10 déc. 2009

L'Art Du Saut


Le saut des morts ceux qui ont sauté "la Sainte-Victoire",les célèbres,les grands G aux petits g...outrepassés par le saut...en Art... pas sauter une quotidiennerie,non!pas plus que passion,non en toute Liberté!Qu'est-ce que cette liberté a affaire avec la Liberté la grande celle du G...Les grands suicidés de la Nature,ceux de la maladie,du corps ou de l'Esprit,une intimation de la Nature,celle qui brasse, malmène les compositions de l'Art,de la philosophie,ou toute forme de rythmes,d'ordres,de Beautés...La Nature règne en un monstrueux stratagème ici,elle les passe à déglutition de son infini programme...
Les Sauts célèbres,parmi les modernes,de Staël,Gauvreau,Deleuze...Le premier au summum de la splendeur on peut en penser autant des deux autres.Klein c'est de l'arrangé du bongy...plus tard il sautera mais par le coeur.Pourquoi le saut plutôt
qu'autrement? Le Saut de l'Oisillon? Le Saut Dicté,le Poussé en bas?
Le Saut le Grand Saut celui de toutes les Libertés,le Saut de l'Art,Gauvreau,de Staël en étaient les Grands Maîtres,quant à Deleuze très près des Créateurs il en connaissait un p'tit bout sur l'Art du Saut...Deux trois jours avant le Saut,il se présenta lui-même à une exposition d'une peintre, introduite par A.B.,et acquit un tableau.Un Signe, un Chemin? Que fait cette oeuvre dans un temps si ténu si près du plus jamais ,dans l'infime des moments restants? Tableaux lyriques lignés de Turner en passant par Monnet Riopelle...ici, là il y a un indicateur...Nature Nature.

On comprend que biologiquement mentalement on peut être à la limite...de quoi?
Le suicide demeure toujours un dictat de La Grande Nature.Le Suicide en fait partie.
Ce n'est pas un acte de Liberté!!!Le saut est un joug...il y manque un tableau,un poème,un concept.

9 déc. 2009

Petit Conte.



inaccessible
imprenable
invisible
qui n'existe pas.
Y penser
bien penser
Responsable mortel

Farder saloper
égratigner détruire.
gonfler plisser.
brûler darder
couper découper...
Agonisante saignée.
Pour un fait
une vérité.



Ensevelir
de gloire
L'Appel
retenti éternel
descendre ou monter
Avec ou sans l'admirer
sur une paroi verticale
n'importe...n'importe.
Plomber par un musée
part maudite à celle
qui m'a piégée.

À Tarkovski.



La face et scie
de la transfusion
de st-cancregraine
de la beauté
d'un requiem
pour un massacre
d'une funeste
O raison molaire

Vu de Tolède
repris par Poussin
à Aix ou germe
les grandes hauteurs
de tous les déserts.
Verticale Kupka
Bande à Barnett
fils du Gréco

Froide et mince
ligne vers Abraham
Axe sanguinaire
bénie ou pas...
pommes de mûlets,
d'Adam, de terre.
Juste croassement
à l'Horizon funèbre
des croix nouvelles.

L'Attente Dans Le Gorgoton.


Au fond attendre c'est la vérité.
La vie si courte si écourtée que rien ne sert d'attendre.Chaque oeuvre là comme un G.Hauser,attend...et l'élection des quelques mandatés fonctionnaires du bon dieu ne changera rien au fait que c'est toujours attendre du monstrueux.
Guiness académie ou pas.De croc en croc...Infinie déchiquetage des rois de la Défunte du bon dieu.L'Histoire en forme d'acide stomacale.
Pas un mot n'échappera à cette déliquéfaction.Y compris d'avoir supposément vécue.En vérité quelque chose me mâche,mastique l'attente.Les vérités de Bosch,à Bacon sont des rêves d'enfants mastiqués,à côté de ce qui réellement arrive.
Attendre fait Voir.L'ananasthésie des mots du mot bon Dieu.Dieu la somme de toutes les coyances.Croire se distraire de l'horreur d'être.
Mozart, Matisse,Mondrian ou Malévich ne changent rien à cette histoire d'aime.
Attendre,l'englougloutissement,d'un ravage de la foi du bon Dieu ou de ma maman ou de ma ma main.Attendre et plus on attend et plus se confirme que l'on nous invite à un repas où on attend d'être dévoré.
La quête de sens on le sait il n'y en a pas,n'en a jamais eu.Attendre.A quoi pense-t-on qu'en on attend...Attendre!

8 déc. 2009

Et De L'Or À La Disparition.


Le Fin Mot De L'Histoire
c'Est Dieu...du début à la fin.
Surtout À La FIN.

Le Paradis Des Mots


Les Mots Sont Des A Dieu

Clou Qui Fixe


Le Clou De La Nuit
Quand Tombe La Faim

Mot Dit Le Mot


Mot Comme Un
Chiffre A
La Bourse

L'Allongement Du Ciel


Vent De Mots Maux

Rire Après


Le Commencement s'Étire Sans Fin

Vers Les Pommes Vertes


Le But Des Mots Est Fin.

7 déc. 2009

Le Poète Crucifix


Les Mots Me Déconcrissent Valéry

Offrande Au Sable



Maudit sois-tu
salaud,rebut
à petite main.
Sommets Rouges
de vos déserts
crottins sans visage

Le bonheur de ma nuit
Solitude Aimée
Éternel Dramour.
Porte cimaise
des décloués
des débaillonnés
des dénucléés
Porte-toi.

Viens soit
oiseau Seulseul
chant des dunes
des sépulcres
Joie blanche
infinie
du peuple Inadore
Va et ris vers
la faim car voici
le Roi Mortmort.

6 déc. 2009

De L'Art de la Solitude.


Seul ce mot prononcé quand on est seul.La maladie,la vieillesse,l'exil,la perte d'être cher.La double solitude,les vieux couples,la maladie de l'un de l'autre etc...mais ce n'est pas celle de l'Art,celle d'une isolante discipline,qui prend tout,exige tout.Sans hiérarchie,de grandeur,de maîtrise,déjà tout au début,vous enlève à tout, toute illusion,tout mérite,une retrouvaille espérée,une appréciation monnétaire pour un service ou autre...Non rien.Et ensuite vous enlève votre moi,orgueuil,vos assurances,votre légitimité,vous enlève le quotidien des affairements des jours et des nuits d'une vie, d'une vie normale.Point d'ancrage dans les évènements du pain quotidien.
Et s'en suit une somme effarante de déconstructions et d'imbroglios de vous et de l'autre.Le Doute,l'angoissante avançée solo avec le rien le néant que le constat imprécis du tout de quelque chose...Ces moments à grand risque et qui jamais n'abandonnent,seront destructeurs folie,mort..ou seront initiatiques.Les radeaux,corridas,les pierrots,baleines,etc...autant d'illustration des risques et des fins terrifiantes qui accompagneront la création.
La Solitude extrême d'une sardine,d'une asperge,d'un lapin,d'un chien...dans un tableau comme autant de symboles la représentant.
La solitude figurant la solitude par La Solitude de l'Art.
En vérité c'est une horrible condamnation.Celle de conserver,ce savoir de Solitude.L'Envers eh bien Art-O parlait d'un bûcher où on y ferait des signes...ou bien avant Voltaire ou Montaigne parlait d'êtres briochés,Paulhan le bord effroyable d'un précipice...des otages pour demeurer proche du messieur...bon voilà ce qu'il en est de la réalité de l'Art...Le pourquoi? est toujours le maintien de la flamme de la lumière.Pourquoi? le Pourquoi?...initiatique Présence!

Grâce




Le descendu
si bas marchands
aux pieds d'acide
gratins des clous
du très haut
boues conformes
à l'ensilage.


Que d'heures
me noyant
qu'un coeur
hôte me fut donné
séquestré
par tes parfums
au patchouli
à l'huile de Parme
bercé par l'alouette
en fumée.

Bas si bas
que tout m'était
donné plus besoin
de zigonner ni que
bidouiller la vie
m'était un bol de
bouette
Pas besoin d'un
trèfle à quatre
feuilles.
Viennent les moments
qui m'endeuillent.

De La Guéguerre.


Et là, ne conserver après le fouilli des quotidienneries des mille et un usages de l'esprit grégaire,assez de vivance pour partir commencer un point une ligne,qu'importe la force de bouger un doigt la main tenir un outil ou à la limite tracer dans le sable le vide,un signe,sachant que rien, rien ne viendra,jamais rien ne vient...des milliards de faits et gestes inutiles tentatives dans le trou béant infernal,que d'être.

Ici il y a une traversée à atteindre,une limite à franchir,un voile de Saïs à déchirer.Et de soi-même,assumer la part qu'on n'a pas franchie,pas voulue franchir,car un quelque chose plutôt que rien ce soi-même de l'autre côté ici,avec des tableaux des sculptures,des oeuvres non pas de chimères,de faire valoir,non un ce faire voir comprendre que tout l'Art n'a été que l'instrument majeur de ce voile cette réalité quotidienne,de tous les jours celle qu'on appelle l'ordinaire...l'Art était cette ensorcellement,cette illusion de ce que l'on nomme la vie.
La racine et l'origine d'un voir corps et âme se racontant des petits songes et mensonges de Franco ou Guernica.
L'Art théatre de tous les possibles.Le reste suit.
La Force d'un faire Voir d'un dire et faire dire ce que Créer veut bien.
Invisiblement présent,dans toutes les sphères non du vivant mais de la vie.
Nature et Art luttant pour une vraie Vie car l'origine de l'Art est le Manque.La Nature cherche sa métamorphose par tout ce qui est pour elle, ce qui doit sera...
Cézanne explique cela on ne peut plus clair.
Et le plus Grand que tout celà si on le questionne tombe inévitablement dans la religion.
S'il y a une forme idéale de "prière" elle ne peut-être que poétique ou musicale.
Sans prier,les arts visuels sans mot dire(sans maudire,cent mots,etc)culminent des visions arrêtées,fixéés,d'une efficacité jusqu'à ce jour démontré.L'Amour,la beauté,l'émotion,ryhmes et formes...Pour ne nommer que les plus importants.
Créer c'est le Sens.La quête du sens c'Est créer.
Tous les noms sont des Oui à la Vie.
La destruction écologique est une métamorphose de Nature.
L'Art se doit de tenir...il tient.

4 déc. 2009

L'Oui Dire.



Oui de l'autre côté
ici liant les vagues
grisaillardes
aux chants balançés
des interstices.
Gouffre étourdissant
futur fleuve à larme
Rien d'analogue
non plus que Peyotl

Tous des Breughel
Face à Géricault
en plein coeur
d'un cauchemar
de Dürer
Plus minuit ni nuit
ni noir
De l'autre côté ici

Des trésors de vomies
de peaux séchées
rebuts crachats
de mains percées
hyènes et cochons
mêlés présents
pour la mort.
Ce sera prêt.

Grosse Fête
Gros Party
pas d'échappée
rien à donner
rien à apporter
c'est La Peau-Calisse.
Le mystère, le Dieu
qu'on s'est donné.

L'Évincé




Il y a de l'invisible
tellement le cratère
l'encreu le trou
à testaments s'est élargi.
L'envers fait des bosses
l'essoufflement est mortel.
Il y a du mystère
car la Nature s'Enfante
et s'Enseveli.

Une tonne de rouge
de Manzoni
dans un musée
pour une tonne de gens,
aveugle le directeur.
Le Rouge crée le maître,
et s'envole comme une plume
pour signer.

La mort n'a pas de prix
sans faussaires
l'art jase pavanne
car la solitude du dieu
grandit à vue d'oeil
dehors la horde
s'échauffe d'envie,
un manque de silence
ébruite les prix.

La Nef Des Sous.



"La mort... c'est le but de la vie".
Baudelaire

Le feu du jour,
exécrable miracle
comme des mouches
aux bourdonnements
de l'En Vie.

En trombe,un sifflement
strident là sourd
et aveugle
à un mat attaché
un peintre et un malstrom
s'apprivoise
sur un navire désemparé.

Embarquement pour se taire,
radeau de mes dires
Et le tigre sur le dos
De Borges
Des miracles exaucés
L'aveuglement du physique
du mental pour le dormeur
du val.
Pendant que Sima
se refaisait le visage.