1 déc. 2009

Sous Respiration.


"J'en revenais à supposer un Dieu pour mieux les voir
invisible l'un à L'autre" M. Blanchot
Comme une avançée vers l'inquiétude d'une mort certaine de la Beauté de celle qui fut dérobée au temps anciens,qu'une usure de mort nous force à abandonner...bien malgré nous.Combien de secrètes Amours en fêteront le retour?
Les restes qui échoient l'oubli ou la culpabilité.
Le choix est à prévoir.
Quel mauvais esprit m'a conduit ici? Moi-même.La conséquence connue alors...déjà plusieurs sont partis,beaucoup d'autres suivront.Rembrandt Goya avait commencé à entrevoir le dégât.(Degas pour le découragement des arts)et par la suite s'acélérera,la mort du peintre et des oeuvres.De Munch à V.Gogh à Bacon,la chose de mort est anticipée.De Staël en passera par l'icône comme avant lui Malévich, mais plus jeune incorporera la dimension violente.Une gêne un regret s'empare de l'acte de créer.Le poète qui a vu les dés pipés en fait il était invité à un repas volé.
Si l'on regarde de plus près tout ce qui va suivre ne sera que pillage.
Aujourd'hui "les enfantômes" de tableaux de sculptures etc...sonnent aussi le glas de la culture d'Occident.

Après La Rage.



Avec ou sans
le rêve
exil ou demeure
l'ensablement
des larmes
à la tombée
des aiguilles
fait fleurir
les millénaires

Et le sans limite
porte justement
hors des hordes
perverses
nihilistes
à la venue
de l'invisible
saillie
de l'ombre.

De blanc de blanc
l'assombrie
ouvre enfin
la Partance.
Le rétablissement
des couleurs
sans les premiers
cris des mondes
nouveaux

30 nov. 2009

Le Chemin de Passage


Voir c'est détruire un voir,désancrer.Ce qui viendra s'imposera,parce que c'est celà,ce ne peut-être autre chose sous peine de ne pas.
Ce voir nouveau à nouveau,comme un jamais vu auparavant,ce qui était mais évanescent,ou entrevu mais rejeté parce qu'en contradiction avec le plus familier.
L'objet d'art commence à la résolution des contradiction.En une pleine coïncidence,pleine renaissance,naissance.Cette Coïncidence se produit à l'ouvert à recherche de ce qui doit pour que l'objet passe à l'éternel du regard,j'arrive à l'autre image,à l'image de l'autre par cette résolution.On dit "j'aime j"aime pas,ou les goûts ne se d..."ou etc.Voir c'est se désencrer.
Voir c'est savoir que tout pourrait être autrement,que c'est autrement!
Mais le monde n'aime pas les mutations,les transformations,le changement.En cela il préfère crever sous le joug des idioties des no way politiques.L'État n'aime pas l'Art.On Voit.Un jour voilà de nombreuses années je lus un mot personnel qui devait être caché au regard de l'autre car griffonné en aide mémoire sur le bureau d'un sculpteur très connu et s'affichant fédéraliste,ce mot disait "La masse c'est dlà marde" la marde?les composts,les fruits,les arbres,..et Nous. Manipuler manipulant,ça donne ce que ça donne.Encore le "bras droit" de René Lesvêque qui me dit "je n'aime pas les artistes"
Les artistes ici je pense à Borduas et "La question Nationnale" et ce "je n'aime pas les artistes".Ce mot de Beckett cité par C. Juliet? "Méfiez-vous de vous et de moi."

Kandinsky dit "Du Spirituel dans L'art." F.Leduc parle des "Iles lumières", pour ces deux approches théoriques qui ne valent pas "la note jaune" du Vincent,ou le "je suis peintre" de Klee,ces faits, après le Cézanne de "la Terre Promise" marquent, signent la Modernité.Il y a autre chose que le réel et on le nomme on le fait Voir.
Autrement que par l'Icône religieuse l'Art avec ses qualités intrinsèques,y Arrive.
Ici l'Art qui n'est qu'un moyen pour la route le chemin...et que tous les Ministères veulent pour tapisser...c'est là que ça se joue...entre le joug d'obéissance et la liberté de l'admirer.On Verra.

Ils Vont...




Oiseau...de l'enfer et du ciel,l'espace des oiseaux,ceux des peintres ceux du Fra,de da Vinci, Braque,Arp,encore une fois il faudrait tous les nommer.L'oiseau pétroglyphe, de l'Arche,oiseau oiseaux,partout toujours des oiseaux...et les vents fous de nos excès d'usufruit,n'y changent rien...que veux bien dire tant d'oiseaux collés dans la peinture,collés dans les goudrons,oiseaux sacrifices,emprissonnés,mangés, dévorés,oiseaux que Vinci libère,oiseaux de génocides,Ortolans, palombes,tourtes,des gratte-ciel catasthrophes coupant le ciel,l'espace...à leurs errances synchronisées,à leurs présages de vie nouvelle...
Et l'air asphyxié..on sait qu'ils tombent. Je connaissais quelques oiseaux de Braque,mais hier A.B m'en a fait voir d'inoubliables,ne pouvant les trahir par la parole,vous les laisse voir en quelque part...n'aimant pas spécialement Braque mais ses oiseaux plus que tout.Ce même A.B m'a offert un tout petit dessin à l'encre de Chine (miniature) d'Hiroshige..ayant appartenu à Vierra Da Silva,(Vierra "les oiseaux")représentant ce qui me semble le mont Fuji en arrière plan et tout en bas trois fruits...bien définis,mais ce qui ressort,ce que l'on observe en premier,ce sont les oiseaux, quatres petits traits perdus par main de maître et l'image s'envole...vers un ailleurs, ici même,là toujours comme à l'épreuve de toutes saisies humaines de toutes hécatombes.Créateurs d'air et d'espace,créatures de rêve.Créatures qui volent avec un coeur.Qui voient avec les ailes des yeux.

29 nov. 2009

Pour Des Pommes


Es-ce la mienne
la leurs
rien n'y fait
la terre
vaque à ses affaires


l'avenir d'hier
plaies camoufflées
Par là ça va
beauté fardée
arrangée
De beaux yeux
la momie

Nature humaine
captif mort ou vif
Nature éternele
Usura bipède
jusqu'au last call

Ni manger ni boire
ni respirer que
trembler grelotter
pourtant
La Ste-Victoire
ton verger de tableaux
Tes Aix aussi
tous à l'écue
surtout à la fin.
Ton hirondelle
ne viendras pas.

Patience dans la Mort.


Captif de tous les possibles.L'histoire humaine montre que c'est toujours du pire qu'il s'agit.Rêvant de Paradis rapidement on se rend compte qu'on est au Temple du Soleil en Jonestown.La beauté du monde dans un monde responsable n'est pas possible.L'Art sans le regard tendu vers...sans disponibilité meurt.
Aujourd'hui c'est de ne pas être regardé vraiment qu'il meurt.
C'est le regard qui est mort.
La banalisation porte le fouilli visuel à l'échelle d'une ingurgitation de canards tel qu'il n'y a plus que de la foi aveugle..C'est bien la création à grand besoin de solitude.
Nous y sommes...en plein diktat de la Big Machine.
Le pire ennemi de l'Art c'est l'artiste et l'artiste en voulez-vous en vlà!Le guide Michelin de l'histoire de l'art a atteint avec internet sa pleine capacité d'uniformisation,sa réussite virtuelle est le chant du signe.A-BLANC.
La Solitude propice à l'écart,à la pensé.Patience dans l'Art,comme dans la mort.

27 nov. 2009

Rumeur.



L'aiguille du nord
accrochée au palmier
noirçi du sud
sans boussole
coupant les viandes
d'un texan
trempé des
pluies noires de l'hiver
indien
sans trop savoir
fait l'addition
de sa Vérité

L'Oeil de l'enclos
qui vient
rond comme un carré
de grille
Fausse l'étoile
dans un ciel sans sommeil
forré giclant
du sang des célestes

Sorciers de Paillettes
élevant du troupeau
flottant pendu à des fils
poissons
des avenirs d'hier

le progrès des sciences
finit au ciel
dans l'air à billet
sous respirateur
clowns en cascadent
D'autres astres
vont mourir

la formule est simple
un Python pour avaler
la rumeur

25 nov. 2009

Le Délai de l'Air.



Oasis des Silences des visions exigeantes.
La petite oreille Céleste ne capte plus les camouflets bruyants.Ces visiteurs fantômes des bordels ... le temps de rentrer...Pour l'arabesque des agonies de Delacroix,jamais sans Ingres refaisant les corps dedans dehors.La laideur du monde la mienne a décollé du "tout est visage".L'hibernation des oeuvres par les chairs évaporées. La sortie sera lente mais là...en fait il n'y en a pas d'illusion,les restes un monde sans portes ou cent portes à fouillis,scories,schismes,quincaillerie à création.
Ouvrant ici ces quelques "notes de poubelles" ,préférant l'Errance des désirs,de l'ouvrage à lumière,à la joie,éphémère mais Vue espérant qu'elle demeure,ce qu'elle ne fera pas...et c'est bien...tomber avec des ailes ouvertes...se faire les ailes,se préparer aux grands vents,bien voir,bien scripter...Aujourd'hui tel est mon projet.Y a du silence dans l'air.Ce qu'on ne peut dire on le peint. Magnifiques les murs quand ce sont les nôtres..

Hibernation



Dernier ajout
du soleil
après la nuit
sans fin

À l'enlèvement
des oeillères
suite au coma
des vertiges

Toutes les raisons
du monde
érigées sur des sols
vulgaires
sans racines
l'en dessous des pierres

L'oiseau nouveau
siffle les berges
de si près
qu'un nid de sels
s'érige
sur du sang
gelé et froid.

Tapis Rouge.




Lignes de sang
des pas seul à seul
Des pensées crayonnées
Sans motifs
Sans inquiétudes
non plus que Vivances

Au loin le réconfort
d'une juste musique.
Mon Amour s'étire.
En tombant comme un oiseau
Au bon endroit
Vu les circonstances

Le tapis rouge
de toutes nos têtes
offrandes aux pieds
puants des gagnants.
L'horizon désertique
s'offrant tout à eux
comme de magnifiques
mirages désechés.

Du point à la ligne
un tableau Phoenix
s'allaitant d'ans vers
fini le sens
trouva le début.

Les Orduriers.



"Créer la beauté homicide" H. Aquin
On pense à Bacon,coupable de beaucoup de choses,entre autres d'avoir été. Un après-midi A.B se promenant avec lui passant par les ruelles Bacon s'arrêta brusquement et se dirigea sans mot dire en direction du camion à vidange,les éboueurs surpris s'en moquèrent et A.B dû intervenir leur dire que ce monsieur n'était nul autre que le peintre Francis Bacon...erreur de plus car qu'est-ce que cet autre uluberlu venue prendre la défense de quoi? Oui de quoi?
Trois énergumenes finalement trois estomaqués d'ingnorance,quatre avec l'auteur de ce billet,cinq,six etc..."L'insaisissable pénètre tout" dit Wols dans le camp...
Les éboueurs, Bacon, et A.B la ruelle...des odeurs de cadavres que Bacon de toute évidence dévorait des yeux. A.B que je connais bien s'en émerveillait, homme de musées, esthète et "fin jouisseur" les éboueurs eux comblés de quelques choses à se mettre sous la dent. Une trilogie terriblement risible en fait et qu'il l'est.
Ce que le tragique ne dit pas est que ce trio infernal et très dans la Vivance,était de Grands éboueurs de la condition humaine,et par cela leurs rires tout intérieur en accord avec le tiers inclus, rendaient insomniaque toute la Royauté D'Angleterre et pour des siècles des siècles...

La Sortie du Christ.


Là-dedans la sortie
Et en première communion
Amour d'Amour
tue la Mort.

L'entrée du Tableau
semblable à celle
du Christ à Bruges
Toujours et jamais là
Ensor de la musique

Pour un requiem
des démasqués
du dedans ventriloque
Éclairage sur croque-morts
Vif le sédentaire

Entre à l'antre
forme encore
pirouettes disparates
bandes dessinées
Sans Fin
martèlent l'imbécilité
chère et chérie.