27 août 2010

Même Mort


SARCOPHAGE D'AMOUR

Ciel sable
enserrant
d'un lien
tendre les
pierres
de croissance
Sans dedans
dehors
à limite
réversible
soudé de brûme
éphémère durée
d'éternité
aux saumures
des Morts

Le Temps d'Éclipse
ce Badland à voyou
à Nef Des Fous
des faims monétaires
à cul sec de fin
de pailles terreur
des mouches à fumier
temps de ce qui tue.
Mains froides
Croque-morts
du Camp
d'à la bonne heure...
rond rond boléro
Eau de javel à Volks
misère.

Patience dans l'Ici
car l'aurore forme autour
de l'invisible
le peuple à souhait
lent marcheur
d'immobile de vous
vous toi toujours
voyons-nous à Vivance
ou Nulle Part alors...
avec patience
depuis et bien avant
la Mort et le Grand Silence
d'Effroi où nous sommes
encor...marche marche
le retour sera long.

26 août 2010

Oeil De Papier


LE RIRE DU TABLEAU

De la falculté
de tomber
sans connaissance
au courant du vent
du plombé de la stance
fixer des sentences
L'étayé de l'il y a
par pillages
consumation
des aurores...
sans l'incarnatus
d'un prétexte...
De ce fait floué
l'image décrisse
à l'intrigant
rire de l'Oeil.

Mille fois morts
transperçés d'admirer
là juste là ici même
le ferment d'éternel
et la ferme intention
de ne pas s'y fixer.
Le Silence boue
de lumière
sa disparition
force la mort à l'espace
entre deux avenirs
d'invisible visible
aux cimetières des vertiges
où la nuit a sa cime
élude le Grand Regard
au Rien à tout perdre
du tout Perdu.

Un tableau n'est pas
un mot campé du camp
C'est une perdition
immémoriale insistance
vers la part normale
de marche sans cache
corps ancestrailles
du je est un autre.
du sang papier
voyage en haute solitude
imageant.

25 août 2010

Note Pour Requiem


CHANT DU SILENCE
L'air du vent
aux longues portées
des espacements blancs
synthèse sommital
porte au coeur
flauber des cris
de la dernière
percussion murée
du tombeau portée
en son plus long
silence

De Rien...simple
naïveté sanctifié
de l'élection
du Sérail d'Oka
au Pâris du son
du souffle des morts
au Tout Temps
ryhtmé d'aller
d'un doux sifflement
entre deux lignes
à jamais Ici
où Klee danse
tappe du pied
fait résonner
l'édifice vide
compose "tête
d'Enfant" pour hommes
Seuls à mélodier
à esquisser les larmes

Transilence
inaudible
aux répercussions
des instabiles
bon pour
une treizième
Symphonie
Aux Grillons.
Masses noires
aux mots faults
Des balises
pour oreilles
à métavivier
sonorisent l'invisible
retranscrivent
l'Ici là juste là.

24 août 2010

Partie De La Fin



LE CALL DE L'ORIGNAL

Forme d'oasis
Forme de rien
dépend pas de vous
pas de moi
D'un commencer
qui va finir
pour un
des milliards
Pas anti-destin
un rire dans le désert
un vide entre deux
mains tendues
parallèles les miennes
Un Dieu mort
un spectracte
des misères à poux
Un peuple Le Grand Peuple
à l'hôtel Espagnol
du fugace et du furtif
Ça crache sa mort.

La Parade mine
le Vivant une astuce
depuis des millénaires
L'enfant festoie
dans sa marde muselée
on l'attendait
de pieds fermes...
appelle la sainte famille
aux bombardements
de l'il y a de la Beauté
Chiffré Cinq Neuf Un Zéro
5910 chiffre de voyant
chiffre pour Voir
à se faire Voyant.
Pas pour tous
rien ne peut Rien...

Petit compte
sur un tas de fumier
le grégaire termine
son rond rond
au carré d'ensablement
alloué par ses ministres
au casino Rififi.
Équivoxe vaque
et sans appel
d'offre à son brassage
de feu la bébelle vie
Amuseurs amusés de Méduse
et de mésusages
du tombeau des mortels
Nés pour la faim du monde
c'est pas rien...
c'est quelque chose...
le coma immunitaire.

21 août 2010

Au Creux Des Feux


DES BRAISES

Tombes d'oasis
à marécage
invisiblement
l'infini vertige
des mots
de cloches fêlées
le bruit va finir
des fusions d'engloutis
portent la Nuit des nuits
à d'anonymes Silences

Aux vents
nimbés d'imagine
le désert
ensemence la limite
et les sables
ces fleurs savantes
d'effluves passeuses
d'aménités du tout
tombé de Rien à Rien
portent les premières
invisibilités
d'innommé fertilisant
des pierres
appelant les visages
d'oasis à des données
de joies des aïeuls...

Et le Cortège
insouciant
sans connaissance
tirant désir
vertical sans imageant
vers la géometrie des songes...
Jeu de marelle
poème d'attente pour Rien...
Distraction des coupe-coeurs
des conditionnés
d'insolence du furtif
à l'éphémère cambouis
du ciel et de la terre
cercle d'ornières
cadastres des savants
carillonnés du tout fermé
par l'oeil assasin
du soleil.
"Car pour comprendre
le Soleil j'étais
mal né"*

Artaud*

Rayon D'Ombre


TROU BLANC DE NUIT
Le pont du ciel
en île et des lires
sang comme des lieds
sans voix
pour grande oreille
des désossés
d'indiférence
par trop nombreux
trop tard pour Là
trop déssalés
pourris au Retour
d'autres terres
sans fin
des massacres
Aux vents mauvais
qu'emporte rage
mépris fainéants
assassins d'innocence
une autre fois...
à jamais.

Mains ta main
des voyelles
et des couleurs
toujours en route
oui oui on the road
tes cris sourds
à Rien qui tienne
Vienne le temps...
de ta plus haute tour
à la main merveille
main de poèmes
mains qui Aiment
a b c d r
tout l'Alpha retrouvé
pas là mais à Nulle Part
en partant d'ici
Pythagore au point
pour la grande fugue
sans nom pas nommée.

D'Ébloui en déception
pour Rien parce que pas
de réel chemin
sachant que c'est lui
le Voulu l'Éphémère
la terrifiante encerclure
d'où je nais...Ici
même à mon méli-mélo
d'Être à recommencer
Trou noir de Nuit.
comme des blanchons
piqués de trous
pour quel festin
des Morts à Miroir
Tous pas d'exception
Morts dans le Noir
séché de d'Omega.