9 nov. 2010

La Ligne De Taupe


PÉTROGLYPHE

L'auréole
écrasée entre
Pierres de ciel
et oasis
des mystères
portent à deux
la pauvreté
du chant
infime
de l'écroulement
incessant
du lointain
fou d'Amour.
Nature en son sein
de l'autobus
au mirage
du désert
"Un nul-part
a nous
assigné."*
l'air ainsi
donné mène
le cortège
de la Vivance
au lieu où il doit
La Mort des poussières
de pas à son palais
de fidélité.

Le lourd
des sparages
de Patagonie
à la Place
de l'Étoile
au sentier
menant
à l'accueil
des écorchés
bout de pain
de bois
l'or
rameur
de ténèbres
des pétroglyphés
de lumière
rescapés
des mille
intrusions
du rendement
du froid
des tropiques
à la fonte
des glaces
monétariennes
overpass
d'un ferry
rivé dérives
à l'autre.

Soirée
de danse
Récif
fornication
des titans
au bal
des finissants
grandeur
d'Épave
de bien vu
bien dit
têtes
de gyprocs
athée
du pouvoir
fin en artifice
plus de Rubicon
...que des Gens.

Dugué M*

8 nov. 2010

Cinq


CINQ-IDIOT 'L'essence de la technique n'est rien de technique'*

Nature
trop humaine
par milliard
criant
que c'est trop
en l'estomac
des larmes
arrachées
à l'Amour
périssant
éparpillées
à la halte
des ponctions
des viandes
folles
sans fin
le fleuve

Mille
menteries
le rire
à la table
du semblable
un service
à couteaux
tirés sus
aux survivants
naïfs héritiers
des tombés
des cris des yeux
fourbus
de vertige
d'éphémères
de fragiles
idiots ainsi tués
insitués

L'impolitesse
des visages
voraces
ensanglantés
de mer rouge
délégués
des foules
cercle sanguin
multipliant
le lui-même
sous tutelle
sanglée
instituée
Dos dévisageant
la bonté
de la lueur
du Jour.

La fin
au début
dès lors
les promenades
nuits et jours
des taureaux
des peintres
musiciens
poètes
penseurs
...les écroués
vivants
les brûlés
du bord
des lèvres
de Vivance
un Signe
un conte Idiot
pour cinq.

Heîdegger*

4 nov. 2010

D'Horare Et Déjà


POMMES ET FRACTURES

Un pour mourir Monde.Cela pour la fraîcheur du mouvant.
De Spectraque en momification à l'Engouffre devenir composté d'un constant devenir mort.TOUS...Tranchée Béante et dans toutes les directions.
Les quelques
moqueurs
tritris
de la Nef
léchant
le cul
inlassablement
de la mort,
collabos
aux mille visages
pantins
de mère Nature
en sa
chaudronnée
quotidienne
à se farcir
les glorieux
du dépotoir.

Les mutations
de l'horreur
en rognures
écologiques
le partage
racinaire
technoatomique
la même
production
sanguinaire
d'un réel
là pour Ça.
Réserve
médusime
à prix fixe
un pain noir
à l'ombre
de l'insensé
que je suis
"je guérirai
tout blanc
je guérirai
stupide"*
Sans orifice
le Jaune venu
bien mort
cette fois
sans l'ouvert
des tombes
en bas pillées
des traîtres
recyclés
meurtriers
...etc
Vieille salive
au coin
de la bouche
du grand Tombeau
zoozéro

Fin du Là juste Là
toute approche
théorique
philosophique
s'estompe
au feu du Grand Jour
Immémoriale
Technique
et Trou de Mémoire
porte la Poésie
à sa dernière
feuille
d'Or Et Déjà
un n'importe
quoi d'Amour.

Daumal*

3 nov. 2010

Froid Sur Froid


CONFETTI

Froides
bruines
glaçées
nord
Nord
vide
technique
chairs
métissés
grippés
des froidures
Épuisement
de la chaude
cellule
des stocks
Trappes.

Ici sortir
c'est l'entrée
des encagés
mangés manger
du contrat
de la dévoration
du petit faible
jusqu'au
faible petit
des finfins
des cartes
tchèque
tes claques
le vent souffle
éparpille
les silhouettes
ça frise
le nuptial
avec Dieu
L'Art retirant
le Je Jeu passe
au sabordage.

Exemple;
foutu
débris
foutaises
la liberté
d'être...
et quoi?...
Qu'est-ce que l'Art?
L'Habitat Boch
Staël Gogh
Bacon...etc
Du sangsans
paroles coinçées
à faire Voir
à Rien...
Pour l'Art
tout cela
chauffe
le painpain
soupoudre l'os.

Faille humaine
(seul forme
de cancer
dans l'univers)
Le passage
est forçé
forceps...
et l'Art
est mort
aux grottes
C'est au dessous
des pierres
La Remémore
la bouteille
à la pierre...
L'arche sous
le pied
qui fait danser
le long
des golfes
misères.