseurs d'entrailles
suiveux d'intentions
d'un vouloir vivre
sans finir
en tirailles
au crochet
de la tribu
du tribun.
Beaulieu*

LA LIGNE
Sans l'assise
des campés
des pôles
harponnés
assignés
aux faims
derrière
ce qui sera
des étés
ayant eu
l'alloué
du segment
grimé
des rides
de la mer
ennivrée
d'exhalaison
"...après avoir
secoué les chaines
de la maîtrise
de la nature
qui pétrifie
aussi celui
qui la domine..."*
affolés
des signes
la lignée
sera
de ce temps
des trois
pour un.
Centrifugé
au passé
récent
sloche
sliche
à slache
en Pan
de fureur
des maîtres
a mites
a la tombée
de la toison
des tombes boucs
tous
les défunts
défantés
d'infini
passent au jour
de la réciproque.
Masques aux têtes
coupées roulantes
au son
de l'harmonium
les façades
s'empoussinent
d'ensor belle
et bien piquées
sur des tiges
effroyable orgie
de tous les malheurs
des crimes
fondus au feu
des fonderies
à la part
acéphale
des culs butés
pour plaire
aux yeux
du ciel
et de la terre.
Novalis*

LA CHOSE CHASSE
La vie crime dure
corps à corps
avec l'organe
du parti prie
d'un jenous
approximatif
du miam you
le Cat-Où
rayé des labours
des prés puces
pour Ariane
le chat...
Léon se pette
les bebelles
crache le pope
à corne
pas vu
pas pris
cent nez
tue bouche
le front
de ta tiare
une vie
faut croire
l'infaillible
or qui dé
claquant
blanc double
rigodon
mort à crédit
une autre fois
ça revient...
Léon.
A la cassure
inavouable
bien entendue
les paupières
mi-closes
à la vérité
du hasard
christ jaune
show gun
d'un étant
très tard
mais haut
sur le mont
ananar
le décalogue
redecolle
ixième fois
la fin du penser
je.