29 nov. 2010

Après Hier


MUTACTION "il y a dix hommes dans un homme et dix peintres dans un peintre"*

A L'avant
cène
output
l'oeil
pas pour
un départ
pour
un attaché
rectangulaire
plombé
en lui
titubant
désosé
machiné
boommé
trépassé
mais de quoi?

La caduque
choquée
d'euthanasie
au compte
tour
à intérêt
décapitée
minée
d'encans
des mises
à feu
du taureau
d'Arles à
Villa Maria
ou n'importe où
à Montréal
des noms
bûchant
la forêt
d'ADN
où pulse
la mort
avançée
de défécation
du tout trou
du froufrou
Caniveau
à la sortie

Par potasse
offshore
le corps
plombé
libérant le lit
dérangeant
doléo ergo sum
acéphalisé
l'ennui
procède
cloué au nihil
kangourou
dans la poche
du bobo docteur
ès-arts

Enfin...
manière
de présenter
l'horizon
rougeoyant
la tranchée
d'avenir
festif...
sous le vent
des grands froids
pas Là...
euphoriques
foutus piégés
à moins que...
sursaut
et l'éveil
en cette
petite gouache
sans rentes
sans honoraires
qu'un honorable
arbitraire

Des escadrons
de Silence
du désert
des vieux os
d'exil
mutant
des patiences
de rages contenues
antre des pierres
du ciselé
du coupant
du modus
retiré du présent
jouant des tours
si mal vu.

Delacroix*

27 nov. 2010

Amuse A Muse Ô


CHAT-BOTTÉ OU RATDOTÉ

Au signe
levé
à la pointe
l'oeil
exactement
une promenade
à la plume
sans trop
pas dans le mile
mais pour le fil
cat matou
violet

Le se vert
levant
le jeu
la queue
comme le maître
à botte
à son...
creux
à ronronne rond
Traverse
l'abîme
à pas souriant
sans trop
déranger le vent
et la merveille

À poux les environs
en l'attente
son royaume
passe passe
le repas
sourd à ce con
dit des souris
Ses sept morts
pendant
qu'il vit
de ce que tu penses
lui sa vie recommence
en hibou où
sur les clous
d'un saltimbanque
c'est dans le lit
d'Anne qu'il
prend envie.

Why not...
un temps perché
en position
de bien voir
le chat qui sourit
le temps on l'a pas
alors...faire vite
pourquoi?
Après Nietzsche
il va bien falloir
prendre la perche...
d'escampette
se tailler un organe
des pas perdus
et spinnoser de tsour
sur la glace
noire de nos
rats-chats.

26 nov. 2010

Fausse A Voyage


JUSQU'A LA LIE

...ces brides
de vastes espaces
venteux
euphorisants
de mémoires
d'avenirs
ancestraux
où "le cache
ton dieu"
a la couleur
pourpre
des vigies
à sacrifices
De derrière
les barreaux
muré vivant
parmi
les asticots
qui s'ébrouent
Oui...
"naviguer longtemps
vers les îles
lointaines
où des oiseaux-joyaux
se musent..."*
là où les larmes
des grandes
retenues
ayant passées
la limite
des noyés
et sur du papier
ou de la muraille
dans la boue
ou le sang
les glaces
la chaleur atomique
dans la mouvance
des scories
sacerdotales
écomomiques
jusqu'aux derniers
mouvements du doigt
de la main
je me nommerai.

Schiele*

Migrer Face A Face


Ô MALMAISON (...il n'y a pas de bonnes dictatures...)

Mal incurable
l'étau d'enclos
du bric à brac
inflation
corruption
...des thèmes
chers à l'art
repris
de tragédies
en comédies
...inutile
Qu'est-ce qu'un bleu
un rouge un jaune
une rose de Rilke
le rire quand
Redon danse
et le vol
d'un éphémère
à l'intérieur
du tableau
des sept merveilles
du monde...

Être ne pas y être
nous y sommes.
Sans papiers
poètes ou néo-nazis
sur les ailes du désir
avec un aigle sur le dos
Ah!... le vieux monde
et ses "Disparate de peurs"
Les feuilles de l'arbre
sont tombées
poussées par de jeunes
bourgeons...aussitôt
l'hiver passé reprendront
la feuillaisons
du nouvel été...
et feuilles et bourgeons
à la terre à l'arbre
l'éternel retour
désespoir nietzschéen
...lent plus lent
que la marche des pierres
voir l'infime jamais pareil
et inutile chef-d'oeuvre
aussi inutile
qu'humain pauvres humains
de Villon aux sans abris
de Rilke à Personne
de Célan...
Et de biens d'autres
feuilles lettres
et sur la pierre tombale
du peintre sculpteur
"l'Enfin Seul"
Par delà Radeau de la Méduse
petits poissons rouges
dans le bocal
le boeuf écorché
les poulets déplumés
...pour en finir
avec feuilles qui tombent
et bombes c'est pareil
avec le jugement
dernier du dernier
des derniers...
Mais créer donner
avant d'être tous
dans les règles de l'art
ou le sel de Lithium.

24 nov. 2010

L'Abat-Jour


COCAGNES RÉELS MIRAGES... (La poésie est toujours un Mariage du Ciel indéchiffrable et de l'Enfer de la condition humaine"*)

Infiniment cadré
d'insaisissable
le vol des doigts
signant la largesse
des surfaces
généreuses
de ma mamain
portant le posthume
à contre-épreuve
d'impostures
des foutrous
de bois vert gente
à petit moïse
faisant lobbying
sur une plage
traficotée...
d'à peu près tout
ce que l'on veut
à mourir espèce.

Colle au cul
assuré de plus
d'une douzaine
d'oeufs asphaltés
d'une couple
de milliards
d'artilleries
d'ADN d'autant
en emporte au vent
des cendres
libre d'obéir
d'une chaîne
à l'autre
"libre mais apprêté!**
Insipides embruns
effleurant
la vivance inutile.
où "le dernier acte
est sanglant"***

Écroué verrou
édictant dictant
le devenir
du dernier
Tenir contre
le balottement
de notre pauvre
petite niche
à formes
et couleurs
aujourd'hui
plus Poussières
que Socles...
au vide sidérant
du magnifique
rêve Shakespearien
dans la promesse
du dernier couché
de soleil.

Ungaretti*
Benn**
Pascal***