11 juil. 2010

Des Froids À Suer


LA LOGEUSE

Souffre
sans s'offrir
sans racines
sans divinités
lier
à la paroi
au mur
au don
lié à l'acte
de main propre
Pas chasser
ici sait
attendre
sait
l'épiphanie.

Passe le froid
la bourrasque
la disparition
du sans esprit
la taxidermie
des poussières
semblables
au début
à la fin
Les sacrifiés
du Führer Dieu
ses moisissures
ses spores
un scarabé
me l'a dit.

La chose s'ouvre
entière face
et devant
Argumente
démontre
synthétise
Pouffe de rire
s'extasie
contemple
s'effeuillette
s'égraine
maintient
l'Écart.

Des métamorphoses
d'âmes et de corps
enlassent l'astre
désignent la source
la provenance
de la dernière
feuille
le chant des dogmes
des morts qui
ne s'éveilleront plus
...
"Voici des fruits
des fleurs
des feuilles
et des branches"*...

Verlaine*

Sortir À L'Entrée


"JE NE SUIS PAS MORT
MAIS JE SUIS SÉPARÉ"*

L'entrée
de lumière
son chaos
ses scories
d'effroi
d'excréments
à avaler
en la longue
procession
des corps
au Tombeau
Anthropophage

Tendre et broyeur
d'où les larmes
des couveuses
de chimie
et tango
bal musette
apprivoisés
roulent
tambourinent
la Bébelle
sans l'Orphée
l'abolition
pur et simple
de l'Esprit.

Attendre
dedans dehors
la fin
de l'abrutissante
marche funèbre
La disparition
des pourvoyeurs
d'articulés
du règne
des marionnettes
du Dieu Nature
dedans dehors
ses interminables
banques de sang.
L'infini?...
tout au début.

Artaud*

10 juil. 2010

La Gertrude


TRAFIQUE
Présence naissante pour un clou ou le Greco.Mixage métissage d'une seconde à un milliard d'années.De Goya à Mondrian à Lamarche à Rothko une tonne d'essentielle
à tenir contre Nature à d'invisibles ailleurs ici là juste là...
Des souffles entre pierres et sable entre survie et mort par l'abîme d'enlisement de masse à perpétuer à perpet les cellules à boîte noire,de son éternelle reproduction à bon Dieu de Nature à Mort.Et que de mains à plumes ces charrues d'asphyxiés des gloires et des noces de Cana.

De L'oeil
au pied
des mains
des morts
sur des morts
Ère de triage
Combien?
Chiffrer
des têtes
sur des pattes
de poulets
séchant le sang
sans frais
Et des départs
d'avalés
Nature nature
proliférante
des retours
d'hécatombes
des cercueils
de bombes d'orages
d'enfants étuvés
siphonnés par des
créatures
venues
ressusciter
le cri
de la Gertrude.

Par un vent
chaud du désert
une caravane
de Nulle-Part
conduite
par un unijambiste
s'époumonne
à attraper
l'outre-vie
d'entre les morts
caravane d'enfer
en correspondance
avec l'éternité
retrouvée
et quelques
casserolles.

8 juil. 2010

Deux Temps De La Terre


STÈLE-AIR

Un dépot
une membrane
le tour
du trou
et l'accablante
fermentation
du même.
À ensevelir
au jeu
du jardin
des délices
y entendre
les mensonges
sortir
en percussion
céleste
au bar toc
des morts
quotidiennes.

Un rapt
à chaque
nouveau né
Une moderne
offrande
qu'effrite
l'Hérode
derrière
son rideau
de suie
Un temps
soufflé
d'Apocalypse
monétaire

À l'audition
des perd-la-vie
toute une gamme
de deux quatre
arrachent
des cathédrales
le chant des Oiseaux
d'Olivier
Un massacre
à vif sur la clée
de chaux
de la mémoire
partie en fumée
Pas par hasard
si les morts
ne fleurissent
plus.

La porte tournante
ouvre l'infini
du monstrueux
à la onzième
symphonie
de L'Impasse
pour musicien
du Hasard
Un grain de sable
lui donnera
le ton juste
elle seule
à la portée
du néant.


7 juil. 2010

Lumière Rupestre



DES RIVES

En visage
sans fard
fil un trait
va là
où il doit
verra
Mordant
au perdu
par une ruée
Une lumière
juste
et bonne
Tête pas faite
par plan
à Rien

Et revenir
pour
la première
fois
à sa propre
disparition
croulant
sous la loupe
des affamés
de la faim
enlisés
du mensonge
de l'enclos

Au vent
à la brise
les pieds
dans des bottines
de ciel
Une randonnée
acquittée
des nuits
traditionnelles
en plein jour
Un recours
au dessein
salutairiens
des lignes
de Vivance

6 juil. 2010

La Disparition


BLEU COMME UNE POMME
Étrange avec quelle subtilité elle pandouillait au cou de ses futures victimes
lithanies doucereuses faites de beautés Naturelles d'envoûtantes breloques qui rendent visqueuses gluantes les nuits sur les nuits...Et puis la mort moins talentueuse mais la connaissant bien s'est pendue au sien l'anéantit sur le coup.
Tout a manqué, l'eau, l'air, et les songes, un désancrement une sphère évidée de sa
connaissance finalement sa mémoire...un vide immense engloutie tout ce qui faisait surface pour combler ce qui toute une vie durant d'astre avait été sa déraison d'être.De poussières aux cendres des socles que des vents stellaires et froids sans fin balayaient.
L'énigme découverte, la terre et la mère particules d'un conte bâclé à la va vite et si distraitement opportuniste charognard jusqu'à lui manger l'essence de son souvenir,d'avoir été un Bleu d'Amour au Sens qui a toujours manqué.

5 juil. 2010

L'Ébouriffée


AUGURE

Oeil sans pupille
planètes des corps
à poussière
oui désastres
rebuts scories
d'encor là
pour peu d'avenir
marbres coupés
aux ciseaux
par battements
d'essences épurés
des pas à pas
au précipice

Que de comptés
compilés
pour un chiffre
frippé pourri.
Maligne ébouriffée
vierge à verge
son lot de petits
peuplements saoule
sa rage ouvre
sa porte avant
de frapper
et injecte
son venir ancestral
Sa main mise
sur les queues
de rats de la terre
inaccueillante.
Porte tournante
pour étourdies
Sacre aux régnants
derniers d'une
suite d'écervelés

Des courants
justes et bons
ouvrent l'Aile
l'expropriation
cueillent l'Or
de Kubin en passant
des joies en sursis
refont la ronde
du ciel rythment
les astres neufs
les premières lignes
se posent...
On se surprend
à rire aux pierres
et parler aux scarabées.

Deuil Des Beaux Jours


ROGNURES
Rien...
des dernières
feuilles
moins que un.
Babioliques
choses
à la fin
insignifiantes.
Serrées si
grotesquement
loin.
Artifices
des cimetières
accumulation
de petites
pestes
sur la blessure
de l'astre
d'accueil

S'agissant
de Silence
mon Amour
nous n'y étions
point
Délicieusement
mieux ainsi
Cirque coma...
en plein Paradis.
Des briseurs
de bonté
de compassion
valait mieux
fermer
le poème
s'endeuiller...
de Rien ou
mourir de rire.

De la mort
à assassiner
petits murs
d'ignobles
farçeurs à trou
du ciel
et de la terre
décoche ton
tiredon
prend les larmes
pend les haut
les courts
toi d'abord
débarrasse-nous
de nous
file ta mue.
Détrace
ta présence
soie sans non.
Essaie Voir.