27 juil. 2010

L'Éclatement De La Lumière


L'ÉPARPILLEMENT

Le néant c'est rien
comme tout le reste
ça passe...

Mort toutes les morts
se ressemblent
se rassemblent

La Vie (vivance)
a prendre ou pas.

l'art est absolument
Rien comme Dieu
exactement comme
tout ce qui est au-dessus
ce n'est pas encore
une consommation
de masse.

Il n'y a pas toujours eu
des feuilles sur les arbres
la sensiblité n'a pas
non plus toujours existé
Aujourd'hui on en voit
de moins en moins...
Comme les yeux de Rimbaud
à l'Hotel de l'Univers...

L'Art peut bien mourir
on s'en fout...
la main sur la paroi
du coeur l'oeil
par le noir Éternité
voyez...

Des signes
qui ne mentent pas
la Poésie quitte le lieu
cède la place au Nombre
Elle était l'Accueil
l'Intermédiaire
entre l'hôte
et les appelés...
La Semaison
est à la faux...

L'heure n'a plus
le leurre
non qu'elle soit
sans pudeur
mais bien que
ça pue l'heure.

Ce qui se présente
là en sourdine
par la réussite
totalisante
du capitalisme
Un État du Monde
et c'est Capital!
Sans faim à la Fin
les petites machines

L'idée de la Fin
ne peut effrayer
que les Vivants...
Alors pourquoi
s'en faire pour
le reste?

Chaque poussière
de Vie comme
autant de peaux mortes
Giacometti en avait
mis partout dans son art
Là lui est poussière.
La vocation de sa vie
de la cendre.
sur de la lumière.

26 juil. 2010

Enfance


"OUVRONS LES YEUX LA POÉSIE EST UN BESOIN ET NON UNE JOUISSANCE,UN ACTE ET NON UN DÉLASSEMENT..."*

L'ART UNE MAIN PERDUE
QUI CHERCHE L'AUTRE.

Viendra qui sait
après la mort
du temps les feux
d'interdépandance
dont les coeurs sous
le boisseau
porteront
plus loin
les crachats
de lumière
suite aux engelures
des mots
vidés de leurs misères
pour de semblants
d'astres nommés
de morts lointaines
quand c'est la vraie vie
qui s'est perdue
dans l'infini saccage

Non ce passage
façétieux
éteignant
la liberté des joies
l'emporté des danses
le mouvement la donation
sans égard
aux différentes
formes de l'amour
Une naïve sortie
qui finit par se croire
s'enveloppe de tendre
d'affection pour un jeu
de marelle
ou l'attaque du roi
par le clown
de service
porte encor les fruits
du Douanier à la table
de Picasso.

Escalader une montagne
chercher des dinausores
se perdre en cours de route
tout cela et se retrouver
au terminus d'autobus
où tout est inconnu
parce que l'on a passé
tout droit la vie
où on devait se rendre
Rêve du petit bateau
troué de soit-disant
réel.
Sarcophage d'aurore
au coucher
d'ancien Royaume
joug des meneurs
qui défroquent
quand gicle le sang
de leurs cauchemars
de truands
têtes a caméra
briseurs de rêves

Viennent vite vite
le temps après
dont on s'éprends
l'endos de la beauté
des suicidés
de la société
celui des coeurs
calcinés égorgés
du milieu de la vie
Cancers d'embolies
par tant d'assassins
toujours les mêmes
hachichiyinns
monnayeurs d'innocents
parce que ratés d'Enfance
fignolés de destructions
de la petite maison
pourtant depuis le début
du monde sans abri.

Fondane*

L'Ulysse


A LA FIN DES JOURS

Et des jours
ingurgités
du haut des cieux
des affalés
d'or et d'encens
part de Fin
part de déchets
Chacun son bout
de rumeur
de ce qui n'est pas.
Que du vent...


Dans la gueule
invisible
vertigineuse
surplombant
une terre de larves
et de boue
Chaque ombre
naïvement
la serrant contre je
plein de larmes
brûlures désespérantes
salaisons

Reprendre sans la fin
sans fin...
au bord des lèvres
du gouffre
les illusions
l'attente
avec le corps
sans organes
à la déchirure
du voile de Novalis
et le qui suis-je
après tout du Grand Jeu
sans la faillite
des ancêtres
aux morts des rêves
des camps aux bombes
sur les enfants
là sans divin
que tas d'os
et poussières
en la machine à monstre

Telle est la rumeur
un mauvais sort
un envoûtement...
what ever
Pour les seul yeux
salés
Insensée présence
conte pour rire
maladie du rêve
d'élevage
culture pour homme
seul

Le oui des fleurs
du paysage
de la Nature
de la Beauté
c'est quoi???
Des métamorphoses!
Et le retour d'Ulysse
l'état des lieux
l'impuissance
de l'histoire
que Joyce reprend
la chaussure d'Art-o
à la bouche de Célan
au fond des maux
des brûlures
acides aux rythmes
du cri des morts.

25 juil. 2010

Brouter


"Étant peu architecte,ce n'est pas la structure de la tête qui m'intéresse..."Leroy
ACTE-LIER
Pareil
à brouter
le temps
passé
tout pareil...
des pour rien
présent
moins qu'à venir
comme tout
le monde
La nuit
plus que la nuit
vient...
poussières
de temps...

Deux vies
disent-ils
pour en faire
une
sept neuf
treize...
Une suite
d'éternités
pour rien...
vers le Rien
qui est le tout
du Rien...

Et le pourquoi
est la réponse
à Rien
Ou le temps passe
c'est comme rien
Tout cela
tombe fait
les tombes
avant l'après
d'impatience
de tout le temps
de Rien
Ici juste là
l'habitude
un habillement
en rien
Jeu cruel
sérieux

Treize mille
manières
de le jouer
au hazard
ou calculer
pour Rien
pour jouer
semblable
à la roulette
on s'y arrête
on entre
et les jeux
sont faits
Bonheur malheur
joie peine
souffrance
mort naissance
Tout ça sa joue
pour Rien

On se prend
au jeu
de l'entrée
à la sortie
au débit
Après quand
on joue
on ne peut y penser
c'est préférable
on joue ou pas
si on insiste
les règles les lois
disent que la conclusion
on verra ou pas...

Ce que l'on ne peut dire
vaut mieux le taire...
ou bien ou bien
c'est terrifiant
l'étranglement
où ça conduit
la tragédie
pour Rien.
Un jeu
pour
Rien
Ce
quelque
chose bien
passé et loin
derrière on se dit
que c'était rien.
Dans l'immensité de
la Solitude éternelle.

24 juil. 2010

Tribut


SUR LE BORD DU DÉSERT
Cellule d'Ailes
notre lumière
sous le couvert
du ciel
bien attaché
Chaque départ
le dernier
De l'Hôtel
de l'Univers
l'errance
misa ailleurs
pour plus de clarté
Dépiégé
et horriblement
blessé de la semelle
à l'esprit s'est fait
piégé elle n'était
plus d'ici
La jambe fut coupée
ainsi que le nom.

A la fin
tout savoir
éparpilla
nos moissons
d'amour
Un feu étrange
un éclair réel
sévère arracha
la cellule
la remit au néant
Sur l'entour
des débris
est-ce elle
règnant seule
comme la vénus
sait-elle encor?

Par un oubli
de cratère
de cendres
je sais qu'elle
passe et souffle
à l'intérieur
du sensible.

Cela s'est fait
sur et dans la mer
l'éternité retrouvé
en l'immensité
de son esprit
elle revoila ses secrets
Son absence
à jamais crevée
du temps d'ici.
Toutes les aurores
gisent gelées
en pragmatiques
échouages aveugles
et sourds
au don d'amour
de la bonté.

Crée Tel D'Amérique


MUSEMUESIQUE
Quand acte
pour un tri-tri
seul seul
sans rase-mottes
et loin des têtes
Des grelots
de patates
dans l'audience
discutent
une clée
devant porter
l'avenir de l'hymne
à la Mutation
moléculaire
de plus personne
dans les instruments
à vent.

AU QUOTIDIEN
Les chanceux
portent le gros lot
à l'infant
une mine personnelle
à l'entre deux
du futur aménagement
pour le nouveau
dictat des heures
Pas de doute
la béate beauté
du supermarché
du médicament
de l'huile à moteur
ronronne l'effrayant.

NOMS PROPRES NOMS SALES
Clovis Marcus Tiouette
devançant d'un cran
la roulette des artificiers
d'anglais de Durham
ou du jardin de Métis
des mains faisant tempête
aux souffles qui courent
le miroir aux alouettes
pour se nourrir de Riel
et du Millet des muses
à lierre sauvage
du réchauffement du chaudron
des fauche-routes
sur le dos des pauvres
de Vincent ou de Victor
dormant tous sous la chaise
du père Nimot fils
de feu le silence Zéronimot.

23 juil. 2010

Le Pacte



BRAQUEURS
Des espaces
toute peur
dedans
Potentats
en guide
michemin
des élévations
de braqueurs
massent
les rêves

DE LA NATURE
Des mots bruissent
l'enclos
de la catastrophe
où Dieu mort
rien n'est permis
Des fusillés
du coeur
surveillent
la durée
d'une chandelle
Tandis
que d'engourdies
dans le bocal
surveillent
les baleines
jaune Achab
monte la table.

LE PIPO
Tous sans exception
ayant voté
l'euthanasie
pour tous
globalitairement
car toutes choses
étant inutiles
que les solos étant
dans la Cène
dans le Gange
dans les golfes clairs...
Que ça fausse la rote
il en restera
bien quelque chose...

ART-UN
Car croyant en l'idole
le sens de l'art
fût de prendre
Troia pour
ne pas se faire
taxer et mettre
sur pied une génétique
picturale aimantée
vers le port
des attachés attitrés
Car il faut
trouver le nord
pour ne pas perdre
la carte des affaires.

22 juil. 2010

Natum Climax

OBSÈQUES

Pas de vent
Ni l'enfer
des enfers
Un balançement
de songes d'oiseaux
d'y voir un labeur
qui vole
et une cage si petite
qu'il n'y en a
pas...
Le mot cage
on s'en câlisse
inutile
comme la moelle
dans les os.

Le vieux chemin
brisé
par la liberté
d'esclave
des racines
aux étoiles
et puis l'univers
"Gastribig
aboulouc nouf
geûleurr
naumanamanamanamouère
agulztri stubglèpct
olstromstim ulzz..."*
Alors marcher
l'espace
neuf
parce
qu'il le faut...

Plus sage
par un long
sans savoir
surtout
qu'il sourit
que nous
formons une amitié
L'abîme s'ouvre
étourdissant
de néant
rassurant
aussitôt
par de petits
points
de lumière
l'indice que je
suis bien sur la terre.

C.Gauvreau*

21 juil. 2010

De Rien L'Air



SACCADE

Fugace
kaléidoscopique
d'un instant
l'autre
l'évanouit
nombre d'or
à zéro
voir
Voir
un froid
stellaire
le fouilli
Tenir
n'étant pas
Temps mort...
de glace.

Je pense donc...
je suis mort.
Ne pas penser
vivre vrai...
Agit-erre
l'émerveillement
l'admiré
contemplation.
Et quand
comment
où?
Effleure
l'arrive...
au moment
clic
soudoyé
de la vie...
rayer
avant...
L'enfermement
l'affairement
sérieux
Un ludique...

Trop vrai
trop beau
pour être
vrai...
mon corps
et mon esprit
ranci
désaccordé.
Où a-t-on terré
la terre?
Écourtée
de par tous.

La poésie mène
la Vie à bout
de mort
Poésie ayant
L'Air de
poésie
pour de vrai!
Pas
un style
un concept
une forme...
Triste
qu'écrite
décrite

Être
deux cotés
où on meurt
de se rire
Ne sait
le cimetière
moins
le cercueil.
Des poètes
de cimes
seule sens
sang sans
simplement
absous
plombés...
Un Monde
sans poésie
sans monde?
Dissolution
des matières
chaosmordes.

Pain noir
du mot
Vie
urgence
effroi...
à la criée
des numéros...
Temps...
n'est pas
ne peut naître...
le monde
un pas.
D'appât.

Spectre En Un Acte


SANS DESSOUS DES MORTS

Quand des branches
sans feuilles
comme un ennui
qu'un trait
tiré sur les rêves
et qu'un silence
mord la terre
redevenue plate
d'outrages
blanchis
d'obscures
consentements
totalisant
minoritaire
majoritaire
en un désir
d'en finir
avec le vivant
Qu'un vacuum
vous tire
l'érection
sans suite
tombant en poudre
d'os
Que l'effroi
le vertige
l'innommable
auront terminé
leurs besognes
d'enfourchés
et le last call
de Lascault
retrouvé
son chaosmos
bien compris
des morts
et désensiler
du nihilisme
savant des pas
au derrière
que la pression
en soit une
de contemplation
amourachée
d'amour
qu'un surf
au levant
d'un précis
sans abri
que protéger
des ablations
par saut
dans le vide
des idées.
Que comme au ciel
ici juste là
peut-être
aurons-nous raison
de naître
et tambouriner
lazarus.