5 août 2010

Hurler Avec Le Vent


A TOUT VENT

...là les brûmes à la brunante
escaladent le Mont Tremblant
un Silence de Grand secret
plein des rumeurs de black fox
à l'endormie des dépositaires
de droits légaux sur l'ancien
volcan sacré...maintenant
il est derrière nous...
rougissant sous le bonheur
payé des mannequins.

Où est la Sortie?
Où est l'Entrée?
Sommes-nous entrer?
Avons-nous trouver
la sortie?
Où suis-je?
La rumeur crie
à l'Insensé...
l'Envoûter
dit le poète
un sujet dit
l'État
un autre
dit;un je ne
sais quoi...
quelque chose
plutôt que...
En Enfer dit
le religieux...

Mais suis-je
seulement entré?
Ai-je trouvé
la Sortie?
Suis je seul
sommes-nous?
Des rêves si vrais...
et de la vie
tellement irréelle
Rêve? Réalité?
La Mort alors...
Le philosophe
tremble le poète
dit l'evoûtement
le sujet politique
l'État...un
je ne sais quoi
plutôt que rien..
L'Enfer dit le
religieux...

Mais suis-je
entré?
Ais-je trouvé
la sortie
Suis-je Seul
et sommes-nous?
Des rêves concrets
une vie si floue
vague insignifiante...
Rêve ou Réalité?...
La mort alors?
De la vie avant
la mort? dit
le slogan

Le Sens?
Je pense donc
je fuis...
le flou le concret
la béatitude
et la béance
le nomade
et le sédentaire
l'hédonisme
stoïcisme
surtout la fuite
et la vie...

Visible? Invisible?
Comment rendre
visible l'invisible...
Socle
et poussières
créer de la fondation
Du Rien pour Rien.
Pas en Sortir
Sortir...
Ou Entrer...
Créer du Rien
ça crée toujours
quelque chose...
"I want to be
a machine..."*
Du coup plus
rapidement
que vite...
Vivance...

4 août 2010

Petite Fenêtre



"Si le monde signifie quelque chose,c'est qu'il ne signifie rien"*

Rien comme la musique comme mille et un tableaux sculptures petits dessins...
Inutile et significativement Rien.Iconologiquement nul...Et ce n'est pas le
regardeur qui fait le tableau...Des Seuls à Seul...avec sa Face.
Pour le reste et bien il faudra repasser.A vous de jouer.Une vie à défaire
les farces de l'Histoire de toutes histoires.Chair très précieux sang
des guéguerres au chat au chien pour lui l'autre pour nous...Le sens des numérotés
du silex aux ceintures d'Elvis des amants de Néfertiti de Jeanne Moreau...histoires de fantômes de Céline au curé d'Ars d'Abraham...Et puis votre mort...
Quoi?De Dave Brubeck à Pétain à la pétanque de Garland à Tino Rossi de mère fille frères à Glen Ford aux frères Lumières Quelle histoire laquelle est la bonne?
De la Sainte Bible à Cioran du traité de l'insignifiance...
Bien voir...voir voir encor un tas de chair molle ou ferme de petits trous peut-être de grand trous...jusqu'au dernier trou.
Du génocidaire entre mort de rire...
L'art toujours moins que Rien Tant d'oeuvres...pour le petit jésus ou pour Shostakovich quatuor no 15 op 144.

Tout s'estompe
un délavé
des couleurs
Jamais plus
de portes
lumière
Fermé!
Dire
Orient
des noyés
de Gange à
dieu à cendre
tigres ruminents

L'Ange nouveau Paul
ses yeux t'as vu ses yeux?
Mais Klee pourquoi?
Et ton peuple ta musique
Tu nous enfournes au feu
d'inconsidérables frayeurs
Rien n'est permis librement
au schisme du Monde qui t'a passé
la commande?Entre tes feuilles
tes mots pas pour nous...
et t'avoir déguisé en petit
bonhomme quelle idée?
T'as ouvert le ciel l'Immense
t'as tiré un trait sur Ça...
dieux Dieu et nous...
Qui es-tu Paul Klee?
Pourquoi tu nous fais Sacré?
Nous infligeant plus
que l'Errance plus
que la Mort une suite
d'Enfer encor après Ça...
L'or borgne technique
là qui ferme l'Enfer
qu'est ton Angélus Novus?
D'Effroi sur l'Effroi?
Qui es-tu Paul Klee...

*Barthe

3 août 2010

Show Vive


RIEN QUE ÇA

Des embolies
à sangles
décâlissées de baveux
quand tu colles
tes yeux aux trous
noircis Goujats
t'as pas tremblé
ni souri que pleuré
t'as pas pû t'étais
glaçé d'agrégations
coagulées de meurtres
mains froides
besogneux des gorges
rougi d'horizon
des bleus morts
t'es payé.

On se doit de partir
de part et d'autres
mettre ses pieds
à la bassine
faire trempette
préparer la longue
marche funèbre
de sa face.
Face à seule la même
Sauvage pas autochtone
pas de terre
en galipotant là
ici et puis là
vif ardent pattes
blanches à harfang
de la poudreuse
pour l'office
de la déflagration
de la refonte
de l'ailleurs
au premier cycle
des charognes
Pas d'erreur
ça recommence

Lent comme un cortège
tortuaire parade
au-delà làlàlà...
ici "le soleil
se leva de nouveau
derrière le mont
Kompira"*et ça tourne
tourne tourne
invisiblement
ritournellement
pas là posthume
noircie de défaillance
ça va la Nature
va où elle va...

Beau moment
pour jouer
à la Marelle
cheveux blanc
à-blanc
"la tempête
repêche dans
la mer la
civilisation"**
des saints-innocents
des condamnés à m'art
Rien...et sa pénurie.



Nagaï*
Desheng**

2 août 2010

Antre Les Roches


FROID DE PIERRES

Qu'entre pierres
serrées des crevasses
des fissures
atteindre plus
tendre tendrement
La terre reviendra
sevrer en ces froids
des coeurs en bras
de poussières
serrant les aciers
d'avalés des rots
régurgitants
des sels
de statues des ânes
à l'm perdue
Contre le vide
du dessus des misères
des cris muets
des spectres

Rien tout autour dedans
des gels de granite
des souffrances
à sous de froideur
brûlante
les nôtres celles
des déportés
d'avant les roches
Plus de casseurs
Vers chez nous
de marbre noir
nuées solides
bien gardées
indéfectibles enfin
Hors la trappe à collier
des bonds du coup
des fouets à émietter
du temps mort

De L'écrasement
l'Esprit nous gonfle
fait l'habitat
bon aimable
crée rien
n'empêche pas
les fossiles
d'Amour mystérieux
secret de nous.
Faut pas rire
de l'entre
les astres
la poussière
tombe aussi
de la lumière

Sous Vide


TERRE PIQUÉE

Un ramage
et des larmes
des cris
venant
toutes sortes
de cris
de nulle part
Commisération
de tout est permis
Nature des galaxies
extrêmement noire
fixée
Jetée pêle mêle
au terme d'une
cotisation
des peaux
Pupilles d'urine
contre celle
à sang

Fedor tout
est permis
la transmutation
siffle
Des sans têtes
bouffent des têtes
Bruines à fragment
Trom Lamort
mises pariétales
La vallée des dans
tirons la
par la queue
jusqu'au bleu
du rougi
Encans
d'enclos
des Maures
du rizome
à l'Attente

Réalisation
du Dieu pipé
usurpateur
tribal
Un insensé
avaleur
de crétins
des miserere
un dévoré par
le bout du bout
De la Tourette
la dessous
Au terme
du dodo
des os servant
de percuteurs
signent l'oeuvre
des piégés

1 août 2010

L'Amanchure Des Mots


"ON RACONTE SES PETITS CONTES TERRESTRES A TRAVERS DE PETITS BOUTS DE PAPIERS"*

Le juppon
des Hellènes
tordus
des testicules
sabrant la force
de l'amanchure
à la veuve
clique haut
qu'un chien
agonisant
achevé par l'ignorance
passe les siècles
à gémir
Un tiers inclus
à Saguenay
face au Tableau
ou face au mur
lamentable
et du quand-dira-t-on
des mouches
à la sortie
d'éblouissement
proématique

Le carcan des maux
des mots
vestimenteurs
entre nous des mous
maximom sous tutelle
à la corde contenteur
emballeur de récipiants
taire pas à pas mimés
Des rimes des crimes
des portes à faux
en prime
La poésie un ennemi;
la poécie
L'agence depuis longtemps
de la renommée qui mousse
la sardine orthographique

De la bile au tombeau
des saints taxes rapt qui vole
qui pille les chants
donneurs fabriquent
les miasmes du puit
Tambours trompe lingual
onanisme de laboratoire
roulade à syllabes
de langue aux rats
nombant des forts
chez les morts
Éteint du chant
donneur pathique
rouleur de comptes
ouverts défilades
lâches mots guidés
de scolariats

Achat de haine
à crédit
dérouleur de langues
sans papiers
File étoiles
tricoteurs
météoriques
Boileau
Rimbaud
Jouhandeau
Léautaud
Artaud
Michaux
...
Portique
à désirs
Porte têtes
à glace
faire fondre
lentement
laisser dissoudre
quelques instants
sans suivre
les instructions
pour petits
oiseaux de février
Bien armé
donne ta langue
à l'Horreur
de l'Erreur
Ce n'est pas elle
qui agit
déprendre le large
la voie lactée
de saint Jean de Dieu
Rodez d'Ivry de Pinel
de l'histoire les maladies
d'Amour de l'Esprit Vers
un mot un trait
l'embarque s'en va...

*Wols




31 juil. 2010

La Rive Erre


"GAGNER SON DEVOIR ET PERDRE SON TOUR"*

...en parallèle
avec la fin
quand le repos
module l'éternité
de doux parfums
de liberté
mènent le chemin
coupent les ficelles
sans le noir
des drapeaux
mène le jeu
à son plus beau.
Une barque qui muse
et là m'attrappe
porte au loin
une ligne
un délice
vrille loin
des milices

Ici exactement
auprès de ma blonde
un après-midi
de mai évanescent
dans un tout
petit bateau
loin du ciel bleu
et des chevaux bruns
Des vagues
ondulent
de petits sons
tous pareils
à des lieds pas
exactement...
de Malher
plutôt du Roméo A l'air
répercussions célesta
sur une timbale
poner sur la rue Craig
Un régal
pour orgue de K. Jarret
sur un jazz asiatique
à moindre prix

Continuant la descente
de la riviere Humboldt
tributaire du col à dos
trois Arapahos
ayant l'air pur
de réparer un sous
lié des rires
fusèrent sous la voûte
de la Manhattan Bank
La brusque piquée
auquelle
ont eu à faire face
la lourdeur de la caisse
sur les rives...
mais ce n'est
que de peu d'importance
et hors sujet
Pour la suite du monde
Plutôt ceci;
La rencontre fortuite
d'une meute
de drôles de légumes
habillés d'or et d'argent
malgré les couleurs
du prisme de nos habits
d'invisibles
n'ont rien remarqué
de notre passage...
Ils étaient dévoûtés
trop occupés par
le dernier lingot.

Le plus difficile
dans ces ébauches
de monter mental
perpétuelle
est de voir
de chaque côté
des berges
des tas de non sens
se retirant
ne laissant
sur les flots
que des rires
et des soupçons
qui se sont évanouis.

Aragon*

30 juil. 2010

La Péripatéticienne Et L'Acacadémicien


ÇA FOURRE PARTOUZE

Dire là
la gloriole
c'est vérole
à boni
des papiers
petite
mathématique
à tiques
à puces
techniques
Au poing
fermé
au bout
du bras
dans le coin
de la feuille
un tableau
c'est bien
c'est mieux
qu'un bon mot.

La main
bien prise
dans l'étau
on tourne le dos
à ce qui siffle
et enfle
les orateurs
à la bonne heure
du decorum
faisant flonflons
boulevard la morgue
où les acariens
des vitrines
tendent la main
en signe
de prime
un enterrement
d'office
avec une bonne
retraite
à l'heure
de la mort
on se paye
la traite.

...et pour Évelyne
de l'aspirine
et un verre d'eau
faut que ça trime
un corps à corps
avec Rimbaud
elle se doit
d'être costaud
Aussi la fente
la lèche à l'âme
de sa rue
Baudelaire
aussi
un gros marteau
L'académie
au bout
d'la corde de Nerval
mal éclairée
tant bien que mal
prend son bain
dedans sa marre
y a d'la joie
qui tourne
autour en tirant
la langue lalala...

"...il était là
comme une île
(...)au millieu
de l'immense
océan..."Musil

Le Rugissant


ATTENTE

Qu'on pende
le Bruit
des Morts
qu'on lui fracture
la folie
comme de raison
redondant doublons
du même
qu'on l'achève
à coup
des poussières
avec les menés
avides bombardés
des syllables
qu'on le prenne
au mot
qu'on l'étouffe
de Silence

Au feu d'os
à l'assise
cache mort
des yeux
fusillés
dire que ça coule
sur le champs
et qu'on
en parle plus
du devenir
des gens...
des monteux
de pyramide
à la pointe
du sang.

Au désert
de l'Ouvre Porte
les chameaux
exécutent
la seule réserve
réele et pragmatique
des mises à vie
des assurances
d'un ensablement
proématique
de la pierre tombale
dernière racine
séchée de réalité
mortelle désydratée
de mise bas
conceptuelle

Le vent d'engouffre
d'un côté
comme de l'autre
de la Porte
d'Aurore
passe sablière
et le déferlement
rugissant
qui advient
porte la terreur
Hölderlinienne
à une fatale
saisie sévère
des intrus
marchands fétides
du seul cancer
de l'univers
Voici l'Attente
promise au pain au vin
de la création
de Poétique Vivance.