11 mai 2010

Ravage




JOURS DE PÉRIL

Bouches de sable
destin des scellés
quelque chose
a failli
une défecation
de méprisance
sur la germination
des défunts
sur le silence
du sacré alors
voici qu'ils perçent
le ciel déchirent
le voeux de protection.
L'hémorragie de sang
noir forme maintenant
la rosée d'extermination.

Monnaie d'agonie
alchimistes bidons
mirages d'esclaves
à génocide
un déluge, l'écroulement
des barrages, 'Poisson
Sans Titre et Béance"
un mauvais rêve à Durër
la masse guidant
le peuple sous des
amas fétides
et fumants
des semblables
Mouches à damier
en légions anthropophages
fermant le cycle butoir

Un devenir idiot
impose un cheval
en équilibre
sur un fil,
des échassiers
dictant au bleu
du ciel sa couleur,
et d'une main de pied
se prirent les têtes
et demandèrent aux
autres formant une
intelligence simulée.
Devant l'astre désaxé
les sages ingnégneurs
conseillèrent un transfert
de poids d'un pied sur
l'autre ainsi que le
transfère de la Ste-Victoire
à Beaubourg...Ce qui
fût fait.

9 mai 2010

Aujourd'hui Quoi?... Le Sublime.


L'UN DU CORPS ET HOPS...

Pain Noir Debout


CORRECTION NATURELLE

Munch précisant
scriptant
les forages
de la maladie
retardant
le vide
de l'Esprit
que la mort semblait
affectionnée
d'une irréversible
folie dont
il mourra

Le dos de G.D Friedrich
face à face à ce qui lui
aussi l'emportera
vers le froid d'un
deux plus deux
d'une précision
sans dommage
à la raison collatérale
de la suite du monde
car son but est la terre
le bleu du ciel
préférant le rouge
de la mer séparant
Blake de son Paradis

Plus près juste ici
les cas de Parkinson
d'Alzheimer de cancer
de folie chez les noyés
de Goodwin
les tremblements
de terre les désastres
de Giguère
l'asphyxie des agents
inodores multicolores
de Lamarche
de la folie des jours
et des nuits au rythme
effarant des désastres
de Mc Ewan
des esseulements
des populations
vieillissantes
de Guauguet Larouche
etc...

Mains des sables mouvants
des cordes graisseuses
des porcheries
des poules sans têtes
des touristas
des baigneurs du Gange
ou des côtes louisiannaises
os des ancêtres à sous
bon allons passons!
Voir ici c'est mourir
sur le champ.
Et ne pas ne pas...
Alors le champ en chant
funèbre sur le bord
attendant la barque
à Charron se mentir
elle ne viendra pas
la Vie qui Est Ailleurs
est comblée.

Ici et rien d'autre.
Magnifique magique
aujourd'hui (l'espace
est splendide...un
ciel féérique et
divin!)le beau de
l'air des tranchées
de mal armé oeuvre de
Beauté de la pointe
Ode au St-Laurent
des vierges folles
de gît guerre
de l'amour du vieux
darling pour les
enfants aux cheveux
blancs...allons.

Un sandwich debout
ha! la belle étoile
qu'un steak à genoux
essoufflé
à la mine basse
des carbones
des pistes blanches
traces par ci par là
dans les Pyrénées les
Cévennes les Laurentides
au cimetière
Père Lachaise Montparnasse
Côte des Neiges
tout les lieux communs
initiatiquement
Présents vivants
survivants posthumes.

8 mai 2010

Précis De Disparition



TÊTE ET AMAS DE PLÂTRE

Et Des Douleurs


"Les tyrans savent qu'il y a dans l'oeuvre d'art une force d'émancipation qui n'est mystérieuse que pour qui n'en ont pas le culte;chaque grande oeuvre rend plus admirable et plus riche la face humaine,voilà tout son secret"

*Camus

7 mai 2010

Silence On Parle


LE CLIQUETIS DU SILENCE

Ducharme Louis René des Forêts Blanchot,de curieux silences kafkaïens.Somme indécise entre le Dieu de Silence et le Châtiment d'avoir parlé.
Le prix des mots,oeuvre ou l'enfermement dans la folie du non dit.
L'indécision décidée le (limbique fait oeuvre)fixe le status quo dans une fin jamais finie.Manière d'attendre.Dieu ou Diable cela arrive qui tranchera?

Un dit le religieux,un autre vers une droite violente et de même totalitaire,eux préfèrent (ne pas)avec tout de même quelques penchants pas très raisonnables.
Une ambiguité du propos de l'ensemble.
Pourtant la mort suit sa marche mortelle tandis qu'on agonise...nous tombions vivant en enfer voilà que l'on tombe figé dans l'effroyable...ce qui a changé c'est la vitesse de la desçente,en accéléré.
D'où le sauve qui peut où personne ne se sauve.
Ici se pause la radicale question du qui veut vivre?En ce qui me concerne je constate une fatale pauvreté de ravitaillement.Suite à Artaud Beckett le monde en silence s'engouffre dans la merveilleuse époque où on a tout perdu de S.Weil le tout pose problème,le tout tout Tout?
La Mort de l'Art comme la disparition de toute forme de vie il me semble qu'on en reparlera...
Les Gens que vont devenir les Gens? dit le philosophe.La peste 14-18 39-45 (...)
là huit fois la possibilité de faire sauter la sphère au carré, désir de mort une euthanasie pour tous en vente libre.
Attendre que la télé en finisse avec le limbique,avec un dernier prix Bébel Le Dernier Mot pour personne seule.
Risible ou pleurable une vieille tranchée disait Picasso.
Le Silence des arts du Silence.




Rondo



LE TEMPS S'ÉTANT ENFUI AYANT PERDU LE RYTHME LA MORT M'ENVELOPPA DE SON RONDO.

6 mai 2010

Une Bouteille Au Dépotoir


SANS TITRE ET BÉANCE

Ce manquement
cette impuissante
petite musique
de Nuit
Mortel chateau
sacrifié
au monstrueux
Passant cherchant
par le seul chant
ancrage à l'indice
pour une aurore
de lieu improbable
mille fois pervertie

Voyant les signes
de sang des fleuves
ces cris sifflants
du souffle
asphyxié
par des masses
de morts Natures
poussières
des socles
et virus racrapoté
des faims séchés
Où se retrouvera
la poésie?
Tous les mots
raclés détournés
du don de l'Enfantement
d'élévation après Célan
et le Paradis de Cristal
la table chiffrée de la fin?

Et la parole en cran
d'arrêt théorique
en best-sellers
sur les genoux
du bon Diable
de Dieu est-ce
l'éteignoir de
sa vivance le fait
de son existence?
Ses semelles de vent
la réponse aux angoisses
de son époque
le ciel de son Esprit
l'âme pour l'âme
Et ce Silence
de la joie du bonheur
des hymnes des maîtres
qu'on n'entend plus
a-t-elle vendu sa lyre
la justesse de son Amour?

L'étouffement génocidaire
du poétique la suie
sur les coeurs
les concentrations
de destruction
rendant innommable
le spectracte abscon
une bouteille au
dépotoir une apoplexie
un fourvoiement
du souffle jusqu'aux
oreilles...mise à l'index
bureaucratiquement
consentante...
est-ce son cercueuil?

Ou frappera-t-elle
encor de son choc
l'extrême risqué
la plongée vers
la source ajourée
d'allaitement intarissable
donné pour Rien
au cueilleur la céleste
lumière tenir car
les dieux sont sévères
quand ils appellent
Juste allée à la marche
peu importe car
qui suis-je moi après tout?
Qui signera la suite
de ces maîtres poêmes...