3 déc. 2010

Trom

+

PAS LÀ MAIS SI.

...joie
le coût
d'une dépense
l'accord
du tableau
au parfum
subjectif
n'attendant
rien
du corps mourant
du momonde...
draff d'air
de bien
inutiles chéries...
ça tombe fanne
flétrit...
des rusés
des silencieux
des guéguerreux
des patenteux
des plombés
piégés
des médailleux
au cou de Trom

Rien ni personne
à présent
peindre le
jamais plus

Du bout des doigts
ce nulle part
où la MORT
est morte

"Par temps beau
mais frais,
il y a
du vermillon
dans les ombres
orangées..."**

Rendre au bonheur
la couleur
de sa durée
des quatres ailes

"Quand j'étais
plus jeune(...)
je voyais moins
de choses,
j'avais moins
de chance
de m'encombrer."***

Des barbots
comme maître
Delacroix
les faisaient
Des tableaux
comme Music
vu des estrades
d'un cirque
pas des camps
où l'on arrache
l'âme heureuse
des enfants.

Peindre
seulement
à la limite
d'être saisie
d'effroi...
brûler d'en faire.

Bonnard**
LeRoy***

Vent Troue Trie


TÊTES RESTANTES
"Le suicide collectif peut se frayer une voie inconsciente,du fait que
la résistance au progrès se paralyse"*

Qu'à celà ne tienne
l'enfargement
dans une tête à drôme
une bourrasque
de tout ce qu'on voudra
un code du cul
d'un art à but
fixé par un embusqué
au bas de la tour
de Pise...
Des souliers
de sans pieds
ça se sent
cela vient...
Rien voyez bien
le tableau bouge
un grand fleuve
coule à pic
en zone floue
d'un autoportrait
de Bacon.
Faudra bien
en sortir
de ce brique
à braque
du Temps Vendu

Le Silence
qui ne dit
mot consent
pourquoi dire
et ne pas dire
s'entourlouper
en son bunker
de paquets
d'Adolfs
retraités
de l'art
pour la touche
finale
au désoeuvrement
d'une fin
de bonté
de coeur juste
et de non reçevoir
gloriolé ou pas
de l'académie
Solitude
de chaque Abîme
en une NATURE
terrifiante
magmatique
même dans le mot
liberté.

Jünger*

2 déc. 2010

Tr'Oeil


CERC'OEIL "Tout est ridicule lorsqu'on songe à la mort"*

...seule
forme
de Vivance
...la Mort
en lieu
de vie
ici-même
écrivant
cela
un tr'oeil
des levées
de tombeaux
de nuit
de patience
retombés
des camps
du Camp
fermant
à jamais
l'ouvert
de la MORT

Corps
bricolé
têtes
à virus
...euthanasie
invisible
disparition
des cendres
un glas
un tocsin
radiation
râlement
du dernier
signe
de la dernière
couleur
de la lumière
éteinte.

En fin
vivant
par sa Fin
flamboyante
fanfaronades
pactisant
avec les derniers
soubresauts
manière
"Modos de volar"**
dernier
des mortels
tombant
des nues
Au diable
au noir
nature morte
en tas
de cadavres.

Des os placébos
d'offrandes
tas à sacrifice
meurtres guerres
génocydes
concessions
des Masses
Un protège
instinct
de mort
s'anesthésier
la Mort
règne sang
de la terre
le grand
tire-ficelle
la mer rouge
des Furhers
de service
mines des savoirs
indicateurs
professeurs
à vampires
pipeux pipés
pipant
de la Masse
Tout Un.
Du pour tuer
la mort qui est
la MORT
en conclusion

Bernhard*
Goya**

1 déc. 2010

L' Affaire Dort


LE RÉEL SÉDIMENTAIRE (Peindre sculpter est une conjuration de l'histoire une correction poétique)

La larve à l'oeil
fixant le tombeau
le regardeur
n'est pas là
Potiche potlach
on voit le cerveau
n'y est pas
Du berceau
à son dodo
les tire-ficelles
du gros troupeau
du fond des âges
donnent le ton
le ryhtme la forme
qui tourne en rond
depuis le début
des temps
A saute-mouton
devant le musée
de son histoire
pour vérifier
les enchainés
de leurs highway
tout bien traçé
galvanisé
pour l'éternité

Comprendre qu'ici
pas de soucis
le but est bien
d'en finir
avec la vie.
Sinon t'oublies
de faire pipi
tes excréments
tu pettes en dedans
Du shaman au président
de son lieutenant
au garnement
la même Affaire
une énergie
bien rodée
pour le festin
de la fin du temps
tout porte en terre
le dénouement
de cette affaire
c'est insensé
mais c'est dans l'air
du songe
et du mensonge
le même bateau
le même topo
enfin
que disparaissent
à tout jamais
la joie le désir
et le bonheur
comme les fleurs
de la confiance
en la VIVANCE
contre destin
devant la MORT

29 nov. 2010

Après Hier


MUTACTION "il y a dix hommes dans un homme et dix peintres dans un peintre"*

A L'avant
cène
output
l'oeil
pas pour
un départ
pour
un attaché
rectangulaire
plombé
en lui
titubant
désosé
machiné
boommé
trépassé
mais de quoi?

La caduque
choquée
d'euthanasie
au compte
tour
à intérêt
décapitée
minée
d'encans
des mises
à feu
du taureau
d'Arles à
Villa Maria
ou n'importe où
à Montréal
des noms
bûchant
la forêt
d'ADN
où pulse
la mort
avançée
de défécation
du tout trou
du froufrou
Caniveau
à la sortie

Par potasse
offshore
le corps
plombé
libérant le lit
dérangeant
doléo ergo sum
acéphalisé
l'ennui
procède
cloué au nihil
kangourou
dans la poche
du bobo docteur
ès-arts

Enfin...
manière
de présenter
l'horizon
rougeoyant
la tranchée
d'avenir
festif...
sous le vent
des grands froids
pas Là...
euphoriques
foutus piégés
à moins que...
sursaut
et l'éveil
en cette
petite gouache
sans rentes
sans honoraires
qu'un honorable
arbitraire

Des escadrons
de Silence
du désert
des vieux os
d'exil
mutant
des patiences
de rages contenues
antre des pierres
du ciselé
du coupant
du modus
retiré du présent
jouant des tours
si mal vu.

Delacroix*

27 nov. 2010

Amuse A Muse Ô


CHAT-BOTTÉ OU RATDOTÉ

Au signe
levé
à la pointe
l'oeil
exactement
une promenade
à la plume
sans trop
pas dans le mile
mais pour le fil
cat matou
violet

Le se vert
levant
le jeu
la queue
comme le maître
à botte
à son...
creux
à ronronne rond
Traverse
l'abîme
à pas souriant
sans trop
déranger le vent
et la merveille

À poux les environs
en l'attente
son royaume
passe passe
le repas
sourd à ce con
dit des souris
Ses sept morts
pendant
qu'il vit
de ce que tu penses
lui sa vie recommence
en hibou où
sur les clous
d'un saltimbanque
c'est dans le lit
d'Anne qu'il
prend envie.

Why not...
un temps perché
en position
de bien voir
le chat qui sourit
le temps on l'a pas
alors...faire vite
pourquoi?
Après Nietzsche
il va bien falloir
prendre la perche...
d'escampette
se tailler un organe
des pas perdus
et spinnoser de tsour
sur la glace
noire de nos
rats-chats.