4 nov. 2010

D'Horare Et Déjà


POMMES ET FRACTURES

Un pour mourir Monde.Cela pour la fraîcheur du mouvant.
De Spectraque en momification à l'Engouffre devenir composté d'un constant devenir mort.TOUS...Tranchée Béante et dans toutes les directions.
Les quelques
moqueurs
tritris
de la Nef
léchant
le cul
inlassablement
de la mort,
collabos
aux mille visages
pantins
de mère Nature
en sa
chaudronnée
quotidienne
à se farcir
les glorieux
du dépotoir.

Les mutations
de l'horreur
en rognures
écologiques
le partage
racinaire
technoatomique
la même
production
sanguinaire
d'un réel
là pour Ça.
Réserve
médusime
à prix fixe
un pain noir
à l'ombre
de l'insensé
que je suis
"je guérirai
tout blanc
je guérirai
stupide"*
Sans orifice
le Jaune venu
bien mort
cette fois
sans l'ouvert
des tombes
en bas pillées
des traîtres
recyclés
meurtriers
...etc
Vieille salive
au coin
de la bouche
du grand Tombeau
zoozéro

Fin du Là juste Là
toute approche
théorique
philosophique
s'estompe
au feu du Grand Jour
Immémoriale
Technique
et Trou de Mémoire
porte la Poésie
à sa dernière
feuille
d'Or Et Déjà
un n'importe
quoi d'Amour.

Daumal*

3 nov. 2010

Froid Sur Froid


CONFETTI

Froides
bruines
glaçées
nord
Nord
vide
technique
chairs
métissés
grippés
des froidures
Épuisement
de la chaude
cellule
des stocks
Trappes.

Ici sortir
c'est l'entrée
des encagés
mangés manger
du contrat
de la dévoration
du petit faible
jusqu'au
faible petit
des finfins
des cartes
tchèque
tes claques
le vent souffle
éparpille
les silhouettes
ça frise
le nuptial
avec Dieu
L'Art retirant
le Je Jeu passe
au sabordage.

Exemple;
foutu
débris
foutaises
la liberté
d'être...
et quoi?...
Qu'est-ce que l'Art?
L'Habitat Boch
Staël Gogh
Bacon...etc
Du sangsans
paroles coinçées
à faire Voir
à Rien...
Pour l'Art
tout cela
chauffe
le painpain
soupoudre l'os.

Faille humaine
(seul forme
de cancer
dans l'univers)
Le passage
est forçé
forceps...
et l'Art
est mort
aux grottes
C'est au dessous
des pierres
La Remémore
la bouteille
à la pierre...
L'arche sous
le pied
qui fait danser
le long
des golfes
misères.

1 nov. 2010

Roulement Des Morts


MONT-NOUNOUS
(Je me sens coloré par toutes les nuances de l'infini.Je ne fais plus qu'un avec mon tableau.)*

Pointe en bas
les hauteurs
grotesques
enflures
cloques
apoplexie
du Maître
Masse Peuple
Tyrans Furhers
fixés gel
d'une seule voie
comme une nuit
sur le Mont-Vous
L'invention
de toutes
les saignées
à crucifier
enfants
taureaux
chiens chats
vousnous.
Faut que Ça
saute...
sous vice nous
que Ça
recommence

Chercher
et Vous vous
trouverez.
Exactement
tel quel
avec ou sans
dieux Dieu
cultes à la banane
aux fraises
tomates patates
ou pommes
Jardins des Délices
de Gombrich
Voyez voyant vu
revue incorrigible
étourdissement
circulaire.
Éprouvette
à mère-lien
et temps d'Omer
ton neuvième
Paul Célan.

L'Évanouissement
du Tout
mise en attente
conservation
des acquis
donc du pire
guerre camps
nucléaires...
Annulation
nihilisme
et un nettoyage
sans précédent
venue d'Auschwitz
jusqu'à l'extase
des chaleurs
de la part maudite
Le Sens tant cherché
c'était le Caboum
cette Haine venue
du fond biologique
"ils oublient
qu'on est jamais
sous les griffes
de personne"**

Triste de ce côté
de l'autre
des entrailles
à sacrifice
dans la vitrine
à Bacon...
Où est le bouc?
Lentement
sévèrement
froide sous
la lumière
du soleil...
Une vertigineuse
piquée
en l'effarente
disparition
assouvie
des infanticides.

Des fleurs
et des volcans
entre la légèreté
du possible...
la pesanteur
des contradictions
quelque chose
d'indéfinie
ne tenant
que par de toutes
petites présences
senti-mentales
là au moment
responsable
de l'inscription
de la part
Solide
à faire voir.

Cézanne*
Hillesum**

31 oct. 2010

Le Doigt À L'Oeil


LA TERRE D'ÉCUME

Sa fureur
n'aura été
qu'un murmure
dans un tambour
troué du mépris
des poussières
L'ignorance
prétentieuse
distraction
larvaire
au compte
de l'égarement
du chiffré.
La souffrance
engorge
sans salut
les saignées
au gré
des bénificiaires
itinéants
anonymes


Sur la face
cachée du visage
là juste Là
toujours
à l'Ô-a-sis
veines de toutes
les raisons
des pierres
sans confiance
ni loi...
ou le Dieu
surmonté...
cède la place
à la mort
Temps allongé
jusqu'au
pourrissement
de l'encerclement
du chemin
qui mène
à la rosée
de l'intègre...

Le doigt à l'oeil
inscrit
la loi
de la Partition
à la ligne
critique
d'où part le vent
qu'un rabais
de tendresse
pousse
aux précipices
savants
d'ignorance
le Silence
Solitaire
de la musique
faisant siffloter
les sphères.