27 nov. 2009

Rumeur.



L'aiguille du nord
accrochée au palmier
noirçi du sud
sans boussole
coupant les viandes
d'un texan
trempé des
pluies noires de l'hiver
indien
sans trop savoir
fait l'addition
de sa Vérité

L'Oeil de l'enclos
qui vient
rond comme un carré
de grille
Fausse l'étoile
dans un ciel sans sommeil
forré giclant
du sang des célestes

Sorciers de Paillettes
élevant du troupeau
flottant pendu à des fils
poissons
des avenirs d'hier

le progrès des sciences
finit au ciel
dans l'air à billet
sous respirateur
clowns en cascadent
D'autres astres
vont mourir

la formule est simple
un Python pour avaler
la rumeur

25 nov. 2009

Le Délai de l'Air.



Oasis des Silences des visions exigeantes.
La petite oreille Céleste ne capte plus les camouflets bruyants.Ces visiteurs fantômes des bordels ... le temps de rentrer...Pour l'arabesque des agonies de Delacroix,jamais sans Ingres refaisant les corps dedans dehors.La laideur du monde la mienne a décollé du "tout est visage".L'hibernation des oeuvres par les chairs évaporées. La sortie sera lente mais là...en fait il n'y en a pas d'illusion,les restes un monde sans portes ou cent portes à fouillis,scories,schismes,quincaillerie à création.
Ouvrant ici ces quelques "notes de poubelles" ,préférant l'Errance des désirs,de l'ouvrage à lumière,à la joie,éphémère mais Vue espérant qu'elle demeure,ce qu'elle ne fera pas...et c'est bien...tomber avec des ailes ouvertes...se faire les ailes,se préparer aux grands vents,bien voir,bien scripter...Aujourd'hui tel est mon projet.Y a du silence dans l'air.Ce qu'on ne peut dire on le peint. Magnifiques les murs quand ce sont les nôtres..

Hibernation



Dernier ajout
du soleil
après la nuit
sans fin

À l'enlèvement
des oeillères
suite au coma
des vertiges

Toutes les raisons
du monde
érigées sur des sols
vulgaires
sans racines
l'en dessous des pierres

L'oiseau nouveau
siffle les berges
de si près
qu'un nid de sels
s'érige
sur du sang
gelé et froid.

Tapis Rouge.




Lignes de sang
des pas seul à seul
Des pensées crayonnées
Sans motifs
Sans inquiétudes
non plus que Vivances

Au loin le réconfort
d'une juste musique.
Mon Amour s'étire.
En tombant comme un oiseau
Au bon endroit
Vu les circonstances

Le tapis rouge
de toutes nos têtes
offrandes aux pieds
puants des gagnants.
L'horizon désertique
s'offrant tout à eux
comme de magnifiques
mirages désechés.

Du point à la ligne
un tableau Phoenix
s'allaitant d'ans vers
fini le sens
trouva le début.

Les Orduriers.



"Créer la beauté homicide" H. Aquin
On pense à Bacon,coupable de beaucoup de choses,entre autres d'avoir été. Un après-midi A.B se promenant avec lui passant par les ruelles Bacon s'arrêta brusquement et se dirigea sans mot dire en direction du camion à vidange,les éboueurs surpris s'en moquèrent et A.B dû intervenir leur dire que ce monsieur n'était nul autre que le peintre Francis Bacon...erreur de plus car qu'est-ce que cet autre uluberlu venue prendre la défense de quoi? Oui de quoi?
Trois énergumenes finalement trois estomaqués d'ingnorance,quatre avec l'auteur de ce billet,cinq,six etc..."L'insaisissable pénètre tout" dit Wols dans le camp...
Les éboueurs, Bacon, et A.B la ruelle...des odeurs de cadavres que Bacon de toute évidence dévorait des yeux. A.B que je connais bien s'en émerveillait, homme de musées, esthète et "fin jouisseur" les éboueurs eux comblés de quelques choses à se mettre sous la dent. Une trilogie terriblement risible en fait et qu'il l'est.
Ce que le tragique ne dit pas est que ce trio infernal et très dans la Vivance,était de Grands éboueurs de la condition humaine,et par cela leurs rires tout intérieur en accord avec le tiers inclus, rendaient insomniaque toute la Royauté D'Angleterre et pour des siècles des siècles...

La Sortie du Christ.


Là-dedans la sortie
Et en première communion
Amour d'Amour
tue la Mort.

L'entrée du Tableau
semblable à celle
du Christ à Bruges
Toujours et jamais là
Ensor de la musique

Pour un requiem
des démasqués
du dedans ventriloque
Éclairage sur croque-morts
Vif le sédentaire

Entre à l'antre
forme encore
pirouettes disparates
bandes dessinées
Sans Fin
martèlent l'imbécilité
chère et chérie.

24 nov. 2009

L'Art Dans La Nature


Textes,poésies,tableaux sculptures,comme autant de chants de solitude,scellés fixés,malvenus à l'autorité d'un quelque chose
comme une histoire rétiçente à toutes formes hors son modus vivandi non pas un meurtre en commun,ni une omerta du dieu,ou d'une quelconque peur,non un règne au-delà de l'autre de tout autre.Et c'est ainsi.
Dans une industrie machinique rien ne sert d'insister,ne jamais insister.Passons.
En travers les cages de verre des existants, se profile l'errance de glace.
Des tombeaux non de zinc,mais d'égarements congelées,des Disney pour un revenir meilleur tout frippé.Gary quittait cela tout beau tout propre,de même Aquin pour les même motifs,chacun une balle dans la tête juste après l'Oeuvre.Pour ne nommer que ceux là.Suicidés en peinture,musique,poésie à qui nous sommes redevables de tout de la Bible à Offrande Dans Les Mains De Personne mais nous les méprisons en les assasinant,avec le Génie de la Nature qui on sait n'aime pas le vide. Aujourd'hui en trouant l'ozone de leurs esprits...pour un sauvetage pervers, pogrom à programme,tout naturellement Naturel.Là la terre nous métamorphose après la mort de Dieu,de l'Art en jamais plus!

En Marchant...


Créer c'est résister à la peur de l'acte-lier.
Seul quand les circonstances attendues,préparées,coïncident avec le désir,vous devant votre monde,mon monde?Devenir soi-même,la quête de soi,avec un couteau sur la gorge,fait rire non mais c'est pas vrai!
L'Art la création se fait dans les décombres du père noël,de la bonne fée.Que ce soit le Sorcier dans la grotte ou l'atelier,la salle de bain,un garage,un camp,un asile d'aliéné,parmi les bombes,c'est dans une fosse ou dans la gueule d'un fou que la Grande Solitude à L'Ouvrage a lieu.

Prisonniers de la prison du vivre,parce qu'un ouvrage d'Art n'empêche pas le mourir!En plus si vos semblables vous auréolent ou vous oublient la mort est instantannée!
Faut-il décourager des arts demandait sarcastiquement Degas!C'était fait depuis qu'on en connaissait le prix depuis les premières pommes,les premiers fruits en échange de faveurs magiques ou savantes.Quand on découvre qu'il a un prix et bien on a le prix! pas l'Art.Quand on fait sien ce constat on meurt instantanément. Ou on persiste et celà ne change pas les faits où c'Est Vrai la Vie.La Vérité est dans le passé et l'Avenir. Notre présent un éphémère songe à mensonges.L'Art n'a pas le Temps.Un chemin de Solitude,en marchant vers je ne sais pas...

22 nov. 2009



Sans gêne
picorant
ta mouvance

sous un ciel déterré
de ses étoiles
t'octroyant
la mort
d'un coup partant
Tu vois là
ta rebelle

Slots machines
gueux à figurines
fixés,bétonnés,
des bébelles

Les niches craquent
de méprisants
faussaires
boussoles agitées
rougies des musiques
mortuaires

Maux rien
meneurs de poussières
Le Silence des Grands
BLANCS

L'Île Marguerite.


La ballade un tant soit peu attentive du côté du Mont Désert petite île sur le bord de l'Atlantique,minuscule bourgade,île de roches désertée de ses arbres,sa flore. Peuplée de nantis avec l'apparat de pauvreté, à l'anglaise... Ici Pénélope n'attend pas, l'Ulysse n'est pas attendu.James est passé avant...Île sans les rudesses des îles plus au nord où encore quelques pêcheurs mènent leurs petites barques.Île de la tristesse,écologique celle d'après Thoreau,comme si la Nature sans la virilité des pics vertigineux des rocheuses,des arbres à tronc solide s'ennuyait. L'île manquait de mouvance,physiquement elle s'était repliée sur son oeuvre,son désert.
Île ombrageuse,sans promesse même sans malheur. Animus sans anima...pureté du choix sans mélange.La Nature désertée par sa fable,violée et abandonnée de Picasso.Île Amazone coupée de toutes îles. Le dangereux ennui a fait fuir l'esprit de l'île vers l'Académie,la France. Beaucoup de choses de l'esprit fuient vers la France.Une reconnaissance historique sans elle? Culturellement à peu de choses près ce pays est d'Or. Cette île sans l'homme n'était que nature et désert...sans nom.

Aux Alentours




D'ailleurs et quand même
ton visage ta main à sang
le sabre de ton cerveau
Même ton armée de prières
son grabuge
extatique infantile
ta hauteur de cul-de-jatte
ton paradis de mer rouge
ta paternité
de castrat
ta violence antique
ton bon mal
ta lèvre de haine
ton fleuve à merde
n'auront raison
de ma bonne humeur
de mon désir de Vivre.