10 juin 2010

Sans Titre En Corps


JEUX DIT
Roulement de bruit
début et fin mêlés
Sablier à Cain
Un type
détritus destructore
Ruse escroquerie
d'offrandes

De bons silences
retenus des invisibles
"grains de sable
dans la machine"*
absorption lente
patiente mutation
des poudres d'os
viennent l'avant
et l'après
Pas là ici
le Nulle-Part
qu'encor dissident
les rayés les raturés
du bagne de l'infernal
allant sans savoir
dessous les pins
d'Aix en Cézanne
sans rassemblement
qu'abreuver d'errance
qu'aérer des gouffres
et des saignées
mortelles
de la lumière
au lampadaire de Nerval
de Célan sans Personne
qu'Artaud signe
son traité d'organes
sans partir...
Enfin...

"je sais l'histoire
que tu parles
n'intéresse personne
et que tu te taises
pas d'avantage
poème tu ne sais
ni la souffrance
des opprimés
ni la résignation
de ceux là
que le silence
étouffe...**

Temps dont on s'éprends
prospecteurs d'un pouce
carré nomades d'un pas
le monde
Des mille et un jours
mortéternels
le vol des oiseaux racines
des fleurs de lumière
qu'Occident Orient
d'avenir Atlantide

Roulement de tombeaux
viennent les utopies
réelles sans folie
ni raison
de l'épine à la rose
des parfums
pour le Harar

Peu en fin
aux sources du tombé
en haut
suite aux sentences
sévères
aux oublis mortuaires
Peu des pieds
des doigts
des corps à la tonne
sans sanctification
du Chant des Grandes
Tristesses
des sans eux génétiques
de la nomenclature des parcs
Bruit à finir
Poème à reprendre.
Klee*
Beaulieu**

9 juin 2010

La Guerre Qui Golfe


LE VOL

Il y a le golfe
de toutes
les ignorances
des siècles
de tant de mains
rouges
du sang des morts
de nos morts
d'entrailles
toujours et bénis
Des ors de ravage
pour se gazer
en se lavant
d'essence
d'oiseaux Montréal
Paris pâtés

En fait l'en-dessous
la source le sang
du temps noir
de la vérité
remonte à la surface
c'est nous pour vrai
de l'énergie
de résurrections
de tous filant
par les poussières
d'étoile
s'approvisionnant
en gaz céleste
saluant Rimbaud
en passant

La Terre la terre
bleu comme un effroi
de Pascal de la chair
de Jérome Bosch
sur un air de brûme
voguant pavillon
la nef des trous
"Les porcs prennent
plaisir de la boue
plutôt que de l'eau
pure"*

Héraclite*

7 juin 2010

Money is mortné


L'ÉRUDIT

Money money
porte l'enfer
à s'engorger
Sel miel ciel
follow no guide
par ici la Nature
faunes et flores
d'hommes piégés
dômons le ciel
offrons la fin
à l'art porteur
de la disparition
des momies

Petits dessins
petits tableaux
infiniment Rien
Lumière rhytme
les poussières
d'Amour...
"La peinture
est une évocation
une opération
magique(si nous
pouvions consulter
la-dessus l'âme
des enfants..."*

Tous sans
les illusions
du sauve qui peut
on ferme la boutique
...en fin sans fin
les souffrances
à façétieux dominent
les drôles de mots
(magique,âme,enfant...)
L'Attente, passés
la rage le mépris
après les derniers
soufflés par manque
de ventilation
de la porte
magique du coeur.

*Baudelaire

5 juin 2010

La Mort Est Morte


LA MORT MEURT

Tant qu'à ne pas y être.
et qu'à faire
Autant être mort
et sauver les meubles
Bien appuyer
à l'union du réel
et du rêve.
Festif hécatombale
pour une page
éditoriale
sur Abraham ou les Cantos
au choix et marcher sur
les eaux des mers pavées
se coller harakiri
et visiter les failles
les vertiges de la
conscience visuelle
par les cimetières
d'outre-tombe.

De toute manière
quand on est mort
on est vivant...
Mort ou vivant
quand on est mort
on s'en fout.
On a compris
n'en jeter plus
la mère est pleine.
De rien on fait tout.
C'est Ça rien d'autre.
L'invisible; Sentir
sa tête sur les épaules
quand elle est à nos pieds
toute prête à prendre
Racine par les pieds.

L'agonie tire la fin
derrière le soleil
vers le champ où
la mort est immortelle

"en forme de brûme
inconsistante..."*

Bataille*













4 juin 2010

La Veine Des Dieux


COQUILLAGE
L'Aurore d'Abysse
sa lumière de rire 'je'
dieu de sang noir
d'effroi giclé
Cinglant ravalement
de la matrice
Stèle de cacaboum
compost de tournesol
La Nature sèche
la dernière feuille
Collée des glues
les Gens Tous
à la saignée
des coeurs.

Blanc de rien de la fin
d'un ennui écoeurant
m'éloignant de l'à-propos
Trop de transfusion
des morts de me dévorer
cadavre sous la lumière
sans poignée de main
à poème
Rendre les larmes
au paradis plaqué
des armes
La porte du Silence
grince asséchée
des Morts de la mort
dans la mort.
Festin de foetus
rose.
A propos;
Veine des dieux
par la Nature
à son Aurore.