8 déc. 2010

Un Tableau A Esculape


ICI JUSTE ICI
"Tu n'es pas dans le lieu
car le lieu est en toi.
Chasse-le et sitôt
l'éternité survient"*

L'éternité retrouvé
sans la jambe
sans la déception
de devoir payer
son coq à la vraie
vie ici-même
cette forme de cancer
devant le jamais
plus la laideur
et l'Effroi
devant l'extase
infinie du Paradis
Un coq une poule
un boeuf un écorché
un borgne
une pauvreté
un envoûtement
dans l'avalement
monstrueux
de l'angoissant
unicellulaire
dieu...manière
de dire le plus
Grand que soi...
ici de la vraie vie
parce que Nature
Morte...nous
"...la blessure
de la nature..."**
Où suis-je encor
devant la mort
qui m'incombe...

L'Art
forme la limite
de l'Ici
dans l'offrande
héroïque
de son risque
l'Éternité
touché
alors le rire Fou
ou l'Émerveillement
et qu'importe
s'emparent
de l'audacieux
qui devient
génie de Lumière.
Qu'est-ce que l'Art
pourquoi cela
plutôt que Rien?
Qu'est-ce la MORT
A LA FIN?
Croire ne pas croire
ici en l'abîme
ou en l'éternel
...ne relève
pas du Tout
mais d'une merde
hardiment
à changer en art.

Angélus Silesius*
Bataille**

La Porte


ROUGE POURQUOI? (Peindre pour n'avoir plus rien à dire avec les mots)

...esprit
du temps quotidien
en porte en soi
de faits divers
un radeau de la méduse
un titanic
Haïti ou les enfants
de Dostoïevski
encor Je n'ai jamais
eu l'idée
de devenir peintre
pas plus
que de respirer
disait Braque
le je pense
donc je croule
de B.V.V
etc
Dire la peinture
Peindre pour n'avoir
plus rien à dire
avec les mots
sur la peinture...
Vivre en compagnie
d'un bouffe tout
au couloir
de sa mort
plutôt
qu'autre chose
...du surf
On y arrive
à l'indiscernable
Là juste là
qu'est-ce que c'est
cette gigantesque
industrie
chimique des couleurs
de forêt à papier
à pépier...
Où suis-je...
après la fin...
Est-ce encore
possible...
sans Deleuze
de ne pas aimer
l'Art???

Politique
alors écomomique
en fin...
Plutôt
un four à brûler
de la pensée
...des tableaux
Oui brûler
jusqu'aux cendres
ne rien dire ou le
"se couper la langue"
...Là c'Est le Saut
par la suite
il est toujours
étonnant
d'être encor
là la main
devant de soi...

Un rouge
plutôt que...
une ligne
ce ryhme
d'amouir
...etc
Âpre
métissage
devenue magma
gangue schisme
scories
etc...
Après l'Écologie
qu'est-ce que
vous pensez?
Après le guide
Michelin
de la création...
car l'exponentiel
artiste
commence à en inquiéter
plus d'un maître
à penser...
Toujours le même
balancier
les colles à beaux...

Petite gymnastique
et hop...
un pour l'attaque
fonçé tête première
en l'inconnue
moi moi moi...
du tableau
la vie nouvelle
...fatigant pour
les régnégneux...
Quelque chose
qui Est la Vie
Ici juste ICI
tenir devant le
spectraque
poussières
que vent emporte
..."car la raison
purement rationnelle
ne connaît pas
l'arrêt,la fin
le telos"*
alors vogue la galère
"La gloire
c'est de la pisse
de vache"**
Alors
a la Porte du Oui!
Conche*
Brancusi**

7 déc. 2010

Oui-Dire...


MAISON MAINSON
L'Art ne peut-être en Harmonie avec la destruction poétique du Sens.

Aucun quotidien
de barreaux
ne portera
l'acte-lier
loin de ses désirs
des mises
sans savoir
là ou par
millier
de sacrifiés
pour un
s'abreuvant
à la source
inaltérable
inarrêtable...
Maître
de la petite
distance
entre ce qui est
et sera...
loin du ventre
de A-BLANC
pas elle
que peintre
sculpteur
d'enfante
je ne sais quoi...
Pour suivre
autrement
tout pareil
désir
des mains
l'attraction
céleste
une joie
avec et contre
l'effroi
d'obéissance
à ce dont je
ne connais pas
le chant suivant
me présentant
vide et nu
exaucé de sorties
subjectives
sans témoin
sans besoin...
soudé
à la tempête
la même
que les pairs
intemporels
...

5 déc. 2010

Destin


PETITE GOUADESGRAV(L'Aile)

La mort
par instinct
d'oubli
tire
ficelles
à tête
coeur
destin...
masse ou seuls
les éleveurs
du ciel
et de la terre
depuis le début
du monde
vont où ils veulent
du berçeau
tombeau
des Azthèques
au compost
contemporain.

Pas la disparition
du subjectif
ni la pauvre science
pas le Temple
Non...
Sans intercesseur
anesthésiant
poétique
ou euthanasie
des ruses
non...
Le Camp
celui
qu'on attendait pas
pas le nôtre
L'avançée Nihiliste
à l'Abîme
le saut des gens
aux sons mozartiens
des pantins
du Spectracte
TOUS BRIOCHÉS

Tout ce qu'on
ne voulait
pas savoir...
tout Ça
juste pour nous
les divineux
monétaires
pour un retour
à l'OUBLI
du jamais plus.
L'Oeil se ferme
il ne voit plus
il devient fou
le sculpteur
Se suicide le peintre
le musicien
le philosophe...
Sans suite
pères mères...
cités dieux
...
Rien
sans témoins
n'y personne
Après les masses
à sacrifice
faites pour Ça
la molécule
le meneux
rien de la crapule
au témoin de Jéhovah
de Nagasaki
Auschwitz
...de Célan
d'Artaud
Rimbaud
et des autres
Rien qu'un ABÎME
derrière
d'un SILENCE
D'AMOUR.

4 déc. 2010

La Balounne


MARRE MAILLE A MAUX

...Tribu taire
du gré
guerre
des mots
...con croix
tract à pion
père dure
là pris
saisie
du barreau
d'Abraham
au bercail
robinerie
à quêter
le bon dieu
le mien
le tien
tralala
un judas
ce petit
du caca.

Grince
fait sacré
comme il se doigt
la fente
affirme maman
les ailes
de Marguerite
dans la cage
qui fourmille
de saintes
en balounnes
avec tout
ce qui bouge
et bêle.
Concept sion
du sein
t'es pris.
Cabouse
à bagosse
des faits
aveugles
sourds et muets.

Rien de tel
qu'une scorie
magmaticalement
décoiffée
de ses frisettes
dans le repli
de ses fesses
anus mal fané
vénus allaitant
des très tard
machines guns
immolla...
la voie gouachée
ratée enlivrée
scribouillages
à moins qu'on
con que cucuvée.

La Terre
se laboure
en son écho
de crise
insensément
s'ensemence
de ses avortons
les violeurs
idionysiaques
inséminant
le coq
plutôt que
l'infini
voie-âge
en son éternité.

3 déc. 2010

Trom

+

PAS LÀ MAIS SI.

...joie
le coût
d'une dépense
l'accord
du tableau
au parfum
subjectif
n'attendant
rien
du corps mourant
du momonde...
draff d'air
de bien
inutiles chéries...
ça tombe fanne
flétrit...
des rusés
des silencieux
des guéguerreux
des patenteux
des plombés
piégés
des médailleux
au cou de Trom

Rien ni personne
à présent
peindre le
jamais plus

Du bout des doigts
ce nulle part
où la MORT
est morte

"Par temps beau
mais frais,
il y a
du vermillon
dans les ombres
orangées..."**

Rendre au bonheur
la couleur
de sa durée
des quatres ailes

"Quand j'étais
plus jeune(...)
je voyais moins
de choses,
j'avais moins
de chance
de m'encombrer."***

Des barbots
comme maître
Delacroix
les faisaient
Des tableaux
comme Music
vu des estrades
d'un cirque
pas des camps
où l'on arrache
l'âme heureuse
des enfants.

Peindre
seulement
à la limite
d'être saisie
d'effroi...
brûler d'en faire.

Bonnard**
LeRoy***

Vent Troue Trie


TÊTES RESTANTES
"Le suicide collectif peut se frayer une voie inconsciente,du fait que
la résistance au progrès se paralyse"*

Qu'à celà ne tienne
l'enfargement
dans une tête à drôme
une bourrasque
de tout ce qu'on voudra
un code du cul
d'un art à but
fixé par un embusqué
au bas de la tour
de Pise...
Des souliers
de sans pieds
ça se sent
cela vient...
Rien voyez bien
le tableau bouge
un grand fleuve
coule à pic
en zone floue
d'un autoportrait
de Bacon.
Faudra bien
en sortir
de ce brique
à braque
du Temps Vendu

Le Silence
qui ne dit
mot consent
pourquoi dire
et ne pas dire
s'entourlouper
en son bunker
de paquets
d'Adolfs
retraités
de l'art
pour la touche
finale
au désoeuvrement
d'une fin
de bonté
de coeur juste
et de non reçevoir
gloriolé ou pas
de l'académie
Solitude
de chaque Abîme
en une NATURE
terrifiante
magmatique
même dans le mot
liberté.

Jünger*

2 déc. 2010

Tr'Oeil


CERC'OEIL "Tout est ridicule lorsqu'on songe à la mort"*

...seule
forme
de Vivance
...la Mort
en lieu
de vie
ici-même
écrivant
cela
un tr'oeil
des levées
de tombeaux
de nuit
de patience
retombés
des camps
du Camp
fermant
à jamais
l'ouvert
de la MORT

Corps
bricolé
têtes
à virus
...euthanasie
invisible
disparition
des cendres
un glas
un tocsin
radiation
râlement
du dernier
signe
de la dernière
couleur
de la lumière
éteinte.

En fin
vivant
par sa Fin
flamboyante
fanfaronades
pactisant
avec les derniers
soubresauts
manière
"Modos de volar"**
dernier
des mortels
tombant
des nues
Au diable
au noir
nature morte
en tas
de cadavres.

Des os placébos
d'offrandes
tas à sacrifice
meurtres guerres
génocydes
concessions
des Masses
Un protège
instinct
de mort
s'anesthésier
la Mort
règne sang
de la terre
le grand
tire-ficelle
la mer rouge
des Furhers
de service
mines des savoirs
indicateurs
professeurs
à vampires
pipeux pipés
pipant
de la Masse
Tout Un.
Du pour tuer
la mort qui est
la MORT
en conclusion

Bernhard*
Goya**