27 nov. 2010

Amuse A Muse Ô


CHAT-BOTTÉ OU RATDOTÉ

Au signe
levé
à la pointe
l'oeil
exactement
une promenade
à la plume
sans trop
pas dans le mile
mais pour le fil
cat matou
violet

Le se vert
levant
le jeu
la queue
comme le maître
à botte
à son...
creux
à ronronne rond
Traverse
l'abîme
à pas souriant
sans trop
déranger le vent
et la merveille

À poux les environs
en l'attente
son royaume
passe passe
le repas
sourd à ce con
dit des souris
Ses sept morts
pendant
qu'il vit
de ce que tu penses
lui sa vie recommence
en hibou où
sur les clous
d'un saltimbanque
c'est dans le lit
d'Anne qu'il
prend envie.

Why not...
un temps perché
en position
de bien voir
le chat qui sourit
le temps on l'a pas
alors...faire vite
pourquoi?
Après Nietzsche
il va bien falloir
prendre la perche...
d'escampette
se tailler un organe
des pas perdus
et spinnoser de tsour
sur la glace
noire de nos
rats-chats.

26 nov. 2010

Fausse A Voyage


JUSQU'A LA LIE

...ces brides
de vastes espaces
venteux
euphorisants
de mémoires
d'avenirs
ancestraux
où "le cache
ton dieu"
a la couleur
pourpre
des vigies
à sacrifices
De derrière
les barreaux
muré vivant
parmi
les asticots
qui s'ébrouent
Oui...
"naviguer longtemps
vers les îles
lointaines
où des oiseaux-joyaux
se musent..."*
là où les larmes
des grandes
retenues
ayant passées
la limite
des noyés
et sur du papier
ou de la muraille
dans la boue
ou le sang
les glaces
la chaleur atomique
dans la mouvance
des scories
sacerdotales
écomomiques
jusqu'aux derniers
mouvements du doigt
de la main
je me nommerai.

Schiele*

Migrer Face A Face


Ô MALMAISON (...il n'y a pas de bonnes dictatures...)

Mal incurable
l'étau d'enclos
du bric à brac
inflation
corruption
...des thèmes
chers à l'art
repris
de tragédies
en comédies
...inutile
Qu'est-ce qu'un bleu
un rouge un jaune
une rose de Rilke
le rire quand
Redon danse
et le vol
d'un éphémère
à l'intérieur
du tableau
des sept merveilles
du monde...

Être ne pas y être
nous y sommes.
Sans papiers
poètes ou néo-nazis
sur les ailes du désir
avec un aigle sur le dos
Ah!... le vieux monde
et ses "Disparate de peurs"
Les feuilles de l'arbre
sont tombées
poussées par de jeunes
bourgeons...aussitôt
l'hiver passé reprendront
la feuillaisons
du nouvel été...
et feuilles et bourgeons
à la terre à l'arbre
l'éternel retour
désespoir nietzschéen
...lent plus lent
que la marche des pierres
voir l'infime jamais pareil
et inutile chef-d'oeuvre
aussi inutile
qu'humain pauvres humains
de Villon aux sans abris
de Rilke à Personne
de Célan...
Et de biens d'autres
feuilles lettres
et sur la pierre tombale
du peintre sculpteur
"l'Enfin Seul"
Par delà Radeau de la Méduse
petits poissons rouges
dans le bocal
le boeuf écorché
les poulets déplumés
...pour en finir
avec feuilles qui tombent
et bombes c'est pareil
avec le jugement
dernier du dernier
des derniers...
Mais créer donner
avant d'être tous
dans les règles de l'art
ou le sel de Lithium.

24 nov. 2010

L'Abat-Jour


COCAGNES RÉELS MIRAGES... (La poésie est toujours un Mariage du Ciel indéchiffrable et de l'Enfer de la condition humaine"*)

Infiniment cadré
d'insaisissable
le vol des doigts
signant la largesse
des surfaces
généreuses
de ma mamain
portant le posthume
à contre-épreuve
d'impostures
des foutrous
de bois vert gente
à petit moïse
faisant lobbying
sur une plage
traficotée...
d'à peu près tout
ce que l'on veut
à mourir espèce.

Colle au cul
assuré de plus
d'une douzaine
d'oeufs asphaltés
d'une couple
de milliards
d'artilleries
d'ADN d'autant
en emporte au vent
des cendres
libre d'obéir
d'une chaîne
à l'autre
"libre mais apprêté!**
Insipides embruns
effleurant
la vivance inutile.
où "le dernier acte
est sanglant"***

Écroué verrou
édictant dictant
le devenir
du dernier
Tenir contre
le balottement
de notre pauvre
petite niche
à formes
et couleurs
aujourd'hui
plus Poussières
que Socles...
au vide sidérant
du magnifique
rêve Shakespearien
dans la promesse
du dernier couché
de soleil.

Ungaretti*
Benn**
Pascal***

23 nov. 2010

Blanc Sur Glace


PASSACAILLE

...dime
d ' de l'image
sur face
fait de mains
mages
hors d'oeuvres
Jim
Aile et lui
seul
à l'appel
chair
les nôtres
désobéissant
à Manhattan
Trous
en falaise
détritus
et fruits
à la rubrique
des suprématistes
liens
ses mains mots
rodées des cadres
Dine donc
chôra
des ouvriers
de piques
à pioche
surveillés
ensevelis
au pourtour
de l'île
lieu du cercle
over...
la boussole

Après le tout
de rien...
et des dérives
des guénilles
d'entoilées
étoiles d'entailles
l'écart blanc
à ce qui vient
nuptial abandon
Tenir...l'Opéré
baroque en greffes
Mourir de gel
métissé de sang
chaud
des couleurs...
à l'écoulement
de la veine
des granites
chercheuse
de la peau
calisse

de la plus haute
tour
au penchant
des Pises
captant
les miroirs
de Poussin
en fond
newyorkais
en jaune
tournesol
Ça tombe
frottements
des poussières
des maîtres
villes têtes
à Bruegel
jeune et vieux.

Tout de même
le silement
l'alarme
Douanier
pour la forme
des cantates
dédouanées
de la peintrise
d'un tas de zoueurs
encor nés
d'abondance
maudites mardes
à quand
les rendez-vous
d'Égo...
Et combien
à la dernière
feuille?

22 nov. 2010

Impasse A Rien


SOL SEUL SI DO

Bourrage de catins
des tableaux
jeu de néon
passe-temps
des morts
corridor
attente
hor
de
d'un coup
d-c-d un trou
cratère
un show
pour comment
c'est?
Vent vide
essouflé
peut-être pas...
mort asséché
désert
SEULSEUL
bloc tombeau
des enfers
Risible
blue sky
les courses
les couches
un clou...
Et va nuit
où luisent
les corps
cosmiques
lointaines
misères
mort à mort
mur-mûre.

de même...
l'enjeu
où joue
aux sources
l'art ramené
à sa main vide
au compas
d'entre les égos
au Conte goutte
la vivance
au retrait
à l'attente
en passant
du vent à rien
robinhommerie
du tout perdu

21 nov. 2010

Le Bleu Du Sol


LA PIERRE BOUGE...

...la température
des sommets
qu'une rosée
inversée
des basses
terres
le plafond
de l'air
erre maintenant
les suies
du destin
fermant la sortie
aux chairs
rendues
inutiles
et compromettantes
à l'économie
des grands vizirs
de la pitonnerie
du y en aura d'autres
après nous sans Music
assourdi des retombées
de vertige
en blocs des rognures
de nos bals masqués
à la poursuite
du meilleur
des cercueil.

Espace envolé
des exilés
sans capitaux
du bleu du sol
fils des troupeaux
des liannes
sans liasses
de la dividence
marchant les parois
vers la terre
Horizontale
hurlant
Lamarche
avec Larouche
qu'enfin Langevin
ouvre le sentier
de la vraie vie
POÉVIE.

Grandeur de Gueux
enfin:
"la ruse
de la raison
oeuvre,précisément
dans le sens
du non savoir"*
des quelques
deniers du rien
reconnu contemplé
porté ici
aux enfants
lessivés
de leur milieu
de Silence
où le percept
fait bouger
la pierre.

Fernandez Carrera*