10 avr. 2010

Ici Là Juste Ici


MARELLE SUITE
"Tant que,d'une façon ou d'une autre,tu as encore soin de toi-même ou de n'importe quoi,tu sais aussi peu ce qu'est Dieu que ma bouche sait ce qu'est la couleur et mon oeil ce qu'est la saveur"Eckhart
"Te recoudre dans l'entité sans Dieu qui t'assimile et te produit comme si tu te produisais toi-même et comme toi-même dans le néant et contre Lui ,à toute heure,tu te produis"Artaud

Mains


MARELLE

Mains sur la paroi de papier.

9 avr. 2010

Un Rêve Un Jour


SUITE MARELLE
Histoire d'heure en heure
et puis en minute en
seconde un temps non
marqué foutu.Présent
Plus de cri de Munch
des mauvaises nuits
de Vincent ou De Staël
dans le vide avant nous
Plus d'Océans pollués
de CO2 plus de fonte
des glaces de de de...
Rien Au Paradis hé oui.

On ne s'en est pas
rendu compte mais
ça y est.C'est dantesque.
Dopé au boutte...
Gazé!Des morts légers
légers virevoltent
pataugent un jello
une glue une totale
insensibilité
Trop de tout et rien.
Une fin des Anges.
Un présage voilà Godot
Un jugement a eu lieu.

Du temps à passer combien?
Du blanc mort s'éveille
par les oiseaux avertis
que lentement la beauté
reprend son lieu...
Et une traversée s'est faite
a eu lieu Novalis Holderlïn
Nerval Rimbaud Artaud Célan
Quelque chose depuis toujours
Était avait lieu serait
léger là ici...Voyez...

Le Temps Commence.


Un tempéramment dit Cézanne,des petits contes sur des bouts de papier dit Wols,grain de sable dans la machine dit Klee et on pourrait les citer tous on verrait qu'Art-O pour en sortir de l'enfer en avait fait la synthèse.
Pas un exutoire,mais de l'air de l'espace de la lumière.Depuis le début des temps...

La question d'après Auschwtiz est-ce encore possible la main sur la paroi,le petit pan de mur,le c.s.o,les noirs de Lestié,la Mémoire Encastrée dans les marelles la poussière...la question y répond.Alors jusqu'à la dernière feuille noire du mental.
Et c'est le cas en ces temps pas de crise mais de la Fin de toute Vivance.
Les Morts d'en dessus sont Silencieux...à moins que...L'Économie est un neuf une coquille sans le jaune du petit pan de mur.
La perte de mémoires l'erre alzheimer,petits bracelets...il y en aura d'autres après nous...Music...musique...l'encerclement d'Hé-gel...
En avançant l'Art devient art art de la technique qui passe à l'avant en arrière de la synthèse,pas de doute pas d'anthithèse.Ici on vous avale ou on vous vomit...la république des irres.
En fait rien n'a changé depuis le début de l'Enfer.
Par contre,le monstre a plus d'appétit.Dévore plus rapidement et l'Art tellement lent
qu'il se perd dans la nuit du temps.Faudrait bien montrer la sortie,en vous en moi en nous,changeant la naissance,pas un happening pas d'évents ni que...Rien.
Ça va tout seul.Avec les Rroms,gueux,marginaux,exilés...la sociololologie s'en occupe.Non Rien pour nous merçi.
Plus près des cueilleurs au dépotoir des idées des petits enfants survivants les premiers cueilleurs chasseurs vers une postsociologie mutation biovied'ange.
Le Gange rejoignant le St-Laurent pour l'outre-vie.
Un Lonely child un Vivier là juste pour eux.Un petit spectracte musical pour la fin
des cochonneries de masses.Ici pas de quatre...du solide.Un écho-logie pour les enfants mutants mutés post-mutinerie à militaires...donc une sociologie de mutants.
Passer outre à Guernica il n'en est pas le créateur,pas plus que Wols que tout l'oeuvre de Bacon,de Music...Si on veut pas plus que Delacroix etc...peinture de Vie de la vie...Passer à l'antimatière, à matière noire se déguiser en courant d'air...peindre sculpter cueillir un peuple... s'en tenir au dépotoir le temps de garder la discipline.Enfants d'humus,du compost...du compostage.

Patience sapience transmutation pas des valeurs mais des voleurs en des personnages d'Eugène Green...depuis le début Le Temps qui commence.

8 avr. 2010

Franche Baleine


Comment passer l'Occupation
du dernier Reich Sans collaborer
Faudrait ne pas se lever et si vous
n'êtes pas dans de beaux draps sinon...
Plein de petites capsules
tranquilles, de billets
d'hommages,de bons postes
de célébrations vous feront
de la tête le corps
un beau cercueil en
queues de lignée de présidents
un applaudissement...avec une
seule main dans l'air du temps...

Et évidemment que ces paroles
sont vides et pour le néant
Prêt à porter à en emporter
Traviole très réel quotidienne
du commun insensé rondrond
et carré roulement sand fond
sans fin.Temps qu'il est Temps
Demeuré inédit dans le corps
de sa création Ça finira bien
par éjaculer en même temps
çe sera fait des marchands
de première page on verra
la Fin des banques d'oeuvres
Et l'Émerveillement des grands
qui ont soignés leurs enfants
Pas "Ceux qui se sont assouplis
aux agenouillements,
ceux qu'on domestiqua et
christianisa
ceux qu'on inocula
d'abâtardissement...""*

Cela parce que Ça aime
les retours...
Oui se limiter mais
à ce qui Est.Voyons.
Tous dans la petite
Baleine à Monsieur.
Où est Monsieur?
Au Japon À La Paix Verte
aux scientifiques
à Stevenson à la Baleine
à la mer...à sa vie
La Vie de la Baleine?
La nôtre le chien le chat
la langue au chat de Monsieur
La Baleine aux madames
anciennes...Franche Baleine
Blanche.

*Césaire

7 avr. 2010

Arriver Aux Nôtres


SUITE DE MARELLE
Et si par un effet du dedans un petit coin caché comme "le cache ton dieu" de Valéry ou le "Tout perdu" de S. Veil ou Rien un Vide un égarement subit par une distraction,en autobus,en byciclette qu'importe,un abandon laché prise,une amnésie subite,se déconnecter,comme juste avant la dernière minute du souffle où on comprend comme on doit comprendre qu'il faille y aller de l'autre bord de l'envers dans la gueule les acides du monstre et qui sait L'Apprivoiser ce monstre dit à peu près Rilke...ou c'est fait ou c'est pour une autre fois...et comme dit le sage la vie pour apprendre à mourir alors...
Et au réveil au retour de la conscience en passer par un petit poème un petit tableau...Admirer on dit l'admirateur plus grand que le créateur...
Et ça fait... fait pas un koan ni un satiri ni une extase ni illumination mais revenir
une main un chat ou un chien une bele robe de printemps des fleurs,un nuage lentement réapprendre les choses,s'Allouer le bonheur le prendre le voler qu'importe,
où vous savez qu'il est,dans un petit coin caché timide oublier,se serrer dans ses bois,se raconter une petite ritournelle...
En finir pour un moment ou pour toujours...
Si tenir lentement passer la rive avant qu'elle nous la fasse passer...
Une petite faille dans la misère la maladie la mort.
Rien n'empêche
soulever un peu
les couleurs
mélangées des gris
quotidiens des
fauteurs de mort
des escrocs
Pauvres ou Riches
Saints ou damnés
Couper étêter
l'illusion
le chemin de
sa misère
Les Ailes...
L'Air prendre
l'air du ciel
de la terre.

Inciter le curé
à se mettre à poil
Blake adore
Cent ans à roulette
avec Miller petite
promenade avec White
pêcher le saumon
des roses embrasser
des oiseaux ou
devenir un parasite
lacher des parfums
d'Orchidées
Et la lumière qui
là qui tombe...
Le noir les couleurs
à Clerbout et Bobin
ou Rien Vraiment.

Et évidemment
revenir pourrir
mourir pour eux
les cannibales
ces enfants d'hier
devenus ce que
sont les jours
et nos nuits
ce que seront
celles de demain
les nôtre nos bombes
nos meurtres nos viols
tout ce que vous savez.
Inséparable de l'Enfer.
Eckhart dit"Dieu se
goutte Lui-même"

Chez les peintres
les sculpteurs
qui en savent un
p'tit bout sur
les tours et détours
des jours noirs
du plus profond
du noir anticipé
tantôt lui qui
non né déchu
d'exil celui qui
cherche du solide
pour déposer un
Vrai mensonge
quelque chose qui nous
irait d'incontournable
comme un vrai jour
de vraies nuits
après la Mort

Un Des Milliers


CRAYON BILLE SUR PAPIER
Ce qui s'aime sème à tout vent ouvre Ouvre tout grand les coeurs rend disponible l'abri contre les assauts d'un dire ou la technique,le style joue de sa place au firmament de l'histoire des autres...

Papillons


SUITE DE PETITES MARELLES

de petites franges
beautés d'initiés
mortels par où
les triés vaquent
et retiennent
juste ce qu'il faut
de splendides
chercheurs du début
du temps trouvé
enfoui vivant
des désastres

Que l'état des lieux
compte sans contine
ni qu'histoire
reportant les naissances
au vieil âge
Chapardant leurs
ignorances pour
un savoir obsédant
d'agités un chiffre
à suicide aux nuits
sans berçeaux des rues
Faut-il tant de lâcheté
de peur...

Tant qu'il y aura
une brindille une feuille
un sourire tant que la vie
voudra vivre la Mort
vous trouvera
Briguera votre
innocente obstination
à rire la brillance
de vos yeux votre coeur
Tout ce naître l'insulte
l'enrage de ce côté
par cette voie
Terrifiante de vous
abandonner Seul.
Qui vous aimera
plus que lui-même
pour vous sortir
de l'Enfer.

6 avr. 2010

Tête Tombée

MARELLE
Et oui lentement disparaît dans le présent toutes choses.Sommes fictionnées molécularisées dans le sans fond des confins interstélaires de rien et de l'infiniment rien biologique.Un présent plein et roulant tombeau fermé.
Répétition et pensée morte comme têtes mortes de Beckett.Enfin on aura tout perdu...
Perdu quoi?
avant nature
et société
Des deux bords
la mort
"Tombeau de Zinc"*
et poussières
des fins
Tous à vos urnes
le vote terminé
Incinération
où tombe le monde
Nomanclature
Echec et mat.


Plus personne
un bruit de Mort
un moins un rouge
y en a un pour tous
à l'épuisement
des stock l'écho
des économies
des écologies
dans malstrom de
l'enfance enfuie
dans la terre
mépris entre
la semence
et l'enterrement

pas risible pas critique Un Rien sans alpha ni oméga Désert illusion et désert. En attendant si l'orignal est dans ta cour tue-le sinon l'autre va le tuer .Tralalalal'erre.Rijaune,rirouge,ribleu ritournelle un pape un trotkiste, un maoiste...part avec la bête brigue le festin...Spectraque.Vient lentement très lentement en sourdine...sur la pointe des bas...et des hauts celui...Après l'homme ayant réalisé à la place du Dieu l'Apocalypse avec son instinct de mort par Fürher ou Attila interposé bien alimenté par l'infantilisme captif hyperchrétiens de possesseur du ciel et de la terre le voilà se jetant dans le vide avec sa bébelle tombant dans les acides éternels du Monstre...la Mort vous a souri avant sa Terrible.

Ils l'attendront
par en-dessous
dessus le sauront
malgré vous ils vont
Qu'importe vos saisons
ils y seront sans
vous ils le sauront
Qu'importe vos poisons
vos vestiges vos déraisons
ils verront la moisson
Même si jamais ne reverront
l'Amour sans nom sans raison
se rappeleront par coeur
et par passion au grand
retour vous condanneront
Votre ciel votre enfer
vous y enverront Tous
les Enfants des univers
de la marelle après
la chute des cheveux
noirs.

*Brecht

5 avr. 2010

Un Des Milliers


ESQUISSE
La pensée l'extase de l'univers;déflagration

Que Coeur


DE LA DISPARITION

Le Râle raté des
masses serrées fatales
De sidérantes raffales
de souffrance des
pigments laiteux
des crachats
ou nullement rien
Tête d'Ange poignardée
d'ignorance
ce sera sans pitié
de naître à mourir
Tout aidera à en
rajouter de l'horreur
Un Cercle à t'épier
pour te déchiqueter

Des murmurs
seul à seul
ton piège masque de
sourire ou crispé
Ta mort ne rit pas
met fin à l'essentiel
bonheur des enfants
Vos nuits des grands
couteaux pas d'histoires
Seule seul
Un gouffre après tant
de contres avec le
courant des mensonges
Un torrant d'effrois
ne tenant qu'un Coeur
arraché des bêtes.

Tu savais les abattoirs
les appâts les ravins par
les bisons d'agonie
les pendaisons de l'autre
à toi que pareil
Curieuse idée donner
la mort à y croire
on penserait sauver la vie
des libérateurs
De partout du mourir
des routes aux guerres
de l'air à l'eau aux
songes création
de voyous de fieffés
menteurs.Ça ment
pour dévorer

Qu'infecte jenous
de l'arène à la mort
du bouger du fuir
et que des morts
milliard trilliard
pour la suite du bouger
du fuir des miroirs
des faces de glace
des bêtes de somme
en solde à b.b.q
un chiffre sous la dent
à médaille à retraité
sur le blanc propret
de la table d'hôte
stars à cercueils

Quel ensorcellement
nous cache la Beauté
quel damnation
nous mène chaque
jour un peu plus
à entrer dans le
désastre de nos
créations du chiffre
rouge du un moins un
pour apaiser le monstre
Argent...Du "Dieu nous
veuille absoute"*
au Dieu Mort
à l'autogénocide
Et les manitous
des fins dernières

Une Haine terrifiante
de la Vie se cache
dans l'effort des
jours des nuits
au sauve qui peut
devant l'agonie
des Enfants
un paraît
bien
qui
tue


*Villon

Au Noir Que C'Est



Espace lumière...
Dégagé désencombré
De l'aéré de l'Air
vers la lumière
Ces silences loin
ces lointains si
près en finir
en sortir avec les
fracasseries
Des faux des vrais
du règne scélérat
de ce christ d'enfer

Du Vrai rien que du Vrai!
Que les larmes des
retrouvailles enfin
chez soi ces choses
à soi.Être devenir
l'exact souvenance
des retenues d'Amour
Hors ce désert
nauséabond des bruits
des nuisances l'englue
de ce qui meurt mort
Tout perdre.
Vide vide vite!

L'enfant la mort
Décrisser d'ici...
enfant vie à Vie
Pas coupable pas plus
Abandonné mais quoi?
l'Abandon même
Hors le nommé
Oui Oui!Avant
de ne plus Aimer.
Millénaire de
compostés,de natures
mortes nous morts
vivants jusqu'aux
artaudcités de
naissance un rapt
de rapt à Tout!

Une bouillie
comprend Nulle-Part
à baise flic floc
les boues dernières
pas là c'Est faux!
Bon à curer les Bosch
bon qu'à ça
Et c'Est pas Fini!
Le Sens sans Nom!
Des abattoirs
Abattoirs!Qu'Abattoirs.
Et l'Art belle lurette
ce heurt heure leurre
Que Ça...

4 avr. 2010

La Mort Meurt


LA MORT MEURT AVEZ-VOUS REMARQUÉ?
Pourquoi écrire ces notes toutes ces choses avec une tendance nihiliste et qui ne fait qu'ajouter au chaos du monde?
Pour peut-être me vider de l'encombrement de la tête et arriver le plus rapidement possible à un peu de lumière...
L'époque qui est la nôtre et qu'on dit peut-être la dernière? Et pour tout ce que vous savez...apporter un baume sur cette désespérante anticipation n'est-ce pas la raison de l'art?
En fait et comme l'art est inutile que c'est le geste l'acte qui opère pour celui celle qui le pratique alors...le reste vaut pour des questions.Matisse qui voulait un art pour le repos de l'éreinté me fait penser à la musique de Mozart avant qu'on assassine les gens vous comprendrez qu'aujourd'hui les baumes comme vous dites plusieurs s'en occupent.Le pharmaceutique officiel et celui des rues...sans compter le swow business etc...
Oui mais à quoi mène une position telle que vous le dites?
Cette question la philosophie la sociologie la politique l'économie se sont chargés
d'élaborer certaines réponses à cela...à l'art cela n'est d'aucun secours!Et là c'est complètement inutile à l'atelier...Seul voyez-vous.Très suffisant et égoiste.
Devant la mort, quand vous avez le couteau sur la gorge à quoi pensez-vous?
Donc cela ne sert à rien et socialement entièrement égoiste?
Vous semblez insister sur le fait que tout ce qui est doit être utile? eh bien non
par exemple une fleur,un arc-en-ciel,les étoiles,l'Amour,l'inattendu...etc sans ces inutilités mystérieusement plus rien ne serait possible,ce serait (Foucault,Deleuze,
Bataille...)parlent très bien de ces choses de l'enfermement des sociétés dans lesquelles nous sommes où la liberté n'est qu'un mot vide dans les mains des politiques économiques de surveillance.La liberté est une chose qui ne demande pas de permission de plus en plus rare l'art y accède par une effroyable dicipline et qui se paye chair et esprit... heureusement il y a d'autres formes de libertés pour n'en nommer qu'une un concept en philosophie et pour le commun des mortels il y en a plein là aussi ça se paye.Il s'agit de la prendre.
Mais vu comme vous dites la liberté est disponible à tous et il ne s'agirait que de la prendre?
Elle est là,effectivement seule et disponible.Dans les faits par contre elle ne semble pas intéresser beaucoup de gens...
Et le temps passant on finit par croire que c'est initiatique ou magique etc...
Socialement c'est politique...le reste Kandinsky parle de spirituel,Klee vers un peuple,se donner à voir ou un rien pour désirer quelque chose...une conscience élargie...Wittgenstein ce que l'on ne peut dire le taire,les arts du silence pour le faire voir...
Je crois que ces questions réponses improvisées de notre part nous suffisent pour le moment .Étant d'accord qu'élaborer relèverait plus de l'intellect que d'un vécu
de liberté par la création et pour l'inutilité de la chose même...