26 déc. 2010

Appel Au Vent De Vie


LA LIGNE

Sans l'assise
des campés
des pôles
harponnés
assignés
aux faims
derrière
ce qui sera
des étés
ayant eu
l'alloué
du segment
grimé
des rides
de la mer
ennivrée
d'exhalaison
"...après avoir
secoué les chaines
de la maîtrise
de la nature
qui pétrifie
aussi celui
qui la domine..."*
affolés
des signes
la lignée
sera
de ce temps
des trois
pour un.

Centrifugé
au passé
récent
sloche
sliche
à slache
en Pan
de fureur
des maîtres
a mites
a la tombée
de la toison
des tombes boucs
tous
les défunts
défantés
d'infini
passent au jour
de la réciproque.

Masques aux têtes
coupées roulantes
au son
de l'harmonium
les façades
s'empoussinent
d'ensor belle
et bien piquées
sur des tiges
effroyable orgie
de tous les malheurs
des crimes
fondus au feu
des fonderies
à la part
acéphale
des culs butés
pour plaire
aux yeux
du ciel
et de la terre.

Novalis*

25 déc. 2010

D'Un Fragment Court


LA CHOSE CHASSE

La vie crime dure
corps à corps
avec l'organe
du parti prie
d'un jenous
approximatif
du miam you
le Cat-Où
rayé des labours
des prés puces
pour Ariane
le chat...

Léon se pette
les bebelles
crache le pope
à corne
pas vu
pas pris
cent nez
tue bouche
le front
de ta tiare
une vie
faut croire
l'infaillible
or qui dé
claquant
blanc double
rigodon
mort à crédit
une autre fois
ça revient...
Léon.

A la cassure
inavouable
bien entendue
les paupières
mi-closes
à la vérité
du hasard
christ jaune
show gun
d'un étant
très tard
mais haut
sur le mont
ananar
le décalogue
redecolle
ixième fois
la fin du penser
je.

24 déc. 2010

Vieux Pilleux


DOUBLE NOEUD (dislocations)

Pieux
têtes
en rixe
cognant
des ruines
de vent en croix
pochades de mains
aveugles
enclavés
murés
de cellules
disloquées
d'images
géométrisées
d'émotions
Agonies
tiges à vertèbres
cadastrées
du Nil
défardées
exhortantes
pyramides
sur la pointe
inouie
de son érosion
enclavée
des croix.

Enfin
c'est certain
les volatiles
d'avenir
prometteur
d'heureuse époque
à balais
démanchés
balais
pour balayer
et manches
filigranes
pour emmancher
Ça reviendra
ta poussière
Albert
sur ton astre
dévasté
Mais comment
parler sculpture?

Un poteau
tête
monde
"l'homme complet
se meurt"*
fragment
molaire
poudre d'os
aux chimères
du bronze
rendues au hasard
des peines
perdues
signées
numérotées.
Rien à dire
restes

"l'esthétique
la littérature
(la malhonnêté
littéraire)
me dépriment."**
Mat les échecs
statufiés
les mouvances
pétroglyphées
broyées
rendues
bois graisse
pétrole
les âmes
Saignées
les mots
le ciel reprend
ses choses
crisse le camp
La terre
retourne
au feu de
ses créanciers
abyssales.

Valéry*
Bataille**

22 déc. 2010

Trippe-Tique (la faim)


MA COLONNE AU DRAP

Le tout s'érode
Fume mine de rien
Oui oui qu'un château
donne son rat
au roi tant
qu'il en voudra
des tout rose
des touffes grasses
en silex thèses
ou prothèses...
narcisse fût-il
crevaison de couvées
forme l'enfer
en vain repères
de vieilles peaux
d'hypocrites
crocroctrock-mort
d'interruption
à vers grogne
du côté mir
et mirette
aux quatres matous.

Au vers dose
antre espace
face à port
sur un petit bateau
don derme
et phoque la graisse
sa braise mutus liber
Ô mères nues
d'omerta ton Ulysse
peu joyeux
ta reprise
mort pion né
échoué sur la diva
du divin divan
égaré d'ultérieur
tripassé ton serment
de fil à bitte
dans le trou
d'Esther
tes aiguilles
étaient de marbre.

A Ma Zone


CAMP GRAINES

Quecampquoquoi
c'est évident
de la dent
le cercle
des grammères
aille tôt
temps histoire
de houles
et de moments
Quandquocu
terreux
viol volé
au vent
ça agrécolle
les mangeurs
de pommes
de terre.

Il fut un temps
l'eau là
un bébé bleu
la bourse
au cordon
fit azurer
l'horizon
Aujourd'hui
assurément
de ce côté
écomomie
à ma zone
n'est plus
promis
Tant à faire
un succès
daté autant
fermé.

Le score
pion
à son dessert
pique la banque
son dernier
conte en souffrance
Retour crispé
d'un rizjaune
quand c'est fini
la Sara bande
etc ect...
"...en réalité
je ne fais pas
autre chose
que de me taire..."*
L'odeur de menthe
au bas cerf veau
caille la loi
ta pas sifflé
elle s'est retirée
quoi...l'éternité

Quouquiquand
rien à rire
la trachée
bloque la
si dé si ré
note qui
n'a pas d'affres
flaire le glas
si si encor
une foi
religieuse
sinon adieu
décidément.
Rere tour
de passe
pas eeeetc...
La fin des camps.

Artaud*

21 déc. 2010

Dire Érection


TROUE PEAUX
Des jetées
là baabas
machettes
coups coupés
des colonnes
engrangées
sous la vague
perd merdre
ô si ou
que vous
bousse sol
à point
coeur gelé
Haut lieu
pas question
saucisson
...Mais à qui
à quoi
ai-je
pourri
des arpèges
La queue
des boussoles
à St-Sébastien
Où vais-je
aller.

Des Grous-Grous
regroupés
fendus aux talons
chauffant chauffés
faisant de bombes
bedonnant chut
chute sue Ça.
Faut pas de tire
ance allons
geai mange-rats
Mieux défaire
jamais plus
des fins d'Hier
Tes ben belle ostie!
cacha cahun
pourquoi c'est bien
t'es là...

Con m'en taire
ne pouvant dire
car un sort
n'entre pas
au corps
sans en sortir
de la mine
à Canyon
au dernier
mot des camps
au fond d'un reste
de suppots bas
d'un miserere
d'enfer encor
de la détriture
du bonheur
non désiré

Croyant bien
prière
à tout dire
ce que jamais
on n'entendra
de la poésie
aux marches
nuptialles
de peu godot
bien monté
aux rôts des mots
sans abimer
la bêtise
de onze mille
cierges brûlants
karma-sultas
à faire des ronds
de babines
"à la lune
si vaine
de son cul"*

Apollinaire*