6 déc. 2009

De L'Art de la Solitude.


Seul ce mot prononcé quand on est seul.La maladie,la vieillesse,l'exil,la perte d'être cher.La double solitude,les vieux couples,la maladie de l'un de l'autre etc...mais ce n'est pas celle de l'Art,celle d'une isolante discipline,qui prend tout,exige tout.Sans hiérarchie,de grandeur,de maîtrise,déjà tout au début,vous enlève à tout, toute illusion,tout mérite,une retrouvaille espérée,une appréciation monnétaire pour un service ou autre...Non rien.Et ensuite vous enlève votre moi,orgueuil,vos assurances,votre légitimité,vous enlève le quotidien des affairements des jours et des nuits d'une vie, d'une vie normale.Point d'ancrage dans les évènements du pain quotidien.
Et s'en suit une somme effarante de déconstructions et d'imbroglios de vous et de l'autre.Le Doute,l'angoissante avançée solo avec le rien le néant que le constat imprécis du tout de quelque chose...Ces moments à grand risque et qui jamais n'abandonnent,seront destructeurs folie,mort..ou seront initiatiques.Les radeaux,corridas,les pierrots,baleines,etc...autant d'illustration des risques et des fins terrifiantes qui accompagneront la création.
La Solitude extrême d'une sardine,d'une asperge,d'un lapin,d'un chien...dans un tableau comme autant de symboles la représentant.
La solitude figurant la solitude par La Solitude de l'Art.
En vérité c'est une horrible condamnation.Celle de conserver,ce savoir de Solitude.L'Envers eh bien Art-O parlait d'un bûcher où on y ferait des signes...ou bien avant Voltaire ou Montaigne parlait d'êtres briochés,Paulhan le bord effroyable d'un précipice...des otages pour demeurer proche du messieur...bon voilà ce qu'il en est de la réalité de l'Art...Le pourquoi? est toujours le maintien de la flamme de la lumière.Pourquoi? le Pourquoi?...initiatique Présence!

Grâce




Le descendu
si bas marchands
aux pieds d'acide
gratins des clous
du très haut
boues conformes
à l'ensilage.


Que d'heures
me noyant
qu'un coeur
hôte me fut donné
séquestré
par tes parfums
au patchouli
à l'huile de Parme
bercé par l'alouette
en fumée.

Bas si bas
que tout m'était
donné plus besoin
de zigonner ni que
bidouiller la vie
m'était un bol de
bouette
Pas besoin d'un
trèfle à quatre
feuilles.
Viennent les moments
qui m'endeuillent.

De La Guéguerre.


Et là, ne conserver après le fouilli des quotidienneries des mille et un usages de l'esprit grégaire,assez de vivance pour partir commencer un point une ligne,qu'importe la force de bouger un doigt la main tenir un outil ou à la limite tracer dans le sable le vide,un signe,sachant que rien, rien ne viendra,jamais rien ne vient...des milliards de faits et gestes inutiles tentatives dans le trou béant infernal,que d'être.

Ici il y a une traversée à atteindre,une limite à franchir,un voile de Saïs à déchirer.Et de soi-même,assumer la part qu'on n'a pas franchie,pas voulue franchir,car un quelque chose plutôt que rien ce soi-même de l'autre côté ici,avec des tableaux des sculptures,des oeuvres non pas de chimères,de faire valoir,non un ce faire voir comprendre que tout l'Art n'a été que l'instrument majeur de ce voile cette réalité quotidienne,de tous les jours celle qu'on appelle l'ordinaire...l'Art était cette ensorcellement,cette illusion de ce que l'on nomme la vie.
La racine et l'origine d'un voir corps et âme se racontant des petits songes et mensonges de Franco ou Guernica.
L'Art théatre de tous les possibles.Le reste suit.
La Force d'un faire Voir d'un dire et faire dire ce que Créer veut bien.
Invisiblement présent,dans toutes les sphères non du vivant mais de la vie.
Nature et Art luttant pour une vraie Vie car l'origine de l'Art est le Manque.La Nature cherche sa métamorphose par tout ce qui est pour elle, ce qui doit sera...
Cézanne explique cela on ne peut plus clair.
Et le plus Grand que tout celà si on le questionne tombe inévitablement dans la religion.
S'il y a une forme idéale de "prière" elle ne peut-être que poétique ou musicale.
Sans prier,les arts visuels sans mot dire(sans maudire,cent mots,etc)culminent des visions arrêtées,fixéés,d'une efficacité jusqu'à ce jour démontré.L'Amour,la beauté,l'émotion,ryhmes et formes...Pour ne nommer que les plus importants.
Créer c'est le Sens.La quête du sens c'Est créer.
Tous les noms sont des Oui à la Vie.
La destruction écologique est une métamorphose de Nature.
L'Art se doit de tenir...il tient.

4 déc. 2009

L'Oui Dire.



Oui de l'autre côté
ici liant les vagues
grisaillardes
aux chants balançés
des interstices.
Gouffre étourdissant
futur fleuve à larme
Rien d'analogue
non plus que Peyotl

Tous des Breughel
Face à Géricault
en plein coeur
d'un cauchemar
de Dürer
Plus minuit ni nuit
ni noir
De l'autre côté ici

Des trésors de vomies
de peaux séchées
rebuts crachats
de mains percées
hyènes et cochons
mêlés présents
pour la mort.
Ce sera prêt.

Grosse Fête
Gros Party
pas d'échappée
rien à donner
rien à apporter
c'est La Peau-Calisse.
Le mystère, le Dieu
qu'on s'est donné.

L'Évincé




Il y a de l'invisible
tellement le cratère
l'encreu le trou
à testaments s'est élargi.
L'envers fait des bosses
l'essoufflement est mortel.
Il y a du mystère
car la Nature s'Enfante
et s'Enseveli.

Une tonne de rouge
de Manzoni
dans un musée
pour une tonne de gens,
aveugle le directeur.
Le Rouge crée le maître,
et s'envole comme une plume
pour signer.

La mort n'a pas de prix
sans faussaires
l'art jase pavanne
car la solitude du dieu
grandit à vue d'oeil
dehors la horde
s'échauffe d'envie,
un manque de silence
ébruite les prix.

La Nef Des Sous.



"La mort... c'est le but de la vie".
Baudelaire

Le feu du jour,
exécrable miracle
comme des mouches
aux bourdonnements
de l'En Vie.

En trombe,un sifflement
strident là sourd
et aveugle
à un mat attaché
un peintre et un malstrom
s'apprivoise
sur un navire désemparé.

Embarquement pour se taire,
radeau de mes dires
Et le tigre sur le dos
De Borges
Des miracles exaucés
L'aveuglement du physique
du mental pour le dormeur
du val.
Pendant que Sima
se refaisait le visage.

2 déc. 2009

L'Usurpation Du Corps


Tri des cris
jugement d'avant
à la source
en chemin faisant
vers les abattoirs
des yeux convulsés
aux corridas entre
deux lignes

Cela revient
par blanchiment
d'absence à la table
infini du vide
tous boeufs écorchés
que noyés d'ossements
grugés en vain miroir
de mal infini




Un babel bébelle
bas des bas
des morts chiffrés
rognures de génies
méprisant les corps
exaucés par la joie
de l'axe d'un saut
entouré de lumière.

Histoire d'Arnaque


D'une durée inconnue l'oeuvre l'objet d'art, n'ayant pas du tout les mêmes références à la durée,que le temps de l'histoire ce qu'il adviendra,des grottes,des ruines anciennes,des monuments conservés dans la durée chiffrée cela on peut en imaginer l'avenir,mais en ce qui concerne les objets les artefacts de ce qu'en fera le Grand Esprit?
La suite du monde sans ce monde?
La création ne se situe pas dans un déterminisme occidental,les influences viennent sans limite de lieux, de cultures,de temps.On peut créer hors du temps,un temps pour tous les temps...Le datage,les références à l'histoire ne sont qu'une part infime du motif,d'une 'contre motivation' du désir qui porte le désir de créer à l'intérieur de son monde à voir à faire Voir.
L'agonie, la disparition de l'Art sera celle de l'histoire de l'art,subjectivement politique,culturelle et économique.Mais là en pleine débandade de la tombée des corps,du corps de l'art,sans accueil,personne pour ce sacrifice immonde...marcher, évider,insensé, égaré,le temps d'une biologie à sa limite humaine ,plastique,Molinari ,R. Ryman,A. Martin,Newman,tous les "Here one" two...
et par la suite tous ces tricks...d'une révision thèse synthèse antithèse...
avec le retour du religieux.Passant de St-Jean à toutes sortes d'Apocalypses,qui remontent la cage ou des corpspuscules,sectes à venir qui se redéchireront les petits restes.En Art du côté des petites pestes la place est déjà prise.
Au nom du dieu déguerpi,la peur aidant de gros sous font des affaires d'or.Demeure qu'est le Nihilisme errant.
La Pop se rendra avec la nouvelle figuration à la messe des prêtres pour les uns et des gourous pour les autres.
Klee demeure le Grand Modèle le Faire Voir ici par..."Un peuple manque" et voici "L'Ange Nouveau" l'Enfant Epargné qu'est Klee indique non un chemin mais la fin du Nihilisme de la Vie...Un ryhme nouveau.

1 déc. 2009

Sous Respiration.


"J'en revenais à supposer un Dieu pour mieux les voir
invisible l'un à L'autre" M. Blanchot
Comme une avançée vers l'inquiétude d'une mort certaine de la Beauté de celle qui fut dérobée au temps anciens,qu'une usure de mort nous force à abandonner...bien malgré nous.Combien de secrètes Amours en fêteront le retour?
Les restes qui échoient l'oubli ou la culpabilité.
Le choix est à prévoir.
Quel mauvais esprit m'a conduit ici? Moi-même.La conséquence connue alors...déjà plusieurs sont partis,beaucoup d'autres suivront.Rembrandt Goya avait commencé à entrevoir le dégât.(Degas pour le découragement des arts)et par la suite s'acélérera,la mort du peintre et des oeuvres.De Munch à V.Gogh à Bacon,la chose de mort est anticipée.De Staël en passera par l'icône comme avant lui Malévich, mais plus jeune incorporera la dimension violente.Une gêne un regret s'empare de l'acte de créer.Le poète qui a vu les dés pipés en fait il était invité à un repas volé.
Si l'on regarde de plus près tout ce qui va suivre ne sera que pillage.
Aujourd'hui "les enfantômes" de tableaux de sculptures etc...sonnent aussi le glas de la culture d'Occident.

Après La Rage.



Avec ou sans
le rêve
exil ou demeure
l'ensablement
des larmes
à la tombée
des aiguilles
fait fleurir
les millénaires

Et le sans limite
porte justement
hors des hordes
perverses
nihilistes
à la venue
de l'invisible
saillie
de l'ombre.

De blanc de blanc
l'assombrie
ouvre enfin
la Partance.
Le rétablissement
des couleurs
sans les premiers
cris des mondes
nouveaux

30 nov. 2009

Le Chemin de Passage


Voir c'est détruire un voir,désancrer.Ce qui viendra s'imposera,parce que c'est celà,ce ne peut-être autre chose sous peine de ne pas.
Ce voir nouveau à nouveau,comme un jamais vu auparavant,ce qui était mais évanescent,ou entrevu mais rejeté parce qu'en contradiction avec le plus familier.
L'objet d'art commence à la résolution des contradiction.En une pleine coïncidence,pleine renaissance,naissance.Cette Coïncidence se produit à l'ouvert à recherche de ce qui doit pour que l'objet passe à l'éternel du regard,j'arrive à l'autre image,à l'image de l'autre par cette résolution.On dit "j'aime j"aime pas,ou les goûts ne se d..."ou etc.Voir c'est se désencrer.
Voir c'est savoir que tout pourrait être autrement,que c'est autrement!
Mais le monde n'aime pas les mutations,les transformations,le changement.En cela il préfère crever sous le joug des idioties des no way politiques.L'État n'aime pas l'Art.On Voit.Un jour voilà de nombreuses années je lus un mot personnel qui devait être caché au regard de l'autre car griffonné en aide mémoire sur le bureau d'un sculpteur très connu et s'affichant fédéraliste,ce mot disait "La masse c'est dlà marde" la marde?les composts,les fruits,les arbres,..et Nous. Manipuler manipulant,ça donne ce que ça donne.Encore le "bras droit" de René Lesvêque qui me dit "je n'aime pas les artistes"
Les artistes ici je pense à Borduas et "La question Nationnale" et ce "je n'aime pas les artistes".Ce mot de Beckett cité par C. Juliet? "Méfiez-vous de vous et de moi."

Kandinsky dit "Du Spirituel dans L'art." F.Leduc parle des "Iles lumières", pour ces deux approches théoriques qui ne valent pas "la note jaune" du Vincent,ou le "je suis peintre" de Klee,ces faits, après le Cézanne de "la Terre Promise" marquent, signent la Modernité.Il y a autre chose que le réel et on le nomme on le fait Voir.
Autrement que par l'Icône religieuse l'Art avec ses qualités intrinsèques,y Arrive.
Ici l'Art qui n'est qu'un moyen pour la route le chemin...et que tous les Ministères veulent pour tapisser...c'est là que ça se joue...entre le joug d'obéissance et la liberté de l'admirer.On Verra.

Ils Vont...




Oiseau...de l'enfer et du ciel,l'espace des oiseaux,ceux des peintres ceux du Fra,de da Vinci, Braque,Arp,encore une fois il faudrait tous les nommer.L'oiseau pétroglyphe, de l'Arche,oiseau oiseaux,partout toujours des oiseaux...et les vents fous de nos excès d'usufruit,n'y changent rien...que veux bien dire tant d'oiseaux collés dans la peinture,collés dans les goudrons,oiseaux sacrifices,emprissonnés,mangés, dévorés,oiseaux que Vinci libère,oiseaux de génocides,Ortolans, palombes,tourtes,des gratte-ciel catasthrophes coupant le ciel,l'espace...à leurs errances synchronisées,à leurs présages de vie nouvelle...
Et l'air asphyxié..on sait qu'ils tombent. Je connaissais quelques oiseaux de Braque,mais hier A.B m'en a fait voir d'inoubliables,ne pouvant les trahir par la parole,vous les laisse voir en quelque part...n'aimant pas spécialement Braque mais ses oiseaux plus que tout.Ce même A.B m'a offert un tout petit dessin à l'encre de Chine (miniature) d'Hiroshige..ayant appartenu à Vierra Da Silva,(Vierra "les oiseaux")représentant ce qui me semble le mont Fuji en arrière plan et tout en bas trois fruits...bien définis,mais ce qui ressort,ce que l'on observe en premier,ce sont les oiseaux, quatres petits traits perdus par main de maître et l'image s'envole...vers un ailleurs, ici même,là toujours comme à l'épreuve de toutes saisies humaines de toutes hécatombes.Créateurs d'air et d'espace,créatures de rêve.Créatures qui volent avec un coeur.Qui voient avec les ailes des yeux.