12 août 2010

Les Ailes De Poudre


APTANCE
...Passer
là et c'est cela
des paix de durée
plus que sensibles
des exaucements
de filiation
s'inscrivant
dans l'ensemble
de l'invisible
entre deux
folies le ciel
l'enfer.
Pas de leurre
comprendre
que pas de queue
mon moine et pas
d'ajenous...
Dedans Dehors
...aujourd'hui
l'espace
est splendide
La tête à l'air
sans abri...

L'Aptance mixmix
me and you
indubitablement
c'est tout moi
hors de nous
et de moi itout...
avec la cage sur le dos
par temps mauvais
Des doigts manquent
les cris d'oies
une à une les feuilles
volent s'encrent
des branches
des bruits au loin
étirement d'ailes
Hiroshige.

Là-bas seul
règne la
mort qui tue
en filigrane
c'est Capital
infini dictat
un cortège
terre à sang
toute Nature
Nature...
"Et l'art
ne paie pas
ses victimes"*
Éphémère dure
moins qu'une
pierre...
que papillons
et que poussière.

L'admirer
donne...
ses ailes de poudre
et poudroie
la vaste longitude
Un devenir
de plein coeur
pas là jamais là
Juste Ici...
au raté à l'échec
à la pauvre
lumière de la Nuit
d'Effroi un Rien
du Tout.

Tsvetaeva**

11 août 2010

Imago Homo


DÉVOILER

Rompre
un je sans jeu
sans jeunesse
déjà mort
de vieillesse
avant saimence
partie déjà
passe droit
impasse encacannée
deux et deux
de bons chemins
au bord de soi
perdu de vue
d'obtus
de dictats
mange marde
...allons.

"Tu adoreras
ta gauche
où est ton coeur"*

Il y a longtemps
longtemps
longtemps...
cheveux blanc
de l'immuable
de l'indéracinable
tendresse symbiotique
encercle le monde
de Vivance Paradise
Rendre visible
en Voyant...
Ici Oui juste Ici.
Ce "quelque chose"
une pure Vérité.
Point d'appui
de l'invisible.

Exactement là
où Dieu est Mort.
Par son Linceul...
et la suite
La Grande Suite
des mutants
mutatis mutendis
Depuis le
début du Monde...
Un en marchant
sur terre
comme dans l'air.
Pas de chagrin
sans ennui
exhalaison
sans fin
de complétudes...
Imagos Homo.



Blake*

10 août 2010

Transdiagonal


DANSE CADAVRE

mots morts
d'Abandon
des signes
lumière
titubante
des fêtes
nucléées
des fumées
des suies
d'Hier des
poumonnières
à cancer
d'aujourd'hui
D'où Ça
parle...
qu'est-ce que
Ça dit...

Sous le cul
du coup
en serpentant
la pomme
entre beaux
draps de soies
sous verrous
cloués.
Mutant
les clous
de chaux vives
les tombées
du trou
les rêves
achevés
des monoxcydes
des électrifiés
des roulardises

Concepts
empilés...
et si
on parlait
d'autres
choses...
Comme?
Du ciel
pas brûlé
du soleil
ni que noyé
des déluges
hors le sens
des enfers
et des cieux
Un Ici
Transdiagonal
par la vie
impossible
collée a
tes lèvres
d'Amour
et de Rire.

"La termitière
future
m'épouvante"*...

S'emplumer
de plomb
descendre
très haut
dans le visage
des sans visages
de l'invisible
passé d'Effroi
des Morts.
Pierres de plûmes
ici Juste Ici...
vlan...sec...
et puis trois
six dix sept...
dix neuf
ça monte
ça transverbe
ça passe en bas
main tenue
maintenant...

Dehors
pas là
by fly my
fire song...
for me
and you.
juste Icì...
A l'heure
qu'il est
y a plus
personne
qu'un
triangle
inouï
une lançée
de Hobos
dans les
poches
crevées
des yeux.

St-Ex*

9 août 2010

Miel Lit Mes Mots


PASSE MONT-TOUR

Pour rire
rictus
pourrit
poux prit
couper
la prise
à papi
de la frise
au pare
brise
parvis
des
fourrières
Rouerie
des fatries
des brises
rougies
Un grabat rit

La frappe
des petites mères
de Mistassini
La trappe
à souris
car là
brunit
des pauvres
malpris
grappe
l'agape
du ptit noir
de la walkyrie
d'un drape
s'attrape
bien sous le pli

Hier
thé erre
repu
d'urticaire
à manger
l'abécédaire
sous l'oeil
du deuil
de la corde
dit lierre
des ventres
Sans terre
le marteau
s'en tête
à ne pas avoir
de maître
Les ruts
à barda
poussent pierres
mangent misère
tout pareil
à hier.

8 août 2010

Brouillons De Lignes


"LA BÊTISE CONSISTE A VOULOIR CONCLURE"*

...à la ligne
et du coup
sans savoir
une courbe
un angle
chemin faisant
plus fort
que tout
le jeu passe
au nous...
Ce n'est pas
une obéissance
mais un bien...
on doit on se doit.

De nulle autre part
cela va...
ce n'est pas
nulle-part...
On ne peut
non plus dire
un tiers inclus
c'est plus
Terrible
et agréable
tout à la fois rien
d'extraordinaire...
de la vie...
ce n'est pas encor.
Il y a un manque...
le style n'y est pas...
On remarque cela
chez Blanchot
mais à ce niveau
de risques
des choix des priorités
Un accès à la Perte
le peut-il?

Ce quelque chose
d'accomplie...
qui fait que c'est
ce qui doit...
au moment où la ligne
ne peut aller plus loin
par la dérive...
On lâche la tension
une détente salutaire
y faisant suite...
Oxymore?
Attendre la sentence
du grand juge...
le Temps...Le Vide.

Flaubert*

7 août 2010

Sous Seul


VERS LES YEUX DE SOLEIL

Errance... ce serait
bon de changer de voyage...
Partout l'entretien
de l'insignifiant
capte au même moment
la part d'Être
Y aura plus qu'à
refermer le charnier
sur l'invisible.

Faire part du souffle
des pellicules d'âmes
bruines de vivances
lorsque cèdera
le dernier lien
des terreurs
des catastrophes
Du sang pillé
des transfusions
de croix fléchées
monnaie de sang
des enfants bouffés
des coeurs...
Beau chemin de Paradis
pour les élus
d'élections dantesques
du Bouddha du Christ
de Shiva d'El Présidente
Chemin de Rien.
Voile indécent
machines certifiés
de Rien diplomés

Il serait bon
de changer...
L'offre du ticket
n'est pas encor
venue cela vient...
Et de l'autre
des larmes d'Amour
au chant cinq
du neuf perçé
de la marelle
suite à ce qui
n'a plus de nom
que d'informe
L'Intransigeante
allée des adirés
mains mûres résistantes
mains d'Âmes...

Sur la pointe du vent
et de partout
imperceptiblement là
un avenant silencieux
poudroit l'encemensement
du non savoir nouveau
Dante n'y sera pas
disparu techniquement
mort.Des chars blancs
camoufflés des grands
froids last call
derniers antrhopophages
se mordront la queue
pour quelques larmes
d'Éros en vain...

6 août 2010

Chimioterrae


LA MORT L'AMOUR ET RIEN

Vent dans les feuilles
brise heureuse allègement
un chien dort tranquille
apaisement de l'erreur
de quoi que ce soit.

Aimé raté du moins
en passer par...
pour que ce soit
justement cela.
Pas réussir et quoi?...
Regarder bien
la réussite...
Alors allons
pas de peines...
Ailleurs qui sait
si réussir
réussira...
Nous avançons
vers le Grand
Triomphe celle
de la disparition
des mamuouths
des dinosaures
du Saint Suaire
des pétroglyphes
des anciens
panneaux
de signalisations...
"tout est rien
y compris
la conscience
du rien."*
..."leur silence
ment et leur bruit
est trompeur"**...

Le petit crique
un filet que bordaient
des tapis de lichens
s'y pencher s'abreuver
comprendre...

Parfois cette
persistance
devient risible
et elle l'est...
"une soif de douleur
jusqu'à la folie"***
ou brûler la boule
la rougir de la honte
pour une résurrection
bien cuite.
Raidi figé sec
Enfin fixé pour la fête
à maman...à mon papa...
Un feu de Spectraque
une fois pour toute...

En vérité un fou rire
d'histoire de bonhommes
sept heures pour faire dodo
quand les grands de ce monde
en ont assez de se retenir
de rire jaune.

L'Aigle doré
l'hiver de janvier
sous zéro seul
avec lui
sur le lac gelé.

Ici il arrive
que Blanchot
Des Forêts
Gracq... Hantaì
bon encor que là...
il le fallait...
Pour les contes
comptes des mille
une exigences
là juste là...
Kafka et la trahison
on n'en sort pas...

Moments de Paradis
d'ignorance...
des bois de la sauvagerie
les aurores la grande ourse
les filantes...
juste pour nous...
L'anachorète et L'Aile
Des pensées d'éternelles
ancestrales...

De cette forêt
au loin les feux
sur Bagdad
la scorie
les désastres
de la guerre...
histoire
et ribambelles
propres qu'a pas eu lieu
paraît-il...
Tantôt l'autre...

De la Nature
notre Nature...
de Disparition.

Cioran*
Rilke**
Duras***